1 Corinthiens 2, 6-16 L’homme naturel et la sagesse de Dieu

•26 janvier 2012 • Laisser un commentaire

La semaine dernière on avait vu que Paul mentionnait qu’il y a deux manières de regarder la réalité et qu’elles sont incompatibles : la sagesse de ce monde et la sagesse de Dieu.

Il est vrai que souvent quand on se penche sur les déclarations de la Bible, Dieu nous semble un peu bizarre. Quand on se sent seul, le monde  nous dit trouve quelqu’un, aie des expériences,  boit un coup. L’enseignement biblique est pour le moins étonnant   il faut aller donner son amour aux autres. Bizarre.

Si on a des gens embêtants dans sa vie. Plutôt que de leur refermer le caquet, Dieu nous dit de faire preuve de patience et même de chercher des occasions de les servir.

Dieu semble avoir un point de vue complètement différent sur la réalité.

Le proverbe 16  nous apprend que nous pensons savoir ce qui est bien ou mal, mais  qu’on se trompe v25 “Telle voie parait droite à un homme mais son issue c’est la voie de la mort »

Et c’est un peu le programme de ce soir. On va déballer plus en détail la sagesse divine qui pourtant apparait folie.

Du à un manque de temps cette étude est une petite adaptation de l’enseignement de Dennis McCallum de 2001 que vous pouvez trouver sur le site www.xenos.org.

 I.La folie de la croix.

V6 Cependant nous aussi, nous enseignons une sagesse aux chrétiens spirituellement adultes. Il ne s’agit pas, bien entendu, de ce qu’on appelle «sagesse» dans ce monde, ni de la sagesse des grands de ce monde qui sont destinés à disparaître. 7 Non, nous exposons la sagesse de Dieu, secrète jusqu’à présent, et qui demeure cachée au monde. Dieu l’avait préparée avant le commencement du monde en vue de notre gloire.8 Cette sagesse-là, les grands de ce monde ne la connaissent pas, car s’ils l’avaient connue, ils n’auraient pas crucifié le Seigneur glorieux.

La sagesse de Dieu se voit tout d’abord à la croix.  Pour répondre à un univers fragmenté, Dieu met en place un plan et envoie son Fils. Qu’à cela ne tienne, pour le diable, il faudra qu’il meure ! Le diable n’a de cesse que d’essayer de s’opposer à Dieu et parviens à faire crucifier Jésus.

Avant de mourir Jésus s’écrit « mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? » Comme le diable a dû jubiler à cet instant. Il semble enfin avoir réussi à court circuiter Dieu. Il a réussi à se montrer plus fort que Dieu ! … Mais un doute a dû tout à coup survenir… ces mots sont les premiers  du  Psaumes 22, et celui-ci décrit la condition de quelqu’un qui est mis à mort  par crucifixion. Dieu aurait-il prévu cela ? Puis Jésus s’écrie « Tout est accompli »… Serait-il passé à côté de quelque chose ? Satan a du rasssembler les morceaux du puzzle et voir que  des tas de versets de l’ancien testament  qu’il n’avait jamais considéré, annonçaient  les souffrances du Christ et le but de celles-ci : sauver l’humanité. Dieu avait tenu caché pendant des siècles certains aspects son plan qui étaient pourtant consultables noir sur blanc (voir Esaie 53,  psaumes 22 etc.)

Si le diable avait compris cela, jamais il n’aurait fait mourir Jésus. Par sa manière de régler le problème humain, Dieu démontre son intelligence, son amour qui surpasse tout que ce que l’on pense. La sagesse de Dieu nous dépasse complètement !

 II.Le Saint Esprit révèle la sagesse de Dieu

Une des raisons pour laquelle Dieu est incompréhensible est qu’il est bien meilleur que tout ce qu’on a expérimenté.

 v9 Mais, comme le dit l’Ecriture, il s’agit de  ce que l’œil n’a pas vu et que l’oreille n’a pas entendu,  ce que l’esprit hum ain n’a jamais soupçonné,mais que Dieu tient en réserve pour ceux qui l’aiment .

On se projette sur Dieu, Dieu est comme moi peut être un peu en mieux.  Mais ce verset rappelle que Dieu est quelqu’un qui donne et qui veut donner plus que ce que l’on peut imaginer.

V10 Or, Dieu nous l’a révélé par son Esprit; l’Esprit, en effet, scrute tout, même les pensées les plus intimes de Dieu.

Ce verset montre qu’une chose est requise pour comprendre ce que Dieu fait: la révélations spirituelle. Pour passer de nos conceptions de la réalité, notre manière de penser qui  nous ont toujours controlées à celle de Dieu, il n’y a rien que nous puissions lire, faire ou nous efforcer de faire. C’est quelque chose que l’Esprit de Dieu doit nous révéler.

V11 Quel être humain peut savoir ce qui se passe dans un autre homme? Seul l’esprit de cet homme en lui le sait? De même, nul ne peut connaître ce qui est en Dieu si ce n’est l’Esprit de Dieu.

Paul fait un parrallèle avec l’expérience humaine : Nous ne pouvons connaître que ce qui nous concerne, le reste ne nous est pas accessible. Nous pouvons deviner les  motivations des autres mais nous ne pouvons jamais en être sûrs. Il est impossible à un homme d’entrer dans les pensées, les motivations d’un autre que nous même. On ne peut connaître que ce qui nous concerne. C’est la même chose avec Dieu. Nous ne savons pas ce que Dieu pense. Seul l’Esprit de Dieu le sait

Mais lorsque nous acceptons Christ, le Saint esprit vient vivre en nous, ce qui nous permet un degrés de relation et d’intimité  que nous ne pouvons connaitre avec personne d’autre. Maintenant nous avons l’esprit de Dieu en nous, nous sommes en position de connaître ce qu’il pense. Nous sommes ouverts à des possibilités qui nous étaient auparavant pas disponibles :

12 Or nous, nous avons reçu, non l’esprit du monde, mais l’Esprit même qui vient de Dieu pour que nous comprenions tous les bienfaits que Dieu nous a accordés par grâce. Et nous en parlons, non avec les termes qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit. Ainsi nous exposons les réalités spirituelles dans des termes inspirés par l’Esprit.1.

Dans ce verset, Paul fait référence au ministère d’enseignement qu’il a.  Les chrétiens peuvent partager la sagesse de Dieu, parce qu’ils ont l’Esprit de Dieu.

 III.Le problème de l’homme naturel.

14 Mais l’homme livré à lui-même ne reçoit pas ce qui vient de l’Esprit de Dieu; à ses yeux, c’est «pure folie» et il est incapable de le comprendre, car seul l’Esprit de Dieu permet d’en juger. 15 Celui qui a cet Esprit peut, lui, juger de tout, sans que personne ne puisse le juger. Car il est écrit:16 Qui donc connaît la pensée du Seigneur et qui pourrait l’instruire ? Mais nous, nous avons la pensée du Christ.

Le problème est que l’homme naturel est séparé de Dieu. Le passage par la conversion (grec : metanoia; changement de pensée) est essentiel avant que l’on puisse accéder à la sagesse de Dieu.

Il y a deux raisons pour laquelle un homme naturel ne peut accepter les choses de Dieu

1)         Elles sont pures folies: parce que ses propres conceptions font barrage à ce que Dieu veut lui montrer. Il écoute et compare et évalue ce que Dieu dit par rapport à ses propres standards. Mais quel sont ces points de références que nous pouvons utiliser pour juger Dieu et ce qu’il dit ? Ils sont enracinés dans nos visions du monde. Ces points de référence sont subjectifs et donc pas fiable. La Bible déclare même qu’ils sont trompeurs.

L’homme naturel pense que la sagesse de Dieu est folie parce qu’il croit avoir un bon jugement. Mais nous somme des êtres confus, qui croyons en beaucoup de choses qui ne sont pas vraies. Pour accepter la sagesse de Dieu je dois accepter que ma sagesse est nulle.

Cela implique qu’on regarde ses conclusions, a priori et qu’on les juge comme suspects . Cela impliquer de dire « maintenant je vais écouter ce que Dieu dit, plutôt que ce que je pense ».

Nous avons vu en introduction ce passage dans Proverbe 16  que le jugemetn de l’homme peut l’induire en erreur.

Bien des hommes pensent être sur le bon chemin,  et pourtant, ils se trouvent sur une voie qui, finalement, mène à la mort.

Lorsqu’on commence une une relation avec Dieu, à  présent ce qui compte, c’est ce que Dieu dit.

2)         La deuxième raison pour laquelle un homme naturel ne peut pas comprendre les choses de Dieu est que ces choses doivent être évaluées de manière spirituelle et qu’on a besoin du Saint Esprit pour les comprendre. Lorsque l’on devient chrétien on reçoit le Saint Esprit qui nous permet de comprendre les choses de Dieu. Et seul le Saint Esprit peut nous aider à avancer spirituellement.

En Ephésien  1, 17-18: Paul dit aux Ephésiens pourquoi il prie pour eux: afin que  les yeux de leur coeur soient ouverts. Souvent on entend des vérités sans les comprendre, ce dont on a besoin c’est que Dieu nous ouvre les yeux afin que l’on comprenne. Cela ne peut se faire sans le St Esprit. C’est quand le Saint Esprit illumine quelque chose que nous n’avions pas auparavant compris, que notre vie change.

Et Dieu veut nous faire avancer en nous montrant par son Esprit tout son amour qui se voit à travers tout ce que nous avons reçu (Eph 3, 14-18)

Lorsque l’on comprend vraiment la grandeur de l’amour de Dieu, qui Dieu est vraiment, cela change complètement notre perspective. Tout d’un coup la parole va devenir « vivante » pour nous et cela nous motive à étudier la Bible et à partager cela.

Pierre est l’exemple suprême de quelqu’un qui a subi une conversion (changement de pensée) en Jean 21. Auparavant, il pensait savoir qui Jésus était (le reprenait s’il n’allait pas dans le sens qu’il voulait), quelle était sa mission et sa façon d’y arriver. Un exemple frappant, est durant l’arrestation de Jésus où il tente de s’interposer et « sauver » Jésus. Puis tout s’écroule lorsque Jésus se fait arrêter et il s’enfuit. Les  heures qui suivent vont l’amener dans un désespoir profond, ses rêves de l’homme naturel sont brisés. Pourtant Jésus lui réapparait et lui demande trois fois : Pierre m’aimes-tu. Jésus trouve enfin un homme prêt à l’écouter : quelqu’un qui a accepté à quel point Dieu l’aime, qu’il est Dieu et connait toute chose. Et qui renonce humblement à son point de vue humain . Voilà un homme que Dieu peut utiliser.

Question; quelles implications voyez- vous aussi pour vie chrétienne?

-       dangers d’une vie chrétienne ou l’on ne cherche pas à savoir ce que Dieu pense sur un sujet, et qu’on avance plutôt selon nos émotions. C’est problématique car je suis la source ultime qui juge de tout. Or les lettres de Paul ont été écrites pour tenter de remédier à une tendance humaine : l’égarement. C’est un risque réel pour nous aussi si nous ne nous basons pas sur ce que Dieu dit.

-       On finit par adopter la sagesse du monde si on n’est pas constamment renouvelés par la parole, car la pression est énorme.

-       On ne peut pas aider nos amis chrétiens alors que l’on est appelés à s’encourager, se reprendre, s’exhorter pour avancer ? (1 Timothée 4,2)

«  proclame la Parole, insiste, que l’occasion soit favorable ou non, convaincs, réprimande, encourage par ton enseignement, avec une patience inlassable »

A-t-on un jour accepté devant Dieu qu’il nous aime et connait tout mieux que nous ? Accepte-t-on que notre jugement n’est pas forcément correct et fiable ? Apprenons nous à mieux connaître qui Dieu est en lisant la parole et demandant au Saint Esprit de nous permettre de mieux comprendre Dieu?

 

 

la semaine prochaine nous étudierons des aspects de la maturité spirituelle.

1 Corinthiens 1, 17- 2,5 Deux sagesses

•21 janvier 2012 • Laisser un commentaire

Nous avons vu la semaine dernière que Paul écrivait aux Corinthiens suite à plusieurs problèmes rapportés par des amis.

Le premier problème que Paul mentionne est celui de la division entre les chrétiens Corinthiens. Dans le passage d’aujourd’hui Paul semble indiquer que si le groupe expérimente ces problèmes, c’est parce qu’il a été séduit par la sagesse du monde.

Dans notre passage Paul oppose deux sagesses qui sont incompatibles :celle de Dieu et celle des hommes.

  I. La prédication de la croix v.s les sagesses humaines

Lire versets 17-25

Pour Paul la sagesse du monde est une folie. Pourquoi ? Parce qu’elle cherche à régler le problème humain de manière autonome à Dieu, au lieu de demander de l’aide à Dieu.

Du point de vue humain, le message biblique est ridicule. A l’époque, les Corinthiens étaient entourés par deux formes de “sagesse”

1)     celle des Juifs. Ils demandaient des signes.  Les Juifs pensaient que leur problème était qu’ils étaient un territoire occupé et qu’un Messie devait venir les libérer pour qu’ils soient indépendants politiquement. Ils voyaient le Messie comme un libérateur militaire et demandaient des signes en ce sens. Mais ils n’étaient pas prêts à entendre les déclarations de passages de l’Ancien Testament qui faisaient référence à un Messie souffrant ou maudit (Deutéronome 21, 23 et Esaïe 53).par conséquent pour eux le message d’un Christ cruficié pour les hommes était ridicule.

2)     celle des Greco-romains

Pour eux , la relation entre le divin et les hommes était une relation d’apathie : dieu ne ressentirait rien ou serait détaché des affaires humaines. Le problème humain était un manque de connaissance et de sagesse.

Pour eux, qui accordaient beaucoup d’importance à la recherche intellectuelle et aux discussions philosophiques poussées, l’idée qu’un Dieu s’incarne pour venir à la rencontre des hommes, souffre et meure; était un concept barbare et complètement abject. Ils préféraient débattre de multiples théories plutôt que de trouver des solutions aux questions pressantes de l’existence.

La folie-sagesse de Dieu : A côté de cela, se tient le  message biblique  qui répond correctement  au problème humain et est confirmé par l’état du monde actuel. Dieu a choisi de montrer sa vraie sagesse et son  intelligence en mettant en place un plan  pour montrer qui il est  vraiment et en même temps anéantir les suspicions que l’on peut avoir envers lui. (développer: annonce de l’arrivée d’un Messie pour nous sauver)

v 21. On ne peut  trouver Dieu indépendamment de sa révélation , et c’est là que Dieu révèle la folie humaine (même si la révélation naturelle : l’univers et l’intelligence humains peuvent nous faire arriver à la conclusion qu’Il existe). Ce n’est ni dans la recherche intellectuelle poussée, ni dans des élucubrations humaines, ou tentative de retrouver une harmonie intérieure etc. que l’on peut rencontrer Dieu. Rencontrer Dieu, implique que l’on accepte que notre jugement sur la vie/ le monde jusqu’à présents nous ont égarés, et d’accepter son verdict sur notre cœur :  que nous sommes en rébellion contre  lui et que nous cherchons par tous les moyens à être indépendants de lui, et d’accepter le pas qu’il a fait pour remédier, lui , au problème : de mourir à la croix pour nous sauver.

Si l’enseignement de la Bible nous parait une folie, c’est  peut-être parce que nous n’appartenons pas à Dieu (nous verrons cela en détail  la semaine prochaine) nous n’avons pas son esprit (voir 1 Corinthiens 2, 6-fin). Pourquoi ne pas le lui demander?

Question pour le groupe : On a vu les deux « sagesses » de l’époque. Quelle est, selon vous la/ les sagesses actuelle(s) ?

-          La notion occidentale de l’importance de la réalisation de soi, et de l’individualisme ( qui passe par le matérialisme, la réalisation des désirs, prouver qui l’on est, l’introspection)

-          L’importance du développement intellectuel, la connaissance (culture): proche des grecs

Question : Quels pourraient être les indices que nous, en tant que chrétiens, suivons cette façon/ ces façons de penser ?

-          La relation avec Dieu doit rester un hobby : les priorités de Dieu ne doivent pas empiéter sur mon temps précieux/ mes plans

-          Intellectualisme poussé/sec sans développer un cœur plus ouvert aux autres.

 

II.                  Le succès selon Dieu

Lire versets 26- 2 cor, v5

Paul nous montre ensuite que la sagesse de dieu a des conséquences sur sa manière de procéder : les personnes qu’il utilise pour répandre le message de la croix. Pour Dieu, les gens aptes ne sont pas forcément ceux que les hommes jugent aptes. C’est un des aspects ou Dieu nous parait souvent “fou” ou surprenant et ou on se dit qu’il nous dépasse largement.

Avant de continuer voyons d’abord ce que qu’un « winner » n’est pas selon Dieu .

Ce n’est pas quelqu’un à la personnalité éclatante, quelqu’un d’influent, de talentueux. Si on observe un peu les personnages bibliques, leurs défauts sont criants : Moïse était timide, peureux et demanda même à Dieu d’envoyer quelqu’un d’autre à sa place. David était quelqu’un qu’on considérerait comme un « bouseux », un campagnard et pourtant Dieu choisit de se servir de lui. Paul était quelqu’un de colérique,  pas éloquent selon les excellents critères Gréco-Romains de l’époque ( voir notre passage) avec une maladie récurrente qui le rendait repoussant.

La définition que Dieu a du succès est bien différente de celle que l’on se fait. Sa définition requiert un cœur humble devant lui, qui reçoit Christ et qui peut commencer une relation avec lui. Voilà le succès selon Dieu : un homme qui a accepté son besoin de ce que Christ a accompli. Et quelqu’un qui choisit de vivre sa vie selon le cœur de Dieu et qui le laisse le transformer pour toucher son entourage afin que d’autres puissent le connaître. Voilà une vie réussie selon Dieu. Encore une fois, ce n’est pas du tout ce à quoi on s’attendrait.

Lire 1 Corinthiens 2: 1-5

Dans ce paragraphe, Paul cherche à mettre en contraste ces aspects de sa propre personnalité, que Dieu utilise, avec celles de l’homme idéal selon les Gréco-Romains : quelqu’un qui a une apparence particulière, un style oratoire paufiné, une confiance et assertivité à toute épreuve. Ce qui est encourageant, c’est que Paul, un des hommes les plus efficaces de l’histoire du christianisme affirme qu’il n’était pas :

-Eloquent selon les critères humains (voir 1 cor 2, 1 et4)

-Sans peur et jamais découragé. ( 1 corinthiens 2,3)

-”Super spirituel” (1 corinthiens 2, 3), avec une confiance à toute épreuve

Il ne serait pas un gars que l’on inviterait sur les plateaux télé.

Mais Paul savait qu’il était efficace pour Dieu. Dieu appuyait sa prédication de la vérité par une « démonstration d’Esprit et de puissance » parce que la vie de Paul avait été changée par l’amour de Dieu et qu’il la menait pour mettre en avant ce message, et que les autres pouvaient le voir. Il savait que l’essentiel est d’être un bon représentant de Dieu en étant une bonne image/ miroir de l’amour de Dieu envers les hommes ( Voir 2 cor 6 : description d’un bon ambassadeur)

Implication: La bonne nouvelle est que nos défauts, nos peurs ne nous disqualifient pas pour être porte parole de Dieu. Si l’on partage la vérité de manière sincère, combien Christ change notre vie, et si l’on dépend de Dieu pour nous aider quand on fait ce pas de foi, on sera efficace et on verra des gens venir à Christ à travers notre témoignage.

Si notre relation avec Dieu est devenue fade, c’est peut-être que nous acceptons une définition du succès qui vient du monde et non de Dieu.

Question Est-ce qu’on peut voir les implications pour le témoignage, la vie communautaire sur ce point?

-          Tout le monde peut être efficace si l’on dépend de Dieu. Dieu nous a créé tel que nous sommes pour toucher notre entourage.

-          Le succès dans le ministère est intéressant : la manière de procéder biblique est pour le moins étonnante. Il ne s’agit pas de mettre en place des programmes, d’organiser des évènements, d’avoir les meilleurs enseignants… mais tout d’abord de laisser Christ nous changer et partager ce que l’on apprend avec les autres. Mais cela requiers d’être  prêt  à entendre de ce qui pourrait être un frein à notre croissance (désobéissance dans certains domaines) ou à notre témoignage. (voir cet enseignement) ce que bien souvent on rechigne à faire car c’est plus difficile… 

1 Corinthiens 1, 1-17 : L’essentiel d’abord…!

•10 janvier 2012 • Laisser un commentaire


Début aujourd’hui une série d’enseignements sur 1 Corinthiens. La suite chaque semaine (environ).

Introduction :

D’abord un petit contexte sur la ville est nécessaire. Corinthe était une riche cité antique. Pour comprendre son importance il faut voir où Corinthe se situait.

Située a 80 km à l’ouest d’Athènes ,  elle était à un carrefour. C’était Le point de passage obligé pour le commerce du nord vers le sud (vers le Pélopponèse) et de l’est vers l’ouest : par son « diolkos » : route de portage ( voir “diolkos” en rouge sur la carte ci-dessous entre le Golfe Saronique et celui de Corinthe) . Pour éviter de contourner le Péloponnèse, la révolution un siècle avant Jésus-Christ avait était la construction d’une route de portage qui permettait le transport des bateaux sur plusieurs kilomètres de terre  jusqu’au golfe de Corinthe. Et ainsi il était possible de couper tout droit vers l’ouest (un canal, type Canal de Suez était impossible techniquement  pour l’époque, il ne fut construit qu’au XIXe siècle) Corinthe était la ville la plus proche du diolkos et donc une ville en plein boom, et une ville de marins.

Cette ville était « mondialement » connue pour être difficile et pour  son immoralité (prostitution rituelle à Aphrodite) et son hédonisme. Il y avait d’ailleurs une expression « agir comme un Corinthiens » , ou » une compagne Corinthienne » (= prostituée). Aussi ils adoraient les discussions philosophiques sans fin.

Les Corinthiens et Paul :

Paul arriva dans la métropole autours de 50-51 ap. JC ( Second voyage missionnaire) et il  y resta 1 an 1/2. L’évangile eut beaucoup de succès dans cette ville, même si c’était un environnement difficile  (voir Actes 18, 3-9) . C’est d’ailleurs là à Corinthe que Paul  commença  à écrire sa première lettre qu’il nous reste : 1 Thessaloniciens. Trois, quatre ans plus tard, l’église est confrontée à un certain nombre de problèmes liés notamment aux problèmes qu’on a vu de cette ville.

Paul apprend que les chrétiens Corinthiens font un peu tout et n’importe quoi,et qu’ils suivent l’esprit de la ville. Ils ont un problème avec l’alcool, ont une sexualité débridée.  A côté de ça ils  sont aussi profondément divisés entre eux. Ils ne sont pas au clair sur un certain nombre de choses sur le christianisme (la croix..) . En bref les chrétiens de Corinthe sont dans de beaux draps!

Si vous étiez Paul et aviez appris tout cela, comment réagiriez-vous ? Peut-être enverriez-vous une lettre incendiaire «  mais qu’est-ce que vous faîtes ? » (cf Asterix et Obélix : « vous êtes la honte de l’armée romaine, si césar apprenait ça… »). Certes Paul a du bien être déprimé en entendant cela, mais son entrée en la matière  est assez surprenante, c’est le moins que l’on puisse dire !

Lisons 1 Cor 1-9 pour commencer.

1 Paul, appelé, par la volonté de Dieu, à être un *apôtre de Jésus-Christ, et le frère Sosthène,2 saluent l’Eglise de Dieu établie à Corinthe, ceux qui ont été *purifiés de leurs péchés dans l’union avec Jésus-Christ et qui sont appelés à appartenir à Dieu, ainsi que tous ceux qui, en quelque lieu que ce soit, font appel à notre Seigneur Jésus-Christ, leur Seigneur aussi bien que le nôtre.3 Que la grâce et la paix vous soient accordées par Dieu notre Père et par le Seigneur Jésus-Christ.4 Je ne cesse d’exprimer ma reconnaissance à mon Dieu à votre sujet pour la grâce qu’il vous a accordée dans l’union avec Jésus-Christ.5 En effet, vous avez été comblés en lui dans tous les domaines, en particulier celui de la parole et celui de la connaissance,6 dans la mesure même où la vérité dont le Christ est le témoin a été fermement établie chez vous.7 Ainsi, il ne vous manque aucun don de la grâce divine tandis que vous attendez le moment où notre Seigneur Jésus-Christ apparaîtra.8 Lui-même, d’ailleurs, vous rendra forts jusqu’à la fin, pour que vous soyez irréprochables au jour de notre Seigneur Jésus-Christ.9 Car Dieu, qui vous a appelés à vivre en communion avec son Fils, notre Seigneur Jésus-Christ, est fidèle.

 I.                    La Grâce d’abord !

Paul leur  rappelle que la personne au centre de leur vie est Dieu. C’est lui qui les a appelés, qui les a sauvés. Le Dieu de la Bible est un Dieu qui prend l’initiative. Le Dieu de la Bible est comme cela, il n’est pas un Dieu lointain, qui est débordé ou inintéressé par les affaires terrestres, c’est un Dieu qui fait le premier pas. Paul commence une lettre à des chrétien qui ne vont pas bien,  en rappelant comment Dieu est et opère. Dieu est celui qui fait le premier pas et donne aux hommes. Au cœur du christianisme  ce n’est pas une obéissance ou le respect de règles, mais  c’est un Dieu  qui prend l’initiative de rétablir le contact et l’homme ensuite n’a qu’à répondre à cela. Paul rappelle aux Corinthiens que toute personne qui accepte Christ reçoit une nouvelle vie. Sans Christ, il leur manquait et nous manque toujours quelque chose.  Sans une relation avec Christ on aura toujours un sentiment de vide, c’est ce que Jésus mentionne dans l’évangile de Jean. En Jean 3, il y a un passage où Jésus insiste sur l’état humain sans lui : on est mort dedans, et que lui seul peut nous donner la vie spirituelle.

Ce que Dieu désire c’est une relation avec nous et il l’a rendue possible sur la base de ce que Jésus a accompli. Lui seul a pu accomplir les exigences de la Loi et mourir à notre place. Cette nouvelle vie nous est donnée gratuitement, sans engagement de notre part à vivre d’une certaine manière. C’est un cadeau que Dieu donne librement et il ne tient qu’à nous de répondre à cela.

A des gens déjà chrétiens, qui font tout et n’importe quoi, Paul commence par remercier Dieu pour cette Grâce. Quand ils ont accepté Christ, les Corinthiens ont été une fois pour toute purifiés devant Dieu, ils sont définitivement sûrs de leur position devant Dieu quoi qu’ils fassent. Dieu les voit comme parfaits et leur a donné toutes les ressources nécessaires pour grandir  et lui-même s’engage à être fidèle. Surprenant, non ? Il aurait pu leur faire peur, après tout terroriser quelqu’un par l’enfer est une méthode qui a été employée par l’église au fur et à mesure des siècles qui ont suivi, quand l’enseignement est un peu parti en vrille!

Question pour le groupe : Vis-à-vis de  la manière dont Paul commence le passage, que peut-on en déduire sur la conception que Paul a  de la progression dans la vie chrétienne ?

-          Au cœur  de la croissance chrétienne c’est la sécurité d’une relation avec Dieu complètement sûre

-         des nouvelles ressources (le Saint Esprit etc)

-          Vie chrétienne non basée sur une liste de loi, ou le chantage

-          Un perfectionnement progressif mitigé et incomplet due à notre nature pécheresse ( Romains 7)

-          Une relation avec les autres chrétiens

A des gens qui font tout et n’importe quoi, Paul  rappelle qui ils sont en Christ  v9. Que Dieu a pris l’initiative de renouer une relation avec eux , qui fait d’eux de nouvelles personnes peu importe leurs actions. C’est Dieu qui leur permettra d’être fidèles car ils ont reçu tout ce dont vous avez besoin. Est-ce que Paul a des œillères ou a une vision naïve (tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil) ? Non, d’ailleurs, après dans les chapitres qui suivent il ne mache pas ses mots et les reprend severement sur plusieurs points.

 Mais il connait la dynamique de la croissance chrétienne et il commence par la base de tout changement. Notre croissance avec Dieu ne dépendra jamais de menaces ; peur De la nécessité d’un respect de règles.

1)      Dieu sait que l’on est comme des enfants des rues en Inde.  Toute notre vie on a taché de pourvoir nous même à nos besoins.  Pour survivre chaque jour on s’évertue à  faire cela. Et comment changer un enfant des rues qu’on aurait adopté par exemple et qui continuerait  à voler à chaque fois qu’on l’emmène au supermarché ? En le punissant et en lui donnant une liste de règles ? Non, ce qui va changer son cœur c’est de voir que son nouveau parent adoptif pourvoit encore et encore à ses besoins. Paul rappelle aux Corinthiens qui ils sont désormais. C’est très important. Ils ont été adopté par Dieu. Ils ont un nouveau statut et un Père. Ils n’ont plus besoin de se comporter comme avant, de chercher à tout prix à survive et  être comblés :ils sont en sécurité en tant qu’enfants de Dieu, qu’il leur a tout donné et  qu’il pourvoit à leurs besoins.

2)      En fait, Paul semble indiquer que pour avancer, il faut agir selon la nouvelle identité que l’on a reçue plutôt que de suivre une liste de loi. Dieu veut pourvoir et moi pourtant j’essaie de survivre par moi-même, avec les choses que j’estime me manquer. Là est le problème central de l’homme. On essaie frénétiquement de répondre à nos besoins. On veut être quelqu’un, être aimé, avoir de l’importance… Mais petit à petit on apprend qu’on est déjà quelqu’un , qu’on est aimé… Réaliser cela progressivement, nous ôte une énorme pression et est quelque chose de profondément  libérateur.

3) le changement est indirect dans la vie chrétienne. Ce qui importe c’est le changement au niveau du coeur, seul cela pourra changer les actions. (enfants des rues  qui peu à peu arrête de voler quand il comprend combien son Père comble chacun de ses besoins et non pas parce que c’est interdit ) car ces action découlent de quelque chose de plus profond.

Application :

-          Est-ce qu’on n’essaie pas de combler nos besoins à tout prix dans certains domaines de notre vie et par nous-même ? Est-ce qu’on réalise de plus en plus ce que Dieu nous a donné ( c’est là que comprendre la Bible de mieux en mieux aide, c’est pour cela que Paul leur écrit) ? Et est-ce qu’on laisse Dieu pourvoir à nos besoins à travers les autres ou est-ce qu’on tient tellement à notre indépendance qu’on ne se rend pas vulnérable ?

Car le  point central du passage est qu’ils sont de nouvelles personnes  en Christ et qu’ils font partie d’une nouvelle communauté. Ce deuxième point est très important pour Paul. Et je vous propose de lire la suite du passage. ‘ 1 Corinthiens 1, 10-17)

 

10 Il faut cependant, frères, que je vous adresse une recommandation instante, et c’est au nom de notre Seigneur Jésus-Christ que je le fais. Vivez tous ensemble en pleine harmonie! Ne laissez pas de division s’introduire entre vous! Soyez parfaitement unis en ayant une même conviction, une même façon de penser!11 En effet, mes frères, j’ai été informé par les gens de la maison de Chloé que la discorde règne parmi vous.12 Voici ce que je veux dire: chacun de vous tient ce type de langage: «Moi, je suis pour Paul!» ou: «Moi, pour Apollos!» ou: «Moi, pour Pierre!» ou encore: «Et moi, pour le Christ!»

 13 Voyons: le Christ serait-il divisé? Paul aurait-il été crucifié pour vous? Ou bien est-ce au nom de Paul que vous avez été baptisés?

 14 Je remercie Dieu de n’avoir baptisé aucun de vous, sauf Crispus et Gaïus.15 Personne, en tout cas, ne peut prétendre avoir été baptisé en mon nom. 16 —Ah si! J’ai baptisé encore les gens de la maison de Stéphanas. A part ceux-là, je crois n’avoir baptisé personne. 17 Car ce n’est pas pour baptiser que le Christ m’a envoyé, c’est pour proclamer la Bonne Nouvelle. Et cela, sans recourir aux arguments de la sagesse humaine, afin de ne pas vider de son sens la mort du Christ sur la croix.

II.                  L’importance de l’unité

Alors que les Corinthiens ont des tas de problèmes. Paul mentionne en premier celui de la désunion, c’est pour dire combien cela est important à ses yeux ! Plus que l’immoralité, les problèmes de doctrine. Paul est horrifié par l’état des relations entre chrétiens.

  1. Ce que  la division  n’est pas : division organisationnelle (on peut être dans diverses organisations et être unis/  ce n’est pas non plus des désaccords sur des doctrines mineures.
  2. Ce que c’est : problèmes interpersonnels entre chrétiens (“querelles” v 11) , quand il emploie ce terme de querelles (v11) Paul fait référence à des problèmes d’envie, de jalousie, de malhonnêteté, d’hypocrisie. C’est-à-dire des  attitudes mauvaises d’un ou plusieurs côtés.

Par conséquent  pour Paul, l’unité ; c’est l’amour que les chrétiens ont les uns pour les autres, basé sur leur amour pour Christ. Quand les chrétiens se servent les uns les autres et imitent Jésus comme en Jean 13, Dieu agit avec puissance et les non chrétiens sont touchés par cette qualité de vie qu’ils veulent mais ne trouvent nulle part.  C’est pour cela que l’arme favorite du diable est la division (ne dit-on pas qu’il faut diviser pour mieux régner?)

Comment est-ce que la division/ désunité  commence-t-elle? Cela peut -être comme à Corinthe la préférence exagérée envers un responsable plutôt qu’un autre (v 12). Ca peut être un  péché qu’un ami chrétien nous a montré dans notre vie et par amour nous en parle …; on finit  souvent par lui en vouloir plutôt que de se remettre en question . La division arrive lorsque l’on a  pas de but précis Et il est vrai que de nos jours beaucoup de groupes de chrétiens ressemblent plus à des clubs de rencontre ou de rencontre sociales sans vrai but au lieu d’être unis autours d’un même but: partager l’évangile.

Phiippiens 1, 27  rappelle qu’une focalisaiton sur l’extérieur et le service  des autres amène l’unité. Voir aussi Ephésiens 4, 1-3

Question pour le groupe: Quels obstacles voyez-vous aujourd’hui dans votre entourage, dans votre vie à ce type de vie communautaire à laquelle dieu nous appelle ? (passages aimez vous les uns les autres, supportez-vous, servez vous…)

  • Individualisme (on reste à distance et est complètement désintéressé de la vie, des problèmes des autres)
  • Vision de l’église « passive » : on va à l’église pour recevoir et non pas pour participer aux discussions et  servir, pour voir ou en sont les gens de notre groupe et voir comment on peut aider. D’ailleurs se voir une seule fois par  semaine ne permet pas de connaître les réels besoins des gens et où ils en sont.
  • Peur d’être vulnérables (là l’amour de Dieu est une base incroyable. Il sait qu’on est plus pécheur que l’on croit et  nous a tous pardonnés et acceptés, sur cette base à notre tour Dieu nous demande d’accepter les autres. Qu’est-ce que ça donne des gens vulnérables, honnêtes sur leurs défauts et pourtant sûrs d’être aimés de Dieu, c’est libérateur! c’est dans ce contexte là qu’on peut s’ouvrir et partager nos péchers, nos manquements..) contraire: la fierté
  • Peur du jugement.

Imaginez un groupe où les gens viennent, certes autours d’un enseignement mais vraiment partager leur vie, se servir, s’aider les uns les autres ? Ca commence avec nous. Et-ce que je vois mon rapport avec les chrétiens comme contact social, ou  comme des opportunités de démontrer l’amour de  Dieu à des gens que Dieu a placé sur ma route, en les édifiants en partageant pendant les moments de partage, en se voyant à côté pour mieux se connaître? Suis-je assez impliqué dans la vie des gens autours de moi?

Objection 4: La Science discrédite-t-elle la Bible?

•19 décembre 2011 • Laisser un commentaire

Introduction

Richard  Dawkins, un scientifique britannique très connu,  est de nos jours une des plus virulent critique  de la vision biblique de l’univers. Au début de son ouvrage intitulé ‘Pour en finir avec Dieu » il met ceci :

« Ne suffit-il pas de voir qu’un jardin est beau, sans qu’il faille aussi croire à la présence des fées au fond de ce jardin? »

C’est vraiment la vision actuelle de beaucoup de gens:  le monde tel qu’il est étant explicable il ne faut pas vouloir à tout prix y « lire » un être merveilleux. La croyance actuelle est que la Science explique correctement ce qui s’est passé, et que la foi n’est pas concernée par le réel.

La fois dernière nous avons vu que la Bible déclarait qu’elle est un récit inspiré. On a vu qu’il était important qu’elle soit historiquement correcte. Comment, en effet ,croire un texte qui serait contredit par les faits ?  Certes, la Bible n’est pas un manuel de science, et elle décrit des évènements en s’intéressant à leur signification, mais on ne peut pas non plus s’arrêter là. Le problème est que le champ biblique et le  champ scientifiques se recoupent sur quelques points.  La question d’aujourd’hui est de voir si  la Science contredit la Bible.

Est-ce que croire aux déclarations bibliques c’est mettre son intelligence de côté ?

Si on veut étudier notre dernière objection face au christianisme, je crois qu’il faut commencer par ces points :

-          Les  erreurs que les chrétiens ont faits par le passé qui ont amené les gens « éduqués » à croire que la Bible est contre la recherche scientifique. Nous verrons aussi  un présupposé de la science qui est problématique.

-          Puis, nous verrons si les données scientifiques contredisent la Bible  et on verra deux points. Le problème  de l’âge de la terre et  le développement de la faune et de la flore ( ou l’évolution)

 I.             Les Erreurs du passé

  1.     L’exemple de Galilée illustre l’erreur récurrente de beaucoup de chrétiens

Un des exemples les plus marquants de l’animosité entre chrétiens et les scientifiques  est l’épisode de Galilée. Galilée, cet astronome du XVIIe siècle était parvenu à la conclusion que le modèle scientifique de l’époque était faux. A cette époque tout le monde pensait que la terre était au centre de l’univers, qu’elle était fixe et que le soleil etc. lui tournait autours. Suite à ses observations, Galilée avait découvert qu’en fait la terre tournait et que c’était elle qui tournait autours du soleil. Ces déclarations finirent par agacer Rome et Galilée fut convoqué pour présenter ses conclusions. Pour échapper à la mort il du abjurer ses découvertes. C’est à ce moment qu’on lui prête la phrase si célèbre « Et pourtant elle tourne ! ».

2. Pourquoi était-ce un problème pour les chrétiens ? Que déclare la Bible à ce sujet ?

Les chrétiens avaient justifié cet ancien modèle « scientifique » par un certain nombre de passage biblique, nous allons les lire, et vous me direz après ce que vous en pensez…

Les passages que les chrétiens invoquèrent pour contredire Galilée étaient parmi ceux-ci :

-          1 Chroniques 16, 30b

«  Le monde est ferme, il n’est pas ébranlé. »

-          Psaumes 93, 1

« l’Eternel règne… aussi le monde   est ferme, il n’est pas ébranlé. » (NB : dans un contexte de « chanson en l’honneur de la grandeur de Dieu !!!!)

Que peut-on dire ? Oui cela semble tiré par les cheveux, exactement ! Les chrétiens rejetaient le modèle de Galilée, sur la base de passages pris hors contexte et hors sujet !

Ce qui nous amène à une première remarque

  • Une des grandes erreurs des chrétiens est d’avoir et d’avoir eu une interprétation littérale,  naïve et restrictive de la Bible (hors contexte du passage cité/ sans tenir en compte l’ intention de l’auteur du livre dont on extrait un passsage). Si l’on reprend le Psaumes 93, on voit clairement que c’est le cas, « si la Bible déclare que Dieu soutient l’univers et que la terre n’est pas ébranlé, c’est qu’elle ne tourne pas »… est très bizarre comme  affirmation ! Rien dans le passage biblique ne permet de soutenir cette thèse. Le Psaumes 93 a pour thème la gloire de Dieu.
  • Ceci  nous amène à faire une autre remarque : lorsque les chrétiens se trouvent confrontés à des données scientifiques qui semblent contredire un passage biblique, au lieu de considérer d’autres explications rationnelles, ils déclarent la guerre à la science. C’est lié à ce que nous avons dit précédemment, et nous étudierons cela dans notre deuxième partie. A savoir : les déclarations bibliques sur la « Genèse » contredisent-elles la version scientifique ? On sait que traditionnellement les chrétiens se sont placés en opposition avec celle-ci. Il suffit de penser aux controverses qui existent actuellement aux Etats-Unis sur l’enseignement de l’évolution à l’école.
  • Enfin, pour nous, les chrétiens ont bien souvent une autre responsabilité, parce qu’ils ont une présupposition qui me semble erronée, et  rien dans le texte biblique ne le confirme : Quand Dieu agit, il n’agit que de manière miraculeuse, en dehors des lois naturelles. Cela amène les « créationnistes fondamentalistes » à proposer une datation très récente de la terre, lorsque nous étudierons le texte biblique nous y reviendrons. Mais je crois que cette présupposition est problématique, Dieu ne peut-il pas utiliser des processus naturels dont il est à l’origine ? Pour donner un exemple, si l’on pense à Jésus. Dieu est intervenu pour sa conception mais a utilisé des phénomènes naturels (grossesse, puis croissance) pour le faire parvenir lentement et graduellement à l’âge adulte, il ne l’a pas fait apparaître d’un claquement de doigt et de manière immédiate.

Comme nous l’avons vu, les chrétiens ont fait souvent des erreurs dans le « débat ». Et les conséquences ont été tragiques. Beaucoup de personnes croient maintenant qu’il leur faut accepter les dires des « créationnistes» fondamentalistes  pour prendre la Bible au sérieux. C’est-à-dire renier son esprit critique, le mettre au placard et aller à l’encontre de ce que l’on croit rationnellement. Comme c’est tragique !

D’un autre côté, les Scientifiques ont aussi  une part de responsabilité dans le débat. La Science telle qu’on la trouve actuellement a un certain nombre de présupposés qui sont problématiques. Je voudrais juste mentionner la croyance en l’impossibilité de l’existence d’un monde extra physique. Beaucoup de scientifique comme Richard Dawkins rejettent l’existence d’un monde extra physique. Mais le problème est que  la science en tant qu’observation et étude de données physiques ne peut se prononcer là dessus : elle sort de son champ, et passe donc au pas de foi.

II.     Si la Bible affirme quelque chose de faux scientifiquement cela remettrait en question toutes ses autres déclarations.

On a vu que la Bible et la Science ont deux domaines distinct. D’un côté  la Science a pour objectif d’expliquer et d’étudier le monde physique qui nous entoure, d’un autre il y a la Bible, qui s’intéresse plutôt à la signification d’évènements. Il s’agirait alors de deux champs complémentaires, pas d’ennemis jurés.

Mais on ne peut pas non plus s’arrêter là. Le problème est que ces champs complémentaires se  recoupent. Et ils se recoupent à propos des débuts de la terre et de l’apparition de la faune et de la flore. Nous allons donc  voir si les données scientifiques sont opposées aux déclarations de la Bible

Lisons, tout d’abord le texte biblique avant d’aller plus loin.

Lecture de Genese 1

Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. La terre était informe et vide: il y avait des ténèbres à la surface de l’abîme, et l’esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux. Dieu dit: Que la lumière soit! Et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne; et Dieu sépara la lumière d’avec les ténèbres. Dieu appela la lumière jour, et il appela les ténèbres nuit. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le premier jour.Dieu dit: Qu’il y ait une étendue entre les eaux, et qu’elle sépare les eaux d’avec les eaux. Et Dieu fit l’étendue, et il sépara les eaux qui sont au-dessous de l’étendue d’avec les eaux qui sont au-dessus de l’étendue. Et cela fut ainsi.  Dieu appela l’étendue ciel. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le second jour. Dieu dit: Que les eaux qui sont au-dessous du ciel se rassemblent en un seul lieu, et que le sec paraisse. Et cela fut ainsi.  Dieu appela le sec terre, et il appela l’amas des eaux mers. Dieu vit que cela était bon. Puis Dieu dit: Que la terre produise de la verdure, de l’herbe portant de la semence, des arbres fruitiers donnant du fruit selon leur espèce et ayant en eux leur semence sur la terre. Et cela fut ainsi.  La terre produisit de la verdure, de l’herbe portant de la semence selon son espèce, et des arbres donnant du fruit et ayant en eux leur semence selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le troisième jour.

Dieu dit: Qu’il y ait des luminaires dans l’étendue du ciel, pour séparer le jour d’avec la nuit; que ce soient des signes pour marquer les époques, les jours et les années; et qu’ils servent de luminaires dans l’étendue du ciel, pour éclairer la terre. Et cela fut ainsi.  Dieu fit les deux grands luminaires, le plus grand luminaire pour présider au jour, et le plus petit luminaire pour présider à la nuit; il fit aussi les étoiles.  Dieu les plaça dans l’étendue du ciel, pour éclairer la terre, pour présider au jour et à la nuit, et pour séparer la lumière d’avec les ténèbres. Dieu vit que cela était bon.  Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le quatrième jour.Dieu dit: Que les eaux produisent en abondance des animaux vivants, et que des oiseaux volent sur la terre vers l’étendue du ciel.  Dieu créa les grands poissons et tous les animaux vivants qui se meuvent, et que les eaux produisirent en abondance selon leur espèce; il créa aussi tout oiseau ailé selon son espèce. Dieu vit que cela était bon.  Dieu les bénit, en disant: Soyez féconds, multipliez, et remplissez les eaux des mers; et que les oiseaux multiplient sur la terre. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le cinquième jour.

Dieu dit: Que la terre produise des animaux vivants selon leur espèce, du bétail, des reptiles et des animaux terrestres, selon leur espèce. Et cela fut ainsi.  Dieu fit les animaux de la terre selon leur espèce, le bétail selon son espèce, et tous les reptiles de la terre selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon.Puis Dieu dit: Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre.  Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme.  Dieu les bénit, et Dieu leur dit: Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l’assujettissez; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre.  Et Dieu dit: Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d’arbre et portant de la semence: ce sera votre nourriture.  Et à tout animal de la terre, à tout oiseau du ciel, et à tout ce qui se meut sur la terre, ayant en soi un souffle de vie, je donne toute herbe verte pour nourriture. Et cela fut ainsi.  Dieu vit tout ce qu’il avait fait et voici, cela était très bon. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le sixième jour.

On pourrait faire plusieurs remarques concernant le récit de la Genèse

-          Tout d’abord il s’agit d’un récit général qui est centré sur l’action créatrice de Dieu

-          Il est restrictif (tout n’est pas mentionné)

-  L’univers a un commencement ( jusqu’au milieu du XXe siècle on pensait que l’univers était éternel et immuable) La Bible s’accorde avec la théorie du Big Bang. Elle en explique d’ailleurs la cause

a.    Le problème de  l’age de la terre

Le problème le plus souvent soulevé est celui de l’interprétation des jours de Genèse 1

Contrairement à ce qu’on croit , il n’y a pas une seule position chrétienne.  Les créationnistes que j’appelle « fondamentalistes » postulent une création de la terre en 6 jours  de 24heures consécutifs.  Certains, en lisant la Bible (interprétation littérale)  et en retournant en arrière à l’aide de généalogies, on même trouvé la date exacte de la création de la terre du 24 octobre 4004 avant J.C. !!!

Je trouve qu’il y a un léger soucis. Cette interprétation viole les règles de l’interprétation textuelle de n’importe quel ouvrage littéraire. Il ne faut pas arriver avec ses gros sabots et imposer son interprétation au texte. Il faut comprendre l’intention de l’auteur et les  mots utilisés.


citation de Gleason Archer :

L’objectif de l’interprète est de découvrir de manière la plus précise possible ce que l’auteur dit par les mots qu’il utilisait, plutôt que d’imposer sur ce texte la signification des mots qu’il emploie pour les traduire. Même des œuvres Anglaises telles que celles de Chaucer et Shakespeare peuvent être mal interprétées par des lecteurs du 20e siècles qui n’ont pas pris la peine de découvrir ce que les hommes du 14e siècles ou du 17 e siècle entendaient ou sous entendaient par des mots qui étaient employés différemment. Une étude minutieuse de l’usage parallèle des mots des Ecritures est absolument vitale pour une interprétation valable d’un texte biblique. Il devrait être évident qu’il est abhorrant de prendre au  figuré ce que l’auteur exprimait de manière littérale ou de prendre littéralement ce qui était présenté de manière figurée. Il est donc problématique pour n’importe quel enseignant évangélique de la Bible d’inciter  à prendre la bible au sens littéral. Si l’on prend littéralement ce que Dieu dit au sens figuré, cela nous amène à la limite de  l’hérésie.18

 

Or, le terme « yom » de Genèse 1, que l’on traduit par jour, est polysémique en Hébreu. Je m’explique, l’hebreu est moins riche en vocabulaire  que le français. Le mot « jour » (yom)  est utilisé à la fois pour le terme « jour » , mais également pour  représenter un lapse (unité)  de temps indéterminé.  En Genèse 2, 4 le terme est d’ailleurs utilisé pour résumer toute la période de la création.

« Tel est le récit  du ciel et de la terre lorsqu’ils furent créés, le jour où Dieu créa le ciel et la terre » (traduction la plus proche du texte Hébreu) Ici le mot jour reprend tous les 6 jours de la création. Il ne s’agit donc pas d’une unité de 24h consécutives.

De plus, les événements du jour de la création de l’homme en Genese 2  laissent présager une période supérieure pour le sixième jour mentionné qu’une période de 24h

Enfin, le terme « yom » est aussi utilisé dans d’autres livres de la Bible pour parler de l’arrivé du jour de l’Eternel ( Esaie 13, 6 et 9) c’est-à-dire parler de la période de la fin du monde

Conclusion : Pour l’auteur de la Genèse, le terme yom ne semble pas indiquer une période de 24 heures mais représenter une période, une unité. Cela montre l’importance d’effectuer une lecture en contexte, d’un passage de la Bible. Donc le texte biblique rejette la thèse créationniste « fondamentaliste ».

Il y a aurait eu une succession de 6 étapes plus ou moins longues selon la Bible pour amener à la vie sur terre

-          Conditions terrestre de départ (« Jour » 1)

-          Cycle de l’eau (Période 2)

-          Apparition terre seche, plantes terrestres ( Période 3)

-          Changement de nature de l’atmosphere : d’une atmosphère riche carbone à une atmosphère riche en oxygène  et transparente. (Période 4)

-          Apparition des animaux mer/ oiseaux (Période 5)

-          Homme (Période 6)

Or ces déclarations sont corroborées par la science ! (ex : l’homme est apparue en dernier et ces étapes correspondent aux données scientifiques)

b.    Le développement de la faune et de la flore : évolution et création ?

Rappel : La terre est très vieille, comme nous l’avons vu et l’homme est apparu en dernier.

Les affirmations de la Bible sont-elles opposées à la théorie de l’évolution ? De nos jours c’est un sujet « sensible » notamment aux Etats-Unis. On aurait tendance à croire que les deux textes sont contradictoires. Voici le texte biblique sur la création de l’homme

L’Eternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant. (Genèse 2, 7)

Comme nous l’avons vu, Dieu n’a probablement pas créé la terre, les animaux et l’homme  en 6 jours de 24h. Dans ce passage c’est le créateur qui est à nouveau mis en avant. Il aurait créé l’homme à partir de la matière environnante ‘la poussière ». A nouveau, la Bible ne mentionne pas les moyens pour parvenir à la création de l’homme. Nous pensons que Dieu a pu utiliser le processus de l’évolution en réunissant les conditions requises et donné l’impulsion (Expliquer  l’adn, …)

Nous n’avons pas le temps d’entrer dans les détails ce soir, mais ce que je pourrais mentionner c’est ceci : Michael Behe dans son livre intitulée «  la boite noire de Darwin »,  explique que l’évolution telle qu’on la décrit de nos jours ne parvient pas à expliquer l’apparition de systèmes si compliqués. Il donne l’exemple du piège à souris. Il a besoin de 5 ou 6 parties pour fonctionner. Mais pour  assembler ses parties, la sélection naturelle ne parait pas pouvoir opérer. Chaque partie n’a aucun intérêt a moins que le piège soit déjà assemblé et  fonctionne en unité. Une fois qu’un système est fonctionnel il peut ensuite  muter, mais avant. L’origine même des différents systèmes est flou.

Or  selon la « Macro évolution » : telle que la science la décrit (voir plus loin) : La vie est apparue tout d’abord sous formes simples par des processus naturels aléatoires.

Quelles sont les données de la biochimie?

//ADN

« Si l’on considère que ce qui motive premièrement le changement dans l’évolution, c’est  la mutation aléatoire de points le long de la chaine ADN. Par conséquent la possibilité de l’apparition de l’homme est similaire à la probabilité de fournir une bibliothèque d’un millier de volumes en utilisant le procédé suivant à l’ordinateur:

Commencez par taper une phrase qui ait du sens, réécrivez  là avec quelques erreurs. Puis ajoutez des lettres pour la rende plus longue, et réarrangez les sous-séquences, puis voyez si la phrase est cohérente. Répétez le procédé jusqu’à ce que votre millier d’ouvrages soient terminés. »

Il nous semble que les données scientifiques  son en accord avec les déclarations de la Bible. Sauf la foi en la macroévolution, c’est-à-dire, l’ apparition de la vie dans une succession de hasards inconditionnés et d’apparitions de nouvelles espèces par pures mutations génétiques aléatoires.

Je m’explique, les scientifiques invoquent un hasard pour expliquer l’apparition de la vie dans la soupe « pro biotique » qu’étaient les premiers océans d’où les acides aminés se sont assemblés pour former la première forme de vie. Mais qu’est-ce qui explique que toutes les conditions étaient réunies ? La science, incapable par nature, de l’expliquer, propose l’explication du « hasard ». Or il nous semble que la croyance au « hasard » dans la formation de notre univers, ou de l’apparition et du développement de la vie sur terre  est en elle-même un pas de foi. On pourrait l’appeler la foi au hasard . Les scientifiques critiquent les chrétiens parce qu’ils interprètent les données physiques, mais c’est également le cas de la science lorsqu’elle sort de son champ. Ce hasard en lequel croient les scientifiques, les chrétiens l’appelleraient Dieu, car celui-ci aurait utilisé ces processus et organisés les bonnes conditions pour faire émerger la vie.

 

Voyons un peu les données paléontologie

George Gaylord Simpson, paléontologue émérite remarquait le manqué dans les restes fossils de certaines espèces de transition. Et se demande si c’est parce qu’elles n’ont pas existé ou qu’il y a eu des sursauts dans l’évolution. »

Ceci nous fait pensé à l’époque du cambrien où tout d’un coup la vie semble se diversifier en accéléré. L’évolution ne parvient pas à expliquer cela, sinon que par purs hasards.

STOP :

Rappel : Les processus du développement de la faune et de la flore ne sont pas décris dans la Bible. Il est vrai que quand on regarde les découvertes scientifiques et l’impressionnante complexité , on se rend compte que l’appel au hasard est en soi déjà une interpolation.  Nous avons vu aussi que la Bible n’est pas en opposition avec la Science en ce que

-          L’Univers a commencé à un moment particulier.

-          Dieu est distinct de la création (vs panthéisme/ animisme)

-          Description de l’apparition de la vie (peut etre miraculeux/ par pus processus ou les deux) progressif

-          Mais en plus, elle donne l’explication face à  la spécificité de l’homme. Seuls les humains ont été créés à l’image de Dieu (conscience/ moraux/ personnels…)

A ce sujet un théologien évangélique  du XXe siècle a déclaré

¨      D’une certaine manière ces chapitres sont les plus importants de toute la Bible, car ils permettent de comprendre la place “cosmique” de l’homme et de lui montrer son unicité. Ils expliquent la grandeur humaine mais également son défaut/faille/problème. Sans une réelle compréhension de ces chapitres, nous n’avons aucune réponse aux problèmes métaphysiques, moraux ou épistémologiques. De plus, l’œuvre de Christ devient une histoire religieuse de plus.”  Francis Schaeffer, La Genèse , p i

Conclusion

Nous avons vu que les données scientifiques ne contredisent pas la Bible. La Bible déclare avec insistance que la vie a été créée et que nous pourrions devoir le voir. Pourquoi alors autant d’animosité de la part de certaines personnes ? La Bible donne la réponse à cela également. Si on lit le passage de Romains suivant : Romains 1 versets 18 à 20, on apprend que chacun d’entre nous avons cette rebellion innée, et ce refus de se voir comme créature créée jusquà même le refus de voir les preuves que pourtant nous avons, que l’univers a un créateur.

C’est en grande partie dûe à des soupçons non fondés que nous avons envers Dieu, que les écrits de la Bible essaient de contredire (lire Jean 10, 10). Il est possible d’entrer en relation avec le créateur maintenant si on le lui demande !


18 Archer, “Response to the Trustworthiness of Scripture.”

Objection 3 Bible: tradition humaine ou récit inspiré?

•10 décembre 2011 • Laisser un commentaire

Objectif de la série d’études: équipper les chrétiens et aider les personnes qui se posent des questions.

 Introduction

Contrairement à ce que l’on peut croire, la majorité  des « textes sacrés » ne déclarent qu’ils  sont pas inspiré ?

Par exemple : les écrits de l’hindouisme (rig veda)  et du bouddhisme (bardo thodol :livre des morts tibétains)  pour la bonne et simple raison que Dieu n’est pas une personne qui parle. Il s’agit plutôt de conjectures. Confucianisme  (entretiens de confucius): plus une tradition qu’une religion.
Seules les religions liées à la Bible se déclarent inspirée par Dieu. (Islam/ christianisme/ sectes chrétiennes…) La Bible le déclare en 2 Timothée 3, 16 et 2 Pierre 1, 21.

Cela ne fait pas avancer le schmilblick,  mais il est important de remarquer cela. Face aux déclarations d’inspiration de la Bible, on peut trouver ces réponses. Qu’en pensez-vous ?

Qu’est-ce qui est problématique dans les déclarations suivantes?

  • “La Bible est inspire parce qu’ elle le dit.” 
  • Raisonnement circulaire
  • Et le coran alors ?
  • Je crois que la Bible est inspirée parce que son contenu me parle! »
  • Ok oui les gens peuvent  être touches par la Bible.
  • Mais cette réponse est inadéquate car elle est subjective
  • Cela laisse penser aussi, que ce qui ne nous plait pas dans la Bible risque d’être  écarté, non?

Ce que j’aimerais étudier avec vous maintenant, ce sont les preuves que la Bible donne quand à son inspiration. Simple livre humain ou livre « soufflé » par Dieu, menons l’enquête.

Il nous faudra étudier ces points :

1)      Est-ce que le texte est digne de confiance: historique? Document pertinent ?En effet, la première étape est de déterminer la validité historique et la  cohérence de ce document qui se dit ancré dans l’histoire

2)      Comment Christ considère-t-il  l’Ancien Testaments,  ses paroles, paroles de ses disciples ?

3)      Le phénomène de la Prophétie par lequel la Bible se démarque

Fiabilité historique: Il y a suffisamment de preuve pour montrer que les évangiles décrivent de manière authentique ce que Jésus fit et dit.

Pour determiner la fiabilité d’un document/ source historique, il faut lui faire passer 3 tests.

A. Test Bibliographique

Est-ce qu’on dispose d’assez d’exemplaires de ce document et sont-il d’ assez bonne qualité, et surtout est-ce que les documents sont assez proches de l’évènement qu’ils décrivent?” On a besoin de répondre à ça pour considérer cette source comme fiable.

Ex : on apprend en histoire l’importance d’étudier des sources primaires.

Plus un événement est proche de la rédaction de celui-ci, plus il est considéré par les historiens comme fiable.

De même plus une copie de ce document est proche « temporairement » de son original plus il est considéré comme fiable car transmis fidèlement

1)      Proximité de l’évènement par rapport à  la rédaction

Le nouveau testament est écrit par des témoins oculaires (voir partie suivante).

Mais surtout, si l’on considère les évangiles, face  à n’importe quel document historique le délais entre évènement et rédaction de celui-ci est exceptionnellement court.

 Evènements : autours des années 30.

Ex : rédaction de l’évangile de Marc : autours de  40-60 ap. JC.D’ailleurs l’apôtre Paul dont les lettres sont datées autours de 50-60 ap. JC, cite l’évangile de Marc ! Il devait donc être déjà rédigé depuis quelques temps.C’est également attesté dans  l’œuvre d’un chrétien, Papias, qui écrit en 125 ap. JC !!

Ex : la rédaction de l’évangile de Jean qui est estimé à la fourchette 80-120 ap. JC. Or la copie la plus récente que nous avons de ce document : 6 versets dans un papyrus date de 125 ap. J.C !!!!

2)      Fiabilité/ Qualité du texte transmis

De même plus une copie de ce document est proche « temporairement » de son original plus il est considéré comme fiable car transmis fidèlement

Passons en revue quelques textes historiques avant d’observer le nouveau testament

Nouveau Testament

AUTEUR

ECRIT

COPIES PLUS RECENTES

LAPSE DE TEMPS

NOMBRES DE COPIES

Cesar (Guerre des Gaules) 58-50 av. J.C 900 ap. J.C 950 ans 10
Tacite (Annales) 100 ap. J.C 1100 ap. J.C 1,000 ans 20
Aristote 384-322 av. JC 1100 ap. J.C 1,400 ans 49
Homère (Illiade) 900 av. J.C 400 av. J.C 500 ans 643
Nouveau Testament 40-100 ap. J.C 350 ap. J.C(fragment de Jean 125 ap JC) 250 +5,500

On remarque que face à tout autre document historique, on a la certitude que le document biblique nous a été fidèlement transmis et il est possible de le vérifier en analysant la multitude de documents, issus de milieux géographiques divers. Ceci laisse pencher pour une authenticité et une fiabilité du texte transmis

 Conclusion : Le Nouveau Testament est une source biographique fiable, le délai entre évènement et rédaction, et les copies  étant exceptionnellement court.

«  Les deux biographies les plus anciennes d’Alexandre le Grand ont été écrites par Arrien et par Plutarque plus de 400 ans après la mort d’Alexandre en 323 av JC pourtant les historiens les considèrent comme globalement dignes de confiance.  Oui une part de légende s’est bien développée avec le temps a propos d Alexandre mais seulement au cours des sièces qui ont suivi ces deux écrivains ».  Lee Strobel, Jésus,la parole est à la défense p 37

Oui MAIS L ANCIEN TESTAMENT ?

De nos jours, la qualité de la  transmission de l’Ancien Testament est toujours remise en cause par les critiques. Et pourtant, la découverte des  Manuscrits de la mer morte  a montré que  le texte n’avait pas évolué  en près de 2000 ans !  Datés du 3e au 1er siècle avant Jésus-Christ et redécouverts en 1947, les manuscrits  montrent un texte inchangé et fidèles à la traduction de la  Septante qui nous a été transmises. Il y a certes une variation de 5 %   mais elle s’explique par des différences ponctuation/ et d’orthographe.

Conclusion 2 :  On peut se fier à l’état des documents qui nous ont été transmis! (vs altérations/ manip). Il est possible de  remonter au texte original  en comparant la multiplicité des manuscrits, qui sont d’ailleurs de milieux géographiques différents. Et on peut également ajouté les nombreuses citations qui sont effectuées par les chrétiens des premiers siècles.

Lee Strobel qui  a écrit un livre très intéressant sur l’historicité de Jésus et de la bible et qui s’intitule « Jésus la parole est  à la défense, conclut :

«  On peut avoir grande confiance dans la fidélité des matériaux qui nous sont parvenus, en particuliers en comparaison de n’importe quel autre ouvrage littéraire de l’antiquité p 70

Maintenant qu’on a établi la qualité des documents dont on dispose, un autre problème se pose.

 

B- Test de cohérence interne

Est-ce que le texte a été écrit par des témoins oculaires ? Contient-il des incohérences ou contradictions internes ?

L’historien  français Antoine Prost, dans son ouvrage intitulé «  12 leçons d’histoire » écrit la démarche de l’historien suivante face à tout document historique

«  D’où vient le document ? Qui en est l’auteur ? Comment a-t-il été transmis et conservé ? L’auteur est-il sincère ? A-t-il des raisons conscientes ou non de déformer son témoignage ? Dit-il vrai ? Sa position lui permet-elle de disposer des bonnes informations ? Impliquait-elle des biais ? Ces deux séries de question sont distinctes : la critique de la sincérité porte sur les intentions avouées ou non, du témoin ; la critique de l’exactitude sur sa situation objective» [1]

Critique de l’exactitude :

a)      Les auteurs du  N.T se décrivent comme témoins, ou collecteurs de témoignages oculaires. Cf Luc 1, 1-3. 2 pierre 1, 16, 1 Jean 1, 1-3, Jean 21, 24)

Il y a compatibilité entre les dates et faits dont les auteurs du Nouveau Testament  parlent (pour l’ancien testament voir plus loin : découvertes archéologiques) .

b)      La Bible ne se contredit-elle pas ?

Les critiques de l’inspiration de la Bible argumentent qu’il existe des contradictions dans le texte. Pourtant souvent on peut les résoudre de deux manières :

-          Critique textuelle recoupe les manuscrits. Erreur de copie

-          En faisant une étude inductive approfondie du passage Luc 18, 35 et Matthieu 20, 29 : 2 jérichos

Critique de la sincérité :

-          La plupart sont morts pour ce qu’ils soutenaient : fait pencher la balance pour une sincérité.

-          N’avaient rien à gagner à déformer la réalité à part le martyre/ rejet de la société

-          Critique de la dissimulation  (omettre ce n’est pas mentir ?) Le N.T contient beaucoup d’éléments embarrassants sur les disciples, sur leurs défauts, leurs mauvaises réactions. Leur abandon de Christ près de sa mort…

S’ils n’ont pas omis des choses embêtantes,  qu’est-ce qui nous prouve qu’il auraient pris la peine de rajouter des choses ?

Conclusion : Il s’agit d’un document cohérent à l’interne. Mais résiste-t-il au test de l’histoire ?

C- Test de corroboration externe

 

N’y a-t-il pas des documents  ou des sources qui pourraient contredire les déclarations de notre document ? Un témoin oculaire peut perdre toute crédibilité s’il dit quelque chose d’incorrect. Cf Episode des experts récent.

-          L’existence de Jésus  est attesté par des sources non chrétiennes.,  Josèphe,  Tacite, Pline le jeune.

  • 80- 90 ap JC

Flavius Josèphe, Antiquités Judaïques (Livre 18 paragraphe 63 et 64)

“En ce temps-là, parut Jésus qui était un homme sage, si toutefois on doit encore le considérer comme un homme, toutes ses oeuvres étaient admirables. Il enseignait ceux qui prenaient plaisir à être instruits dans la vérité. Il fut suivi non seulement de plusieurs juifs, mais aussi de plusieurs gentils * : c’était le Messie. Des principaux de notre nation l’ayant accusé devant Pilate, il le fit crucifier. Ceux qui l’avaient aimé durant leur vie, ne l’abandonnèrent pas après sa mort. Il leur apparu vivant et ressuscité le troisième jour, comme les saints prophètes l’avaient prédit et qu’il ferait plusieurs autres miracles. C’est de lui que les chrétiens que nous voyons encore, ont tiré leur nom “.

  • Tacite écrivit en 115 ap JC // Néron et le grand incendie de Rome de 64 ap JC dont les chrétiens étaient accusés.

TACITE Annales XV, 44: référence historique à J.C et aux chrétiens

 

Mais aucun moyen humain, ni largesses impériales, ni cérémonies expiatoires ne faisaient taire le cri public qui accusait Néron d’avoir ordonné l’incendie. Pour apaiser ces rumeurs, il offrit d’autres coupables, et fit souffrir les tortures les plus raffinées à une classe d’hommes détestés pour leurs abominations et que le vulgaire appelait chrétiens. Ce nom leur vient de Christ, qui, sous Tibère, fut livré au supplice par le procurateur Pontius Pilatus. Réprimée un instant, cette exécrable superstition se débordait de nouveau, non-seulement dans la Judée, où elle avait sa source, mais dans Rome même, où tout ce que le monde enferme d’infamies et d’horreurs afflue et trouve des partisans.

On sait  donc qu’il était un enseignant sage, on sait qu’il est bel et bien mort crucifié et qu’un mouvement est né après sa mort et qu’il s’est répandu rapidement.

-          Ensuite l’archéologie est venu corroborer des déclarations bibliques de l’Ancien Testament

  • Beaucoup de  villes de l’Ancien Testament été considérées par les historiens comme fictives ou mythiques :ex : la ville d’Ur…mais de nombreuses découvertes archéologiques ont retrouvé les villes mentionnées par l’Ancien Testament.
  • Coutumes, personnages historiques
    • Tablettes d’Ebla ( civilisation de 2500- 2200 BC)  mentionnent les villes  de Sodohme  et Gomohre mentionnées dans la Bible/ parlent de coutumes que la Bible mentionne également/et donent des noms de  rois que l’on retrouve en  Genese 14 ex : « Cherdorloamer ».

Conclusion :on  a vu que la Bible est une source historique fiable,  Ce qui nous permet d’avoir confiance en ces déclarations.

Or la Bible déclare la divinité de Christ (voir 3e partie : le phénomène de la prophétie)

Mais auparavant si l’on a établi que les biographies de Jésus étaient fiable, on peut se demander quels sont les dires de Jésus sur l’inspiration de l’Ancien testament, ses paroles et celles de ses disciples.

Comment JC voit l’Ancien Testament, ses declaration  et les déclarations  de ses disciples.

 

Matthieu 5, 17-18 : Dieu a inspiré l’Ancien Testament à la lettre près

Marc 7, 5-13 : La Parole= la Bible est completement différente de traditions humaines selon Jésus.

Ses propres paroles : Matthieu 7, 24-27  Jean 12, 48. La destinée éternelle des gens dépend de leur réaction aux paroles de Jésus.

Disciples : Jean 14, 26 : seront aidé Saint Esprit pour se rappeler de ce qu’ils ont vu

Jean 15, 26-27

2 Pierre 3, 15-16

Conclusion : Le Christ déclare que la Bible est inspirée. Mais de quel moyen disposons-nous pour en être sûrs ? Réponse : le phénomène de la prophétie.


 Seule la Bible donne des prophéties que l’on peut vérifier

C’est un moyen unique d’authentifier son affirmation qu’elle est la Parole inspirée par Dieu : en annonçant des évènements avant qu’ils ne se produisent .

A la différence des autres ouvrages « prophétiques » la Bible, nous l’avons vu, est ancrée dans l’histoire, et ses prophéties sont inscrites dans un contexte historique et suffisamment claires (vs. Nostradamus) pour être comprises.


La Bible anticipe notre besoin d’un moyen de trancher, en donnant un moyen de vérifier ses déclarations,  par les phénomènes de prophéties accomplies. Les prophètes de l’Ancien testament ont fait une centaine de prédictions sur la venue du Messie, la plupart ne permettent pas de les réaliser consciemment sauf si il est bel et bien le Messie.

Lire EsaIe . 46:9,10 

L’Ancien Testament nous annonce :

  • Le Moment où le Messie viendrait (Daniel . 9:24,25)  500 ans avant l’évènement en lui-même.
  • Le Lieu de naissance (Michée 5:2) Jésus ne pouvait pas contrôler cela.
  • Qu’il serait rejeté par son peuple (EsaIe 53 ) Cette annonce est si détaillée qu’avant la découverte des manuscrits de la mer morte, beaucou p de gens pensaient qu’ils s’agissait d’un ajout chrétien.
  • Son mode d’Exécution (Psaumes. 22:1-18) Prédit des centaines d’année avant que ce mode d’exécution soit inventé!
  • Etc. etc.

On ne trouve cela dans aucun autre document !

Mohammed, dans l’Islam, lorsqu’on lui demande confirmation que son message vient bein de Dieu, refuse, car pour lui la requête est signe d’un manque de foi !  (Sourate 2:118; 4:153; 6:8,9,37)

CL : La Bible nous amène à tirer les conclusions intellectuelles qui conviennent. Ou hasard ou bien Dieu est à l’œuvre dans l’histoire pour se révéler à l’homme et à son intelligence en donnant suffisamment de preuve pour arriver à la conclusion que tout cela est trop troublant. Va-t-on avoir le cran, de tirer les conclusions qui se présentent à nous

CONCLUSION :

Ce soir on a pu voir que la Bible est un document historique bien conservé, fiable, corroboré par l’histoire et l’archéologie. Mais surtout qu’elle donne le moyen de juger des véracités de ses déclarations par la réalisation de prophétie. Comment des hommes peuvent-ils avoir fait cela ! Impossible. Ne serait-ce pas bel et bien possible que Dieu, un Dieu personnel et qui donc communique supervise un plan, et nous en fasse part en nous donnant un moyen de vérifier les dires de la Bible.

Le message de la Bible est le même livre après livre : L’homme est séparé de Dieu.  Dieu nous aime et veut rétablir la relation. Pour cela,  la seule solution est qu’il donne un substitut, qui meure pour nous. C’est Christ que la Bible annonce de A à Z !

Dieu est à l’œuvre dans l’histoire pour sauver, l’homme et le ramener à lui. Il ne veut pas de traditions humaines, il nous propose une relation.  Lire Jean 20, 31

En tant que chrétien est-ce qu’on sait que ça devrait être notre priorité maintenant qu’on a une relation avec Dieu ?  Est-ce qu’on partage notre foi de manière « sensée », étant conscient que nos amis ont besoin de réfléchir, de preuves, est-ce qu’on prend le temps pour réfléchir, nous renseigner et répondre à leur objections ?


[1] PROST Antoine, Douze leçons sur l’histoire, Edition due Seuil, Paris,  1996, p

Objection 2: Comment un Dieu bon (s’il existe) peut-il permettre la souffrance?

•7 décembre 2011 • Laisser un commentaire

Le Problème du mal

Redire objectif de cette série: Objections contre le christianisme

Cette objection est une des objections les plus courantes contre le christianisme. Si Dieu est amour comme ce qui est indiqué dans la Bible, comment peut-il permettre la souffrance.

Vous pouvez lire l’enseignement tapé ou l’écouter ci-dessous

Nous verrons que

-intellectuellement cela semble se contredire. Si le mal existe Dieu ne peut donc exister.On verra que le problème du mal n’est pas une preuve de la non  existence de Dieu au contraire, le christianisme donne le meilleur cadre pour comprendre le mal

-  Le problème du mal , nous prend aux tripes en tant qu’être humain. Plus qu’un problème intellectuel, il s’agit d’un problème émotionnel. On verra pourquoi.

             Problème intellectuel/ philosophique

« Ou bien Dieu veut éliminer le mal et ne le peut ; ou il le peut et ne le veut ; ou il ne le veut ni ne le peut ; ou il le veut et le peut. S’il le veut et ne le peut,il est impuissant, ce qui ne convient pas à Dieu ; s’il le peut et ne le veut, il est méchant, ce qui est étranger à Dieu. S’il ne le peut ni ne le veut, il est à la fois impuissant et méchant, il n’est donc pas Dieu. S’il le veut et le peut, ce qui convient seul a Dieu, d’où vient donc le mal, ou pourquoi Dieu ne le supprime-t-il pas ? ».  (Epicure)

Question 1 : Que pensez vous de cette citation ?  Êtes-vous d’accord ? Qu’est ce qu’elle pourrait apporter dans notre discussion ? Voyez-vous des problèmes ?

Epicure l’énonce clairement :

A)    Si on essaie de mettre les choses à plat, on se dit qu’il est logiquement impossible que Dieu et le mal co-existent. Si Dieu existe donc le mal ne peut exister. Si le mal existe, donc Dieu ne peut pas exister. Comme le mal existe, donc Dieu ne peut pas exister.

Mais le problème dans cette argumentation c’est qu’on n’a aucune raison de croire que dieu et mal sont logiquement incompatibles. Si l’on insiste pour dire qu’il y  a une contradiction cela veut dire qu’on a des bases pour affirmer cela. Quelles sont-elles ?

C’est-à-dire que  dire  que dieu ne peut pas exister car il ne peut permettre le mal dans le monde, implique qu’on invoque un standard / un absolu de justice (bien contre le mal).

PB : Mais  quelle est la base sur laquelle on se positionne pour dire que le mal existe dans le monde ? Comme on l’a vu la fois dernière, pour la position athée tout est relatif. Pourquoi devrait il prendre au mot ses sentiments ?   On n’a pas de base pour se révolter contre l’injustice en tant qu’athée. Et pourtant on voit de l’injustice.

C’est ce que C.S Lewis souligne bien

Mon argument contre l’existence de Dieu était que le monde semblait si cruel et injuste ! Mais, d’où pouvait bien me venir cette idée de juste et d’injuste? Un homme ne peut déclarer une ligne crochue que s’il a une idée de ce qu’est une ligne droite. À quoi comparais-je l’univers en disant qu’il était injuste?… »[1]

CS Lewis reconnait que cette objection contre dieu invoque le fair play et la notion de justice. Mais d’où vient cette notion?…..

Tim Keller, un pasteur chrétien très connu dans le monde anglophone,  la dessus :

 « Les hommes, croyons-nous, ne devraient ni souffrir, ni être exclus, ni mourir de faim ou être opprimés. Or  le mécanisme de l’évolution et de la sélection naturelle dépend de la mort, de la destruction , et de la violence du plus fort sur le plus faible, ces choses sont parfaitement naturelles. Sur quelles bases l’athée juge-t-il alors le monde naturel horriblement mauvais, inéquitable et injuste? Celui qui ne croit pas en Dieu n’a pas de bonnes bases pour être outré par l’injustice… SI vous êtes sûrs que le monde naturel est injuste et rempli de méchanceté, vous supposez qu’il existe une norme extranaturelle (ou  surnaturelle)  qui vous permet d’émettre  votre jugement. »[2]

C.S Lewis se rend compte qu ‘en fin de compte, le problème du mal, plutôt que d’être un argument contre l’existence de Dieu, pourrait en fait être considéré comme argument en faveur de l’existence de Dieu.

Reconnaitre l’existence d’un problème /dysfonctionnement: implique  qu’on a une norme / un modèle qu’on l’avoue ou pas, et donc peut-être d’un créateur. On sent que le monde est anormal. Le point de vue athée encore une fois ne  répond pas de manière pertinente au problème. La présence de mal n’est pas un argument contre l’existence de Dieu

On a encore des difficultés à explorer. Mais voilà pour l’ instant : mal et existence de dieu ne sont pas incompatibles. Au contraire.

B)     Cela pose question suivante : si le mal ne met pas en cause l’existence de Dieu : ne met-il pas en cause ce qu’il est (cf. citation d’Epicure)? Comment peut –il permettre cela ?

a.      Voyons un peu les différentes opinions sur la question que l’on trouve.

On a vu,  l’athéisme ne répond pas à la question.

Pour le Bouddhisme : il s’agit d’une illusion

 Les visions pantheistes ne font pas une distinction entre le bien ou le mal parce que pour celles-ci la réalité ultrime est une unité impersonnelle.  Siddhartha,  le fondateur du bouddhisme dit ceci:

Le monde n’est pas imparfait ni en train d’évoluer vers la perfection. Non, le monde est parfait à chaque instant….”

L’hindouisme védanta déclare: “Le mal est une illusion. On peut le comparer à une corde enroulée que l’on prendrait pour un serpent jusqu’à ce qu’on soit assez éveillé pour se rendre compte qu’il ne s’agit que d’une corde ».

Bouddhisme Zen: “Pour vous dire la vérité, ne vous inquiétez pas du bien et du mal. Le conflit entre le bien et le mal est une maladie pour l’esprit.”

C’est pour cela que les hopitaux, les réformes.. ne sont pas venues des cultures panthéistes. Ce point de vue amène au fatalisme, ou le retrait de la société, pas au combat contre le mal ou le soulagement de la souffrance.

(on a vu athéime : simpliste/ panthéisme/ bouddhisme : illusion, ça ne correspond pas à la réalité : cruel)

 

b.      L’enseignement de la Bible nous propose un cadre cohérent : comprendre le mal/ espoir

 

  1.   Le mal existe bel et bien. Dieu n’est pas l’auteur du mal

Mais ses créatures le peuvent. On est créé libre de choisir. 80 pour  cent de la souffrance humaine est amené par l’homme lui-même, et c’est le résultat de mauvais choix.

Quand aux 20 pour cent restantes, il s’agi là des conséquences d’un univers qui s’est rebellé contre dieu. Comme quand on a une catastrophe nucléaire on a des retombées radioactive et des conséquences pour les générations futures.

      2. Le problème de la liberté humaine.

Je voudrais qu on reflechisse a ce problème. On pourrait se dire que c’est un peu simpliste.

QUESTION 2 : ne pourrait-on pas avoir un univers ou mal est systematiquement ecarte, empeché ?Si vous étiez  dieu à quel cout devriez vous empêcher toute souffrance ? Que pensez vous de cela ?

Note pour réponse : dire que dieu devrait seulement permettre le mal dans un monde ou on est libre est contradictoire

       3.  Dieu va éradiquer mal mais il attend (donne une espérance)

Apocalypse 21:3,4

Romains 8, 18 (la création soupire)

Pourquoi Dieu attend-il?? Lire: 2 Pierre. 3:9. Pour que le plus grand nombre soit sauvé

Meme si on ne comprend pas forcément tout face au mal, la Bible donne un cadre cohérent pour le comprendre . La Bible  donne à la fois le pourquoi,  l’origine du mal et de la souffrance et également un espoir. Mais elle donne encore plus ! C’est là ce qui fait toute la différence du christianisme.

  

Un Dieu avec Nous

Le Dieu de la Bible : c’est le Dieu qui souhaite être avec nous dans les souffrances. Il s’agit la bien  plus qu’une réponse intellectuelle.

Ex : Job dans la Bible. Il perd sa famille, ses biens, et même la santé. S’en suit  de nombreuses souffrances, interrogations et prières à Dieu ; à la fin  qu’est-ce qui fait la différence ? Il finit par rencontrer Dieu. Dieu ne répond pas à toutes ses questions, mais il le rencontre.

La Bible présente :

-          Un Dieu qui comprend et compati à notre souffrance

Jean 11. Lazare v1-6 v32-35 Jésus pleura… alors qu’il est sur le point de ressusciter Lazare, Jésus pleure car face à la souffrance humaine il n’est pas indifférent

- Dieu comprend la souffrance car il a expérimenté. Il n’y a rien de pire que de se sentir seul, quand on souffre , ou incompris. Mais Jésus a tout enduré. Lire Hébreux 4, 15-16.

- Dieu souhaite et peut nous donner de la force, la paix dans nos souffrances ( 2 Corinthiens 1,3-6)

- Dieu peut même travailler pour notre bien à travers nos souffrances ( Romains 8, 28)

 

QUESTION 3:  Pour les chrétiens présents. Avez-vous un exemple personnel de souffrance/ difficulté où vous avez pu expérimenter ce Dieu qui est avec nous ? Avez-vous vu Dieu utiliser cela ? Comment ?

 

Témoignage.

CONCLUSION

 

On a vu : face aux objections, Dieu offre quelque chose de cohérent qui tienne  la route intellectuellement. Mais bien plus, ce soir on a la possibilité d’expérimenter ce Dieu au milieu des soucis, difficultés de notre vie.. Si Dieu nous offre cela, pourquoi repousser cela quand on peut maintenant avoir une relation avec Dieu, vivre ce qu’est avoir dieu avec nous.

On a vu que ça a changé nos vies. C’est ça qu’il veut faire, mais on a le libre arbitre. Dieu ne veut pas s’imposer. Invitation. Va-t-on lui ouvrir notre cœur ce soir ?

Si on lui a ouvert notre cœur. Est-on conscient que l’objectif de dieu désormais  c’est également de toucher les autres par nous, et que cela implique de briser notre orgueil. Dieu veut utiliser nos difficultés pour nous changer. Et notre entourage pourra voir Dieu nous transformer et y voir les preuves tangibles de l’existence de ce Dieu qui est avec nous.


[1] LEWIS C.S, Les fondements du christianisme, Ligue pour la lecture de la Bible, 2007, p54

[2] KELLER Tim,  La raison est pour Dieu, Editions Clé, Lyon, p 45

2 Corinthiens 4, 7-18: Un trésor dans des vases de terre

•30 novembre 2011 • Laisser un commentaire

Voilà un enseignement que j’ai donné dans une église parisienne.
Sorry je n’ai plus trop le temps de retranscrire les études donc, les études suivantes seront sans doute audio. :)

NB: il manque les 2 premières minutes de l’enseignement c-a-d le début de la lecture du passage.

 

Résumé: Ce passage révèle une vérité surprenante. Paul enseigne que le chrétien est comme un vase d’argile (opaque) depuis qu’il a accepté Christ. Et Dieu souhaite nous utiliser dans la vie des autres pour les toucher. Mais le problème c’est que les autres ne voient pas ce trésor, car ce vase est opaque. Il va donc falloir que dieu agisse sur notre ancienne nature pour nous briser afin que cette lumière rayonne autours de nous. Paul révèle la clé d’une vie parsemée de difficultés et pourtant transformée.

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Objection 1: Un seul chemin?

•22 novembre 2011 • Laisser un commentaire

Voici la première étude d’une série de 4-5 études sur le thème “Objections contre le christianisme”.

Introduction

De nos jours, nous vivons dans un « village planétaire » où l’on a une conscience accrue de la diversité  culturelle.

Mais cette affirmation de la diversité maintenant concerne plus  que les différences culturelles,  elle concerne la question de la vérité.

Or  au cœur des déclarations bibliques est la déclaration qu’elles seule donnent la vérité et la seule façon d’être sauvé ?  Ca pose un certain nombre de questions. Je voudrais qu’on lise un passage à ce sujet.

Jean 1 (prologue 1-8) :

Avant de lire, un petit contexte pour comprendre ce passage. L’évangile de Jean a été écritpour  un public gréco-romain qui croyait à l’exitence d’un dieu lointain : organisateur du monde. En philosophie ils lui donnaient le nom de “logos” (la parole) . Jean écrivit  pour leur  dire qu’ils ont raison, que ce logos, cette parole existe mais qu’ il est possible de le connaître à travers la personne de Jésus Christ. Pour expliquer ce dieu à une autre culture il emprunte un de leur concept, et c’est ce que l’on trouve  dans le texte: “la parole” .

Dans ce petit passage on remarque plusieurs déclarations uniques

-       V1-3 :Dieu est un dieu éternel/  en même temps distinct de dieu (un mais plusieurs personne)

-       V3créateur de l’univers/ il est personnel « il »

-       V14 logos : identifié à jésus

-       Jésus est le sauveur de l’humanité.

Redite en Jean 14, 6

De nos jours la prétention à l’exclusivisme du christianisme, est considéré comme potentiellement dangereux et arrogant. Pourquoi ?

Après tout est-ce qu’il ne suffit pas de regarder l’histoire pour voir que beaucoup de guerres ont eu lieu à cause de religions. On peut rappeler que le christianisme historique  a bien souvent emmené à la tyrannie, à la violence. En réaction à cela, il y a désormais un consensus qui a appelle à l’ouverture et à la tolérance. Ca parait emprunt d’une grande sagesse et d’humilité, etêtre un point de vue “éclairé”. En matière de religion et de croyance, il faut accepter ce que l’autre croit sinon on court le risque de répéter les erreurs du passé et de l’opprimer

Ensuite,  si notre société en est où elle en est aujourd’hui, c’est que le terme de tolérance a suivi une évolution et va désormais bien plus loin. Ce n’est plus acceptation de la différence même si l’on n’est pas d’accord avec l’autre (garantit par la loi)  maintenant ce terme implique  qu’on ne peut pas être en désaccord avec la vision du monde de l’autre. On croit qu’aucune vision du monde ne peut s’élever au dessus des autres, et qu’ il n’y a pas de vérité. Dire cela , implique que derrière cette objection, on croit,  qu’on en soit conscient ou pas, à la notion de relativisme . “Puisqu’on observe une grande diversité, toutes les opinions doivent être similaires”. C’est à dire que la diversité a atteint la question de la vérité

De nos jours on considère que  toutes les religions sont vraies d’une certaine manière, qu’il ne s’agit que d’une préférence personnelle/ d’une construction sociale en fin de compte. Chaque personne, chaque groupe choisit selon ses propres préférences et son propre contexte ce qui lui plait .C’est simplement une question de préférences personnelle. » Je crois ce que je crois, ce que tu crois, si ça te rend heureux, c’est trop cool ! » Et il est politiquement incorrect de porter un jugement sur les croyances de quelqu’un d’autre car il  s’agit désormais non d’une divergeane d’idée mais d’une attaque personnelle.

Je voudrais qu’on réfléchisse aujourd’hui à cette affirmation, qui contient un certain nombre de failles même si elle a l’air convainquant et humble.

-       On verra que le relativisme a un pb : il n’est pas tenable ni viable au quotidien , qu’il n’est pas rationnellement  correct .

-       Qu’il fait preuve d’une méconnaissance, naïveté quand aux religions humaines. Dire que toutes les religions disent la meme chose en gros est mensonger.

-       Verra l’alternative du message biblique, pourquoi la recherche de la vérité est importante

 I.              Le Relativisme pose un problème moral:

On vient de voir que de nos jours la notion d’absolu, de vérité a été écarté, au centre il y a un individu qui se créé sa propre vérité à partir de ses préférences. Il y a des tas de vérités. Selon cette logique : personne n’a le droit de me dire ce qu’il faut faire ou ne pas faire ou croire. Si personne n’a tort, tout le monde a raison !!!!!!
Ceci pose la question suivante à  laquelle je voudrais qu’on réfléchisse ensemble

QUESTION : Doit/Peut-on tolérer tout les points de vues religieux ? ou toute croyance ou  encore idéologie ? Si l’idée principale est que le seul absolu   ce sont nos préférences personnelles, quels problèmes et dangers peut-on envisager ?

Pistes de réponses :

-       Celui qui épouse le relativisme s’engage au conformisme social ou légal : puisque toute.  On n’a aucune base pour dire qu’il faut effectuer des réformes , lutter contre quelque chose de problématique/ d’injute

“Il faut protéger l’existence et la reproduction de notre race et de notre peuple, la subsistance denos enfants et la pureté de notre sang, la liberté et l’indépendance de notre patrie.” Hitler

Quelle est notre base pour critiquer Hitler s’il n’ y a pas de base objective pour bien/mal ??

-       Cela a un impact dans nos relations humaines. Autonomie exacerbée aliénation/ indifférence.

L’indifférence (cf.  le professeur Jean Claude Basset (université de Genève) :   Produit une société très individualiste ou chacun reste à une distance suffisante…).

L’indifférence : attitude largement répandue en Occident, qui se traduit dans une forme de tolérance par désintérêt pour la vie, la foi et les valeurs d’autrui et permet une coexistence sans heurt qui peut passer superficiellement pour de l’harmonie. Sous couvert de neutralité, c’est la loi du chacun pour soi, garantie par une sorte de no man’s land) S’il n’y a pas d’espace de discussion approfondie c’est triste

-       Aucun droit de critiquer le baalisme (sacrifice rituel des bébés)  nouvelle guinée sacrifice de l’ennemi/canibalisme. Aucun droit de critiquer l ablation du clitoris des femmes  ds certaines formes de L’islam d’afrique ! Lucien Levy Bruhl, philosophe/sociologue : a le premier mis en avant l’importance du contexte culturel et social. Qu’il n’y a pas de morale objective mais situationnelles, contextuelles.

On l’a vu, le relativisme bien qu’il soit attractif pose un pb, parce qu’il n’est pas vraiment vivable, peut avoir des conséquences problématiques. S’il faut absolument respecter les croyances qu’autrui préfère, alors on n’a aucun moyen d’avancer. Le relativisme implique qu’il faille accepter l’autre sans l’utilisation de sa raison/ sens profond qu’on a que des choses sont bien/mal, qui quoi qu’on dise est bel et bien là chez l’individu créé à l’image de Dieu

CL1 :  Personne ne peut accepter que tous les points de vue religieux sont valides. Pas vivable car on emet tjs des jugements de valeurs

II.            Un problème encore plus important : cette position n’est pas intellectuellement tenable.

 

  • Est-ce que quelqu’un remarque un problème dans les présupposés du relativisme qui dit que personne ne peut prétendre détenir une vérité absolue, que la vérité est purement subjective ? Toute vérité est personnelle/ subjective…

Il s’agit d’une contradiction flagrante . D’un point de vue logique ce qui est dit pose problème… on dit qu’il n’y a pas de vérité.. mais c’est cela meme qu’on élève au grade de vérité. Dire qu’il n’y a pas de vérité absolue possible est  une déclation absolue en elle meme!

Comment peut-on en être certain? Dire cela implique que l’on croit en une vérité absolue  « qu’on est convaincu qu’il n’y a pas de vérité », donc ça implique que cette déclaration est fausse !!!

B) Ensuite, le relativisme viole une des règles du bon sens/de la logique : la loi de la non contradiction.

Ce qui est la manière classe de dire que si deux déclarations sur un même sujet se contredisent, les deux ne peuvent être vraies, ou alors toutes les deux fausses.

Ex : terre plate/ ronde

Ex : si un patient qui a un cancer voit deux docteurs, l’un dit prenez une aspirine et à l’autre on va commencer une chimio.. l’un des deux docteurs a un gros pb !! les deux ne peuvent avoir raison !!!

Dans toutes les domaines importants de la vie,  on utilise la loi de la non contradiction.  On ne peut vivre sans ça.

Pourquoi on utilise ce bon sens partout sauf  en religion?  Pourquoi on ne pourrait pas l’utiliser là?  Certes c’est plus facile de trouver la vérité à une addition que la vérité sur dieu/ la réalité ultime!

C)   Enfin, ce point de vue est hypocrite voire malhonnête face aux religions dont il parle.

Déjà dire que toutes les religions mènent a la même chose pose problèmeb : ça implique qu’on a eu une révélation/ un point de vue objectif….

Mais aussi, dire cela,  nécessite une distorsion des déclarations des autres religions. Car quand on regarde religion et leur déclaraions… non elles n’on t pas de différences superficielle et disent en gros les  mêmes choses. En fait c’est le contraire. Elles se contredisent. Donc elles ne peuvent pas toutes avoir raison.

(Steve Turner, journaliste britannique) “Nous pensons que toutes les religions enseignent en gros la même chose: qu’elles croient toutes en l’amour et la bonté. Elles ne diffèrent en fait qu’en matière de création, péché, ciel, enfer, Dieu et le salut..!” “[1]

  QU EST CE QUE DIEU
NOTRE PROBLEME SPIRITUEL C EST QUOI LE SALUT?
COMMENT PARVENIR AU SALUT?
CHRISTIANISME Personel & Trinitaire Séparation de Dieu  à cause de notre culpabilité morale Relation personnelle avec Dieu pour toute l’éternité Recevoir le pardon par la foi en Jésus Christ
Judaisme Personnel et unique Séparation de Dieu  à cause de notre culpabilité morale Relation personnelle avec Dieu pour toute l’éternité Se tourner vers Dieu et mener une vie pieuse
ISLAM Personnel et unique Séparation de Dieu  à cause de notre culpabilité morale Acceder à un paradis de plaisirs sensuels pour l’éternité Suivre les 5 piliers de l’Islam
HINDOUISME Pantheistique ou Polythéisme Ignorer que le tout est un Liberé de notre individualité (moksha) Ameliorer son karma pour accéder à une meilleure réincarnation
BOUDDHISME Pantheistic or Atheistic Ignorance that all is one Libéré de notre exisitence individuelle (“nirvana”) Echapper à la  réincarnation en suivant les 4 vérités nobles  et les 8 directions

Ces visions sont incompatibles et complètement différentes! On ne peut pas les harmoniser

 

Zaehner (Hindou): “Maintenir que les religions sont des chemins qui mènent au même but, comme on le fait souvent aujourdh’ui, c’est maintenir quelque chose qui n’est pas vrai… Les principes de bases de l’Est et de l’Ouest… ne démarrent pas des mêmes présupposés. Le seul point commun entre toutes les religions est que la fonciton de la religion est de soulager. Mais il n’y a aucun accord quand à la nature de ce dont on doit être soulagés. les grandes religions s’opposent dans leurs propos”[2]

C’est  pour cela que le relativisme n’est  pas tenable intellectuellement.

En fait bien souvent si on dit que toutes les religions sont vraies, et je cite un auteur que j’aime bien gary delashmutt… c’est par paresse!!

On n’a pas le temps. Et on se dit que cette position  a l’air tolérente et éclairée. Comme cela ça nous évite d’y réfléchir et au moins ça ne nous remet pas en cause!  Mais c’est une position qui manque intégrité. On serait plus honnete si l’on disait  qu’on n’y a pas réfléchi ou que cela nous saoule.

Déclarations de la Bible

Enfin, je voudrais qu’on étudie l’alternative biblique. On remarque un message honnête, emprunt d’un bon sens profond et d’une grande intégrité.

Elle déclare que la vérité existe et qu’il y a des conséquences qui découlent de ne pas la suivre… Par amour Dieu révèle le problème humain.

Jean 8,   24 Si vous ne croyez pas ; vous mourrez ds vos pechers..

Jésus ne dit pas cela car il est  intolérant. Il dit cela car c’est la vérité et qu’il aime les gens assez pour leur dire la vérité!

Jésus ôte toute voie médiane: soit on est avec lui , soit on est loin de lui! Car l’enjeu est de taille (salut).

Je pense qu’on se doit, au moins une fois dans notre vie, de nous poser des questions spirituelles et d’enqueter pour voir si le christianisme n’est pas la vérité. Et Dieu fournit un certain nombre de preuves.

Et quand on a accumulé suffisamment de preuve, Jésus nous invite a accepter ce qu’il a fait pour nous afin de commencer une relation avec lui. On ne trouvera pas de meilleure offre!

NB:  Jamais le message de Jesus Christ n’amene à une volonté de dominer l’autre, le christianisme historique qui a déraillé justement n’a pas suivi son enseignement… Les chrétiens ne sont pas mieux, ils ont justes été graciés et c’est ce qui les pousse à vouloir étendre cela à leurs amis

Pour les chrétiens. La Bible invite à

1)     parler à son entourage mais par esprit de service ( 2 cor 6, 5)  mention de la métaphore de l’Ambassadeur…. 2 cor 5,20

2)    En definitive ce n’est pas à nous de les convaincre, mais dieu…. Même si un certain nombre de choses peuvent nous rendre plus convainquants (2 cor 6)


[1] Journaliste Britannique  Steve Turner cité par Ravi Zacharias dans sa conférence à Harvard, “Is Atheism Dead? Is God Alive?” November, 1993.

[2] Colin G. Chapman, The Case For Christianity (Grand Rapids: Eerdmans Publishing, 1981), p. 143.

Aide pour étudier la Bible (l’interpréter par la méthode inductive)

•16 novembre 2011 • Laisser un commentaire

Lire 2 Timothée 2:15.

Ce passage nous montre l’importance de savoir expliquer/ interpréter la parole correctement . « Efforce-toi » implique qu’il y a un processus d’interprétation. Ensuite ce passage implique qu’il existe des manières incorrectes d’interpréter la Bible et qu’il y a des difficultés.

J’espère vous donner quelques pistes pour vous aider à étudier la Bible. Après un petit survol je vous donne en deuxième partie des questions qui vont vous aider à tirer l’enseignement principal de chaque passage etc. Si vous êtes impatients et les voulez tout de suite: cliquez ici étude inductive

NB: Il y a différentes manières d’interpréter la Bible :

  • Littérale (pbs : passage hors contexte)
  • Allégorique (pbs)
  • Dévotionnelle : se concentre sur ce qui nous édifie personnellement mais ignore le contexte. Problème : on lit ce qu’on veut lire.
  • Avec l’accent sur l’expérience du lecteur moins que sur le contenu (pbs)

Comment bien interpréter alors ?

Qu’on se rassure: Dieu a rendu son message central complètement clair de 3 façons différentes.

  1. En utilisant un langage suffisamment clair
  1. En repentant le message central
  2. En nous donnant le Saint Esprit pour comprendre et mettre sa parole en application

Règles claires interpretation:

  1. 1.      Interpréter grammaticalement
  2. 2.      Interpréter historiquement
  3. Interpréter de manière critique

5 règles pratiques pour parvenir à une interprétation juste

a. Interpréter à la lumière  du contexte du passage (auteur ? livre ? passage?). Ne jamais prendre un passage et l’isoler de ce qui l’entoure. Le contexte devrait être considéré comme un des éléments les plus importants pour interpréter un passage.

b. Interpréter à la lumière de la révélation progressive (Heb. 1:1,2). Dieu n’a pas change son programme mais oui sa manière de l’atteindre. Il y a eu plusieurs alliances. Il est important de se demander « dans quelle programme ce passage s’insère-t-il ? » Les applications premières de ces passages concernent les personnes de ces programmes. Il peut y avoir des applications secondaires basées sur des principes qui ont une application universelle. (ex respecte le sabbat..)

c. Interpréter l’écriture en harmonie avec les autres écritures. Puisque la Bible est inspire par Dieu, elle ne se contredit pas. Par conséquent on ne peut jamais interpréter un passage de manière à ce qu’il contredise d’autres écritures.

d. Interpréter le “non clair” à la lumière de ce qui est clair.  Toute vérité essentielle est présente  de manière répétitive. Ne jamais construire une doctrine sur un passage vague.

e. Interpréter à la lumière du style littéraire.Le style littéraire affecte notre compréhension d’un passage.

Passons à la pratique

Conseils pour interpréter un passage (nous nous aidons de la méthode dite “inductive” :processus où un étudiant réunit le plus de faits possible sur un passage, et seulement après, tire des conclusions quand à sa signification.

(Cette méthode permet d’interpréter un passage à la lumière du contexte du livre entier)  Cette façon de faire apprend également au lecteur à ne pas tirer des conclusions hâtives à partir de mots ou d’expressions communs à d’autres passages qu’ils soient liés ou non à celui-ci)


Avec un peu de pratique , cette méthode  permettra d’approfondir votre étude de la Parole et surtout qu’elle devienne plus vivante!!!

I. Survol

 Lire un commentaire introductif sur le livre entier (celui d’Alfred Kuhn «  Soixante-six en un » est très bien pour cela )  pour apprendre : qui a écrit, dans quelle circonstance, pourquoi, quel est son but, quel est le problème ? Regarder le « plan du livre » pour voir un peu la progression de la pensée de l’auteur (si le temps lire le livre en entier)

Ou encore mieux lire le livre entier également (dépend du temps)

 

 

II. Lire le paragraphe à étudier d’un seul trait pour nous familiariser avec celui-ci puis le reprendre verset par verset (voir questions III.)

 

III. Questions qui vont nous aider à interpréter le paragraphe et  à trouver une application.

  1. A.   Vérifier les problèmes de langues/ références culturelles s’il y en a

 

  1. B.   Quel est le Point central du passage ? Quel est le contenu théologique ?

Qu’est- ce que ce paragraphe enseigne sur les problèmes suivants: la nature de Dieu , du péché, de l’homme, de Satan, du salut, de l’église,  de la vie chrétienne…?

C. Stratégie de l’auteur

  1. Pourquoi ce paragraphe est-il placé là ? Comment dit-il les choses ?
  2. C’est la question qui va donner de la profondeur à votre interprétation et permettre que votre application soit légitime car vous ferez la même remarque que l’auteur. En répondant aux questions stratégiques, vous vous demandez : comment l’auteur veut-il influencer son public ? A quoi invite ce passage  concrètement pour le public d’origine ? S’il ne le faisait pas cela donnerait quoi ? Parfois : Qu’est-ce que l’auteur cherche à combattre (enseignement sous entendu/ état d’esprit des auditeurs) ?

D. Application contemporaine ?

Comment l’enseignement que contient ce paragraphe est –il pertinent de nos jours? En quoi le point central du passage est actuel pour ma culture/ mon groupe/ mes amis/moi ? Qu’est ce que ce passage pourrait remettre en question ? Quelles sont les implications pour mes problèmes de péché, mes relations et ma croissance spirituelle?

Ephésiens 2, 1-10: L’ homme selon la Bible

•11 octobre 2011 • Laisser un commentaire

 Introduction

Paul

Ephèse : Paris

Paul à Ephèse : Tyran un enseignant avait mis à sa disposition son école (ou plutôt un portique). Un lieu public accessible à tous ( car opposition des Juifs..) où il enseignait tous les jours.  C’est un peu comme nous ce soir. Ce qui lui permis de toucher beaucoup d’Ephésiens mais aussi d’étranger, et beaucoup de gens entendirent le message de l’évangile de cette manière. NB : A l’époque les chrétiens se retrouvaient les uns chez les autres, la Bible décrivant l’église comme l’assemblée des chrétiens, un bâtiment n’est jamais attendu, mis en avant. Ce le fut bien plus tard, et eut des conséquences malheureuses : assimilation d’un bâtiment à la maison du seigneur et tout ce qui va avec. Alors que le message du christianisme biblique c’est que Dieu habite désormais en nous, car  il s’agit d’une relation. Pas d’un lieu ou l’on va, de rituels à accomplir et on parlera de cela justement un peu plus tard aujourd’hui. C’est typiquement humain de chercher à se démarquer par ce qu’on fait, on verra aujourd’hui que la Bible rejette cela et avoir un rapport mécanique : formaliste.

Il écrit cette lettre de prison, elle est destinée à tous les gens devenus chrétiens après cette grande expansion qu’ils ont connue. Il commence à énumérer tous ce que les gens ont obtenu de Dieu : adoptés/ relation sûre/. Et juste maintenant au chapitre deux il contraste cela avec leur état d’avant : morts. Lire le passage

-       On étudiera tout d’abord le problème humain mentionné dans le passage

-       On étudiera la réponse de Dieu

-       Et les conséquence

  L’homme selon la Bible

Y a-t-il vraiment un problème d’abord ?

Si la Bible est réellement inspirée, une révélation objective, il faut que ce qu’elle décrit colle à la réalité.

La Bible déclare que l’homme est mort spirituellement. Il nait coupé de Dieu et naturellement rebelle (développer)  La Bible propose une vision négative du monde : il n’est pas dans l’état dans lequel il devrait être.

Pourtant il y a d’autres croyances, qui estiment qu’il n’y a absolument aucun problème l’homme, le monde est tel qu’il devrait l’être. Pour le bouddhisme, par exemple, la souffrance est normale, elle est liée au désir (soif du désir, soif de l’existence) et le moyen d’y échapper est de s’en détacher.
Quand on regarde les atrocités commises pendant la Seconde Guerre mondiale, quand on regarde les génocides par les Khmers rouges on se dit que c’est inhumain. A côté de cela un animal peut tuer jamais on ne va le mettre en cause, car on se dit que  c’est sa nature et son instinct. Quand on est face à un comportement humain du même genre on va le dire anormal. Parce qu’on sent que l’homme est plus. Pourtant l’homme est le seul animal, prêt à détruire son habitat, les autres, par pure cruauté. Il y a quelque chose qui cloche chez l’homme face  à toute sa grandeur

Pour revenir à nous, même si cela ne nous concerne peut-être pas,  On passe nos vies insatisfaits à courir après quelque chose qui nous échappe toujours : le bonheur. Les publicitaires font fortune grâce à cela.  Regardez attentivement les publicités : on nous promet du bonheur, de la sérénité. Le problème c’est qu’on est un trou sans fond comme dirait ma grand-mère quand je goutais chez elle, face à ma gourmandise. C’est ça pour l’homme,  on est insatiables, des éternels insatisfaits. Un animal, lui, est heureux du moment qu’il a ses besoins primaires assouvis. L’homme, lui ne le sera jamais, et il dépense des fortunes de nos jours en thérapies, en France on est champions du monde. Le Ministère de la Santé a publié en 2004 les chiffres « record ». 5 millions de personnes qui sont sous anti-depresseurs ( 1 boite par habitant/ an). Il semble bien que quelque chose ne tourne pas rond, pourquoi ne peut-on jamais être satisfaits ?

b.    Description du problème selon la Bible

Notre passage, parmi tant d’autres dans la Bible déclare que c’est « normal » car l’homme est coupé de celui pour qui il a été fait pour être en relation. Il s’agit d’un fléau héréditaire un peu comme les retombées de catastrophes nucléaires qui affecte plusieurs générations.

Le problème se trouve dans le cœur de l’homme Jean 2, 25. L’homme est mort. Le problème ne réside pas dans ses actions, mais dans sa nature même. On verra que là le christianisme biblique se démarque de toutes les autres croyances.

C’est intéressant de voir ce que l’homme a essayé de faire pour s’en sortir. Il s’est dit qu’il devait s’en sortir seul, manipuler la divinité par des actions pour en retirer quelque chose de positif. Même dans le christianisme historique l’homme finit par reprendre le dessus si on peut dire en disant qu’il faut gagner son salut…Mais il y a un problème… comment un homme mort peut-il s’en sortir ? C’est ce que déclare le passage, laissez-moi vous en lire un autre ( Romains 5, 6-8) Colossiens 2, 13….. A priori la situation est désespér

La réponse divine

On va peut être commencer par voir ce qu’elle n’est pas selon ce passage.

On lirait l’inverse des versets 8-9 , et ça donnerait ceci

La plupart des religions demandent de l’homme d’atteindre un certain idéal. Ou alors, on pense que comme on est une bonne personne « on ira au paradis » comme le veut la chanson. Mais une bonne personne par rapport à qui ? Quelle est la mesure ? (voir le tableau du mérite)

Où faut-il être sur ce tableau et bon par rapport à qui pour être « tranquille » ??? Il y a un problème, non ? Ce passage le montre bien, en gros les œuvres serviraient à nous glorifier, parce qu’on fait mieux que quelqu’un. Et la Bible dit même que ça n’a pas de valeur car là n’est pas le problème comme on l’a vu. Le problème est que l’homme est étranger, rebelle à Dieu. Une discipline religieuse n’y changera rien car on est « morts ». La seule solution… c’est qu’on soit secouru.

« Il nous a rendu la vie avec Christ ». Dans d’autres versets d’Ephésiens il appelle cela « mystère » ( Éphésiens 3, 8-12, et Éphésiens 3, 6)

La Bible déclare que Dieu lui-même est venu sur terre, en JC, pour être rachetés. C’est le terme qu’il emploie en Ephésiens 1, 7. C’était un terme employé pour les esclaves. C’est bel et bien notre état. On est prisonniers de cette façon de vivre, d’être éternellement séparés de Dieu, d’être morts spirituellement, notre seule chance c’est d’être secourus et la bonne nouvelle c’est que Jésus Christ est le point culminant de cette opération de sauvetage. Paul utilise le terme mystère pour désigner quelque chose de caché qui vient d’être révélé. La Bible explique le problème humain et dès le départ Dieu à l’œuvre pour mettre en place un plan. Etudier cela dans la Bible est hallucinant elle nous apprend dès le départ que Dieu enverra quelqu’un, qu’il sélectionne le peuple Juif pour que de lui soit issue le Messie, et elle annonce de plus en plus précisément d’où viendra ce Messie.

L’histoire humaine a un sens. Dieu est à l’œuvre pour tout réconcilier en lui. Juifs/ non juifs… pour que l’on puisse avoir une relation avec lui. On comprend pourquoi Paul s’extasie, Dieu n’était pas obligé. Le créateur que les hommes ont rejeté, et soupçonnent, vient à la rencontre de ceux-ci et peut importe s’ils l’accepteront ou pas se donne pour qu’il n’y ait plus de barrière entre l’homme et lui. A côté de cela les chansons d’amour à la radio c’est de la gnognotte.

C’est un point important d’Ephésiens et on verra en quoi c’est important, c’est la sécurité que l’on peut avoir de cette relation. Elle ne dépendra jamais de nous. Dieu s’est engagé, amour inconditionnel, même si tu ne m’aimes pas moi je veux agir pour ton bien. Je cours le risque d’être rejeté. Et la raison pour laquelle Paul insiste autant sur les conséquences de ce qu’on a reçu c’est que si on les comprend bien cela va nous changer.

Si vous n’avez jamais demandé à Dieu de vous donner ce don, peut-être que c’est le soir pour le lui demander maintenant, ou chez vous. Il promet de venir à ce moment,  par son St esprit,  de commencer une relation avec lui. Ce n’est pas une religion, c’est une relation que Dieu nous propose. Une relation qui va nous transformer car il va répondre a nos besoins et forcément cela va influencer nos relations avec les autres. Ce n’est rien de plus. C’est ça la grâce. Pourquoi repousser cela à demain si l’on sent que Dieu nous invite à entrer dans cette relation. La seule chose qui pourrait nous en empêcher c’est nous même.

Pour les chrétiens une application de cette partie c’est de se dire que si Paul écrit cela à des gens déjà chrétiens, c’est qu’il est important de se rappeler qui nous sommes. Ephésiens 3,  17-18. La manière de grandir dans la vie chrétienne ce n’est pas de  faire des choses que traditionnellement on a dit être chrétiennes, c’est avant tout d’être enracinés dans l’amour. Comment l’être sinon que de réfléchir, étudier l’amour de Dieu qu’on voit, son intelligence, dans la Bible. On verra après qu’il y a un deuxième aspect à cela. Mais prend-on du temps avec Dieu pour développer notre relation, pour lui parler, pour étudier la Bible/ la comprendre afin de comprendre qui nous sommes maintenant. Et laisser ses vérités nous changer. (voir Ephésiens 1 : adoptés,  acceptés,  connaissance…) Car il estpossible de vivre sa vie chrétienne sans grandir. Témoignage.

C’est comme si on vivotait alors qu’on a gagné au loto ou hérité de notre oncle d’Amérique. Si on savait qu’on est riche, on vivrait différemment. C’est la même chose dans la vie chrétienne. Comprendre ses vérités , ça transforme ! On a une liberté. Même dans les circonstances difficiles on a une autre perspective. On peut mener sa vie chrétienne ballotés par les circonstances, nos humeurs, nos émotions. Si on ignore notre nouvelle identité, tout ce que Dieu a déjà fait. (passé et pas futur)

Il ne faut pas oublier que Paul, qui essaie de booster les chrétiens de la région d’Ephèse, était en prison à l’époque. Du moins en « garde rapprochée », attaché à un soldat prétorien, d’ailleurs il avait aussi un problème de santé qui le rendait un peu dégoutant aux yeux de certains. Il aurait des raisons de se plaindre et d’être cynique. AU lieu de ça, malgré ses circonstances, il a la pêche, parce qu’il a une vision d’ensemble. Il sait que Dieu gère, a le contrôle de sa vie. (Promesse de Dieu en Philippiens 1,6) Il sait de quoi il parle car lui a la base il était opposé aux chrétiens et les persécutaient, mais Dieu s’est révélé à lui, lui a montré qu’il se plantait et il a compris le plan que Dieu exécute à travers l’histoire : toucher le plus de monde possible. Après cela, il fonce pour participer à cela et justement c’est le sujet de notre dernière partie.

  Le chrétien et le plan de Dieu

Non seulement on peut être sauvés, connaître ce que Dieu fait à travers l’histoire. Mais en plus et ce qui est cool c’est que l’on peut y participer !

Remarquez que cela vient après les œuvres ce n’est pas quelque chose que l’on fait pour être acceptés mais auxquelles on peut participer  si l’on veut.

Suite à cet amour que nous avons reçu, il est naturel après de faire de même.(Ephésiens 5,1)  Et Paul va en parler à partir du chapitre 4. Cela veut dire quoi imiter Dieu ? Cela veut dire prendre l’initiative dans les relations, chercher à servir les autres, parler de Dieu à nos amis pour qu’ils puissent avoir la joie de les connaître, avoir le bien être de l’autre en tete et pas le nôtres. On peut le faire apres car Dieu nous a donné. On peut avoir des relations renouvelés, c’est vraiment chouette de vivre ça.

Avant de terminer je voudrais réfléchir à ce qui pourrait nous empecher de vivre comme cela :

-       N’a pas une connaissance solide de ce que Dieu a fait et des implications que cela a

-       Est-ce qu’on a dit a Dieu qu’on voulait prendre cette deuxième décision de le suivre ; d’être un disciple ? A savoir que Dieu nous préviens d’avance que ça ne sera pas facile, mais l’enjeu est de taille, il faudra renoncer à soi-même. Si un grain ne meurre il ne pourra pas porter de fruit.  On vit bien souvent pour notre plan de vie,  ne nous satisfera pas d etoute manière. Dieu nous propose de participer à ce plan mais cela peut impliquer des situations ou  on aura moins de temps pour nous ? Que faire alors : imiter Dieu : lui a tout donné pour nous. Sachant qu’il nous dit qu’on aura une récompense pour cela. Ce comportement devrait être normal et découler dans des relations changées avec les autres. Puisqu’on tire notre identité de Dieu on est libre après de servir le sautres, et non pas de les utiliser pour ce qu’on veut qu’ils nous donnent…

 
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