Jean, tasse 7 (Jean 5, 1-29)

•février 1, 2010 • Laisser un commentaire

Après une grosse pause due à un « overbookage » complet (lol) , nous revoilà pour la suite des études de Jean… j’espère pouvoir être plus régulière.

Bonne lecture et à la semaine prochaine!

Celui qui donne la vie

Par Gary DeLashmutt

Introduction

Nous trouvons ici le troisième des septs signes que présente l’évangile de Jean. Souvenez-vous qu’un signe est un miracle que Jésus a accompli et qui nous apprend quelque chose sur Jésus et ce qu’il apporte à toute l’humanité. Souvent, Jésus accompagne les signes d’un enseignement de sorte que personne ne passe à côté de la signification du miracle.C’est également le cas ici, et l’explication de ce signe dont nous allons parler est claire : Jésus est celui qui donne la vie.

Le Signe (v. 1-9a)

Lire v. 1-4.  Les versets 3b et 4 n’ont pas été écrits par Jean et ne font donc pas parti du texte biblique. Ils sont ou devraient être mis entre crochets parce qu’ils ne sont pas présents dans les manuscrits les plus anciens. Lorsque des versets supplémentaires apparaissent dans des manuscrits plus tardifs, cela n’est généralement pas considéré comme authentique. Il s’agit dans notre cas d’un ajout explicatif qui fut inséré plus tard dans le texte. Cette note explique ce que les gens de l’époque croyaient à propos de cette piscine, mais le texte biblique ne le confirme pas. Il s’agissait probablement d’une superstition locale, comme celle de Fatima ou de Lourdes que l’on peut trouver de nos jours.

Le Problème:

Lorsque Dieu regarde la race humaine, que voit-il ? Il voit ce que nous voyons au verset 3 ! Des personnes malades, impuissantes et qui mettent leurs espoirs dans des remèdes bidon.

On n’aime pas voir les choses sous cet angle. On se dit : «  J’ai quelques problèmes mais quand même ça va, je m’en sors ! Je ne suis pas fort au niveau relationnel, et alors ? Je n’ai pas de but et de direction pour ma vie, et alors ? Nous sommes tellement habitués à notre condition que ça ne nous parait pas si grave

Mais Dieu nous dit qu’ont est  « perdus »,  « sans espoir » (Ephésiens 2,12) ;  il dit qu’on est des « pécheurs » et des « ennemis ( Romains 5, 6,8,10). Nous sommes tellement éloignés de lui que jamais on ne le chercherait si lui n’était pas venu nous chercher en premier. Nous sommes des personnes brisées, endommagés dans tous les domaines (physiquement, psychologiquement, émotionnellement, intellectuellement, etc.) parce que nous sommes éloignés de lui. C’est ça la vraie condition humaine!

La Question:

Lire le v.5. Cet homme est particulièrement impuissant. Au verset 6b, Jésus lui pose une question qui semble être une question bête. Mais la réponse de l’homme en révèle toute la sagesse. Ce qui parait bizarre, c’est que l’homme ne répond pas à sa question, mais il se plaint de ses voisins et de l’injustice du système. (lire le v.7 !) Il est tellement abattu qu’il a abandonné tout espoir de s’en sortir et attend juste la mort.

Je crois que pas mal d’entre nous sont dans le même cas. Christ nous dit : «  Veux-tu aller bien? » Mais nous, nous  sommes  focalisés sur nos circonstances difficiles, sur le fait que les autres ne nous traitent pas comme ils le devraient, ou qu’ils sont mieux lotis que nous… Il y a un plaisir un peu pervers  et une certaine sécurité à faire la victime. (C’est un peu le raisonnement suivant : « C’est peut être une flaque de boue mais au moins j’ai l’habitude de ça ! ») Certains préfèreraient se plaindre plutôt que de  permettre à Jésus Christ  d’agir pour que l’on aille mieux.

Par amour Jésus l’interrompt et lui donne un ordre qui contient une promesse implicite (v.8) Comme avec l’officier royal en 4,50a, il demande à cet homme de répondre à sa Parole en faisant un pas de foi.

Le Résultat :

Cette guérison était incontestable, instantanée et complète. La paralysie fut non seulement guérie— mais ses muscles atrophiés furent aussi  guéris  afin qu’il puisse marcher. C’est une des caractéristiques des miracles effectués par Jésus et tellement différent des soi-disant guérisons de problèmes invisibles dont on peut entendre parler (insomnie, problème de dos) qui sont (au mieux) partiellement guéris ;

C’est également une image du salut. Quand nous acceptons l’idée que nous sommes éloignés de Dieu, impuissants à nous sauver nous-mêmes, et quand nous acceptons de mettre notre confiance dans la promesse que Jésus  nous réconcilie avec Dieu, nous sommes instantanément et complètement restaurés. C’est ce que Jésus dira un peu plus loin dans le chapitre, mais tout d’abord il nous faut parler de la controverse…

La Controverse (v. 9b-16)

Lire le v. 9b . . . Oh oh… C’était le jour du Sabbat. Lire le verset 10 ( la police du Sabbat >> Sirène >> Veuillez ralentir et vous mettre sur le bas côté !) Pourquoi est-ce un problème ?

La loi de l’Ancien Testament prescrivait le respect du Sabbat afin de se remémorer de l’oeuvre de Dieu (la création) et de donner un congés aux hommes et aux animaux. Le Sabbat avait également pour fonction de rappeler au  peuple de faire confiance à Dieu au niveau des besoins matériels selon les promesses de l’alliance (temps des moissons)

Mais à cette époque, le Sabbat  était devenu un quelque sorte la marque de fabrique de la piété juive. Les Juifs religieux avaient fait une véritable obsession de savoir ce que « travailler » voulait dire exactement. Dans le Talmud, il y a 39 sortes de travaux interdits le jour du Sabbat. Cette discussion se déroule sur 24 chapitres et va dans de tels détails qu’ Alfred Edeisheim a déclaré ; «qu’on ne pourrait imaginer qu’un intellect sain puisse les avoir » [2]

Pour donner un exemple: ils n’avaient le droit de prendre une chaise et la déplacer où ils voulaient, mais ils n’avaient pas le droit de la tirer parce que cela pourrait faire une trace dans le sol, et ainsi « labourer le sol ». Vous pouviez cracher sur des cailloux, mais cracher sur la terre faisait débat: cela pourrait être considéré comme labourer. Les femmes n’avaient pas le droit de se regarder dans le miroir le jour du Sabbat parce qu’elles pourraient remarquer un cheveu blanc et l’arracher… car il est interdit de « récolter » en ce jour.  Réparer une sandale cassée un jour de Sabbat était une des autres questions qui faisait débat. Vous n’aviez pas le droit de faire ou de défaire un nœud. Vous pouviez « tremper » un radis dans du sel, mais pas trop longtemps. Les gens ne pouvaient pas monter aux arbres, monter à cheval, nager, frapper des mains ou danser le jour du Sabbat.

Vous n’aviez pas le droit de porter quoi que ce soit de plus lourd qu’une figue séchée. Si un homme jetait un objet de sa main droite et l’attrapait avec sa main gauche, c’était porter quelque chose. Mais s’il rattrapait l’objet dans sa bouche et le mangeait, ce n’était pas considéré comme le porter car l’objet n’existait  plus, il venait d’être mangé. Et bien entendu, les lois du Sabbat empêchaient quiconque d’aider les gens malades à moins que leur maladie les mette en danger de mort. [3]

En résumé: Jésus et cet homme étaient donc complètement coupables d’avoir brisé  le jour du Sabbat ! Lire le v. 11. Est-ce que les hommes disaient “ Quoi? Il t’a guéri après toutes ces années: Loué sois Dieu! Et qui est cet homme ? Il se peut qu’il soit le Messie, parce que les prophètes ont prédit qu’il permettrait aux boiteux de sautiller comme des biches (Esaïe 35, 6) Noooooon ! Pas du tout. Lire le v.12.  Comme nous allons bientôt le voir, la seule et unique raison pour laquelle ils voulaient connaître qui Jésus était, c’était pour l’accuser d’avoir brisé le Sabbat!

Lire les vs. 13-15.  Jésus  veut probablement dire que sa condition spirituelle est plus importante que son ancienne maladie, et l’appelle à croire en lui pour qu’il n’aille pas en enfer. La réponse de l’homme  est un témoignage sur Jésus plutôt qu’une denonciation….

Lire le v. 16.   C’est une mauvaise utilisation religieuse de la moralité. Et ce n’est pas seulement un problème « juif ». C’est ça la religion telle qu’on la trouve sous différentes forme sur terre  encore de nos jours!

Le christianisme met en avant la loi de Dieu : qui a un contenu moral réel (Haine, avidité, manque d’amour…) Quand on se focalise sur cette loi, elle nous rend conscient de notre vrai culpabilité morale et nous réalisons ainsi notre besoin de pardon par Jésus Christ. La religion, elle,  se focalise sur des règles extérieures, commandées par des hommes (ex :  respecter les limitations de vitesse, ne pas dire des gros mots, ne pas regarder des films X…)  En agissant ainsi, nous nous trompons nous –même car nous pensons que nous sommes des gens biens (justes). Agir ainsi nous empêche d’admettre notre vrai échec moral et de venir à Dieu avec honnêteté et humilité.

Par conséquent la religion est l’ennemie de la foi biblique. La religion appelle Dieu « diable » ( Matthieu  12). La religion a cloué Jésus sur la croix. La religion a tué le Dieu qu’elle prétendait aimer.

Ce n’est donc pas étonnant que Jésus haïssait la religion. Ce n’est pas étonnant qu’il réservait ses mots les plus durs pour ces gars-là ( Matthieu 23 : malédictions) ! Jésus confrontait les « pécheurs » mais pas de la même manière (agressivité) parce qu’ils savaient qu’ils avaient un problème avec Dieu. Mais ces hommes religieux se trompaient eux-mêmes, ils croyaient qu’ils étaient justes >> Expliquer les PHARISIENS & PUBLICAINS.

Les déclarations (v. 17-29)

Jésus savait que c’était le Sabbat et il guérit cet homme exprès ce jour-là pour provoquer cette controverse ! La controverse entre Jésus et les hommes concernait la question de l’autorité. Si Jésus rejetait leur autorité à interpréter la loi du Sabbat, à quelle autorité supérieure se référrait-il ? Sa réponse (lire) affirme qu’il a une autorité divine—parce qu’il est Dieu !

V. 17,18:  Les rabbins acceptaient  l’idée que Dieu puisse “travailler” le jour du Sabbat. Jésus déclare qu’il a une relation unique avec le Père, et partage sa nature—et il ne reprends pas leurs conclusions ! «  Vous parlez à Dieu en ce moment, donc changez d’attitude ! »

V. 19,20: Jésus declare avoir un degrés unique d’intimité personnelle et qu’il est en harmonie avec le Père. Ainsi, la guérison qu’il vient d’effectuer a l’approbation du Père, malgré leur censure.

V. 21: Il declare être celui qui donne la vie tout comme le Père (1 Samuel 2, 6; Jean. 1,4).  Il n’est pas sous leur autorité ; il a l’autorité de donner la vie à qui il veut.

V. 22: Il dit avoir l’autorité de juger –qui appartient exclusivement à Dieu (Deutéronome 1, 17).

V. 23: Ainsi, il declare qu’il mérite le même honneur que le Père.

Quand nous réalisons que Jésus a fait ces déclarations à des personnes profondément monothéistes, il parait indéniable qu’il déclare être le seul vrai Dieu.

On ne peut  donc pas dire que Jésus était un autre bon enseignant qui  parlait de Dieu—parce qu’il prétendait être Dieu. On ne peut  pas dire non plus qu’il était un maître spirituel parmi d’autre qui déclarait que nous sommes tous Dieu—ce n’était pas du tout ce qu’il disait. Soit il faut le rejeter parce que c’est un menteur ou un fou—ou alors le reconnaître comme votre Seigneur et votre Dieu. Quelle sera votre conclusion ???

Ce que ces déclarations mettent en avant, c’est que Jésus donne la vie – à la fois maintenant et dans l’avenir. Lire les versets 24-29.

L’homme allongé au bord de la piscine était mourant—mais Jésus lui donna la vie. Tout comme cet homme, nous sommes mourant. C’est juste une question de temps. Jésus nous offre la vie, de nous rendre vivant pour Dieu dès maintenant, et de nous épargner le jugement et nous offrir la vie éternelle plus tard.

Billy Graham déclara ceci aux funérailles du Président Nixon: “Cette mort devrait vous faire penser à votre proper mort… à ce qui sera important: pas ce que les autres pensent de vous—mais ce que Dieu pense de vous—son jugement, son verdict. » Peut-être que vous pensez: “Je ne crois pas  au jugement final » Eh bien, Jésus dit qu’il y aura un jugement final… que vous le croyiez ou non ! Ce qu’on croit, ce n’est pas ce qui créé la réalité… ces croyances doivent s’alligner avec la réalité qui est révélée par la Parole de Dieu !

Qu’est-ce qui détermine si vous serez jugé ou non ? Que vous respectiez le Sabbat ? Que vous respectiez des règles religieuses ? Non… croire en Jésus (v. 24)  Le “bon” du v.29 fait reference à croire en Jésus comme Messie de Dieu et Sauveur. Le ‘mal » se réfère au refus de croire en lui.

Jésus ne fait pas simplement ces déclarations sans nous donner aucune preuve de leur véracité. La fois prochaine, nous verrons les différentes sortes de preuvres qu’il nous donne—des preuves suffisantes pour que nous puissions prendre la décision de lui faire confiance. Etes-vous prêts à écouter ces preuves ?

Notes de bas de page.

[1] Philip W. Comfort and Wendell C. Hawley, Opening the Gospel of John (Wheaton: Tyndale House, 1994), pp. 90,91.

[2] Alfred Edersheim, The Life and Tines of Jesus the Messiah (Grand Rapids: Eerdmans Publishing Co., 1977), Book II, p. 778.

[3] Alfred Edersheim, The Life and Tines of Jesus the Messiah, Book II, pp. 778-787

Traduit avec autorisation par coffeebean24

Source: www.xenos.org

Jean, tasse 6 (jean 4: 45-54)

•décembre 7, 2009 • Laisser un commentaire

Bonjour à tous.

On reprend cette semaine notre 6e tasse ou 6e étude de l’évangile de Jean après une petite pause la semaine dernière pour cause d’overbookage complet ;)

A bientôt

coffeebean

Foi, Expérience et Parole de Dieu

par Gary DeLashmutt

Introduction

Ré-expliquer la définition du mot « signe ». Nous allons étudier le deuxième signe que Jean décide de développer. Il nous apprend quelque chose sur Jésus et sur notre relation avec Dieu.

Lire v. 45-47. Cet homme était probablement un des officiers du roi Hérode et peut être un « Gentil ». Il  fait une marche de près de 30 kilomètres de Capharnaüm à Cana, parce que son fils est « sur le point de mourir » et qu’il a entendu parler des guérisons de Jésus. Remarquez qu’il demande à Jésus de descendre ( à Capharnaüm)  pour guérir son fils.

La  conversation qui suit et l’enchaînement des évènements, nous apprennent quelque chose de très important. Ceci est  est mis en avant de manière régulière dans la Bible: la relation entre la foi, l’ expérience et la Parole de Dieu.

La mauvaise ‘foi‘: La foi basée sur des signes (v. 48)

Lire le verset 48.  Jésus semble très dur! En fait, il ne parle pas à l’homme en question mais à la foule autours de lui. ( « vous » v.45)  La foule était à Jérusalem depuis la Pâques  et avait vu ou entendu parler des miracles que Jésus avait fait. La requête de cet homme leur donne l’occasion de voir un autre miracle!

Veuillez remarquer la façon dont Jésus s’exprime au verset 48. Il rejette une foi basée sur des signes. C’est-à-dire une attitude qui consiste à demander des miracles comme condition pour mettre sa foi en Dieu… C’est un peu dire: « Montre moi un peu un miracle/ Donne moi une expérience forte et je te suivrai. »

Les miracles et d’autre preuves ( cf. dans deux semaines) jouèrent un rôle important pour rendre crédible le ministère de Jésus ( Actes 2,22) Mais ils ne furent jamais au centre. Jésus ne voulait pas que cela soit la base de la foi des gens en lui. C’est un peu ironique: le plus grand faiseur de miracle de tous les temps, était sans cesse soucieux que les gens n’exagèrent pas leur importance! C’est un des thèmes de l’évangile de Jean:

Jean. 2:23-25 Jésus savait que cette sorte de foi n’était pas authentique. Nicodème faisait partie de ces gens-là (3:1,2). Sa foi était inadéquate pour cette nouvelle naissance.

Jean. 12:37 La plupart des gens qui furent témoins des miracles de Jésus ne crurent pas vraiment en lui. On pourrait comparer cela aux Israélites qui passèrent 40 ans dans le désert. C’est un peu ironique, non? Que les deux groupes qui virent le plus grand nombre de miracles soient connus pour leur incrédulité?
La foi authentique n’est pas causée par un miracle, mais c’est le choix de faire confiance dans le caractère de Dieu.

Jean. 20:29 Être témoin d’un miracle peut amener des gens à la vraie foi en Jésus. Mais il est mieux de croire en lui, suite au témoignages de témoins..

Pourquoi ce type de foi est-il défectueux? Il y a deux raisons:

Ce type de fois est très subjectif: Des expériences fortes et même des miracles peuvent provenir d’autres sources que Dieu. Notre propre esprit et nos circonstances peuvent se combiner pour nous faire vivre une expérience émotionnelle forte et réelle mais qui est cependant mauvaise. ( TOMBER AMOUREUX D’UNE AUTRE PERSONNE QUE NOTRE CONJOINT; ÊTRE SOUS L INFLUENCE D’UN GOUROU CHARISMATIQUE; LE POUVOIR DE LA SUGGESTION ET HYSTÉRIE COLLECTIVE DANS LES « LA BÉNÉDICTION DE TORONTO »)!! Les gens peuvent également être trompés par des miracles qui ont une source démoniaque. (2 Thessaloniciens. 2:9; EXEMPLES). De même; des personnes peuvent se persuader que des miracles ont eu lieu alors que clairement ce n’est pas le cas. (EXEMPLES). C’est à cause de ces raisons-là que la foi a besoin d’une base plus objective.

En fin de compte ce type de foi est centré sur soi: Si votre seule et unique raison de suivre Jésus est qu’il vous donne un miracle ou vous fasse vivre une expérience particulière. Si vous demandez sans cesse des preuves surnaturelles et des expériences fortes pour que vous lui obéissiez—en fait qui est votre autorité finale?  Vous! Alors que la foi basée sur des preuves saines ( cf. dans 2 semaines)c’est faire  confiance en Jésus  et suivre sa volonté, et ce même si aucun de ces signes n’est présent. Au mieux la mauvaise foi dont nous venons de parler est immature. Au pire elle transforme Jésus en FOU DU ROI, qui doit faire sans cesse effectuer davantage de tours pour garder et mériter notre attention. (voir Hérode en Luc 23: 8-9) .

C’est ce qu’aimait cette foule du verset 45—ces personnes voyaient Jésus comme un faiseur de miracles qu’on peut utiliser, pas comme un Messie en qui on peut avoir confiance. C’est pour cela que Jésus n’est pas d’accord (v. 48). Quand l’homme persiste et continue de lui demander de venir avec lui pour guérir son fils, en présence de tout le monde (v49), Jésus refuse, mais lui demande de mettre sa foi en quelque chose d’autre….

Le schéma biblique (v 50-53)

Nous allons étudier la progression de la situation dans les versets suivant. C’est un condensé de la vraie foi.. .

- Écoute de la Parole de Dieu (v. 50a)

Lire v. 50a. Jésus est en train de dire, « Non je ne vais pas faire un miracle dans ta présence. Au lieu de cela,  je vais te donner seulement Ma Parole; sans miracle: Va, ton fils vit.  » Il provoque ainsi une crise: L’homme doit choisir ou non de le prendre au mot ( et donc lui faire personnellement confiance).

Vous pouvez remarquer que les paroles de Jésus peuvent être divisées en deux parties: une promesse ( ‘ton fils vit‘) et un commandement (va!) . C’est exactement ce que l’on voit dans sa Parole pour nous, la Bible.

Dans la Bible, nous trouvons des promesses que Dieu nous fait concernant un nombre de sujets importants de la vie. Il y a aussi des commandements liés à ces promesses.  Ces promesses et commandements forment l’objet de notre foi.

C’est pour cela qu’il est si important pour nous d’être régulièrement exposé à la Parole de Dieu si nous voulons que notre foi grandisse Alors que nous apprenons à mieux connaître la Bible par des enseignements  ou des études personnelles… l’esprit de Dieu attire notre attention sur les promesses et les commandements qui se rapportent à notre situation et nos problèmes particuliers, et cela stimule notre foi (Romains 10:17).

- Exercice de la foi dans la Parole de Dieu (v 50b)

Lire v 50b. Jean nous dit que le noble crut ce que Jésus lui dit. Comment savons nous qu’il fit confiance à Jésus et sa promesse? Parce qu’il se mit en marche! Qu’auriez-vous pensé de sa foi s’il avait dit « Je crois que mon fils va bien—mais bon vient avec moi pour le guérir? »

Voilà une description de la foi authentique: c’est la décision de faire confiance, croire dans la promesse de Dieu pour un  problème particulier de la vie. Elle se manifeste lorsqu’on agit en conséquence avec le commandement relié à cette promesse. EXEMPLES.

Lire Jean 4:10. Jésus promet le don de l »eau vive (EXPLIQUER) Il souhaite vous l’offrir, mais vous devez vouloir faire quelque chose . Vous devez vouloir le lui demander ( EXPLIQUER) C’est comme cela que vous commencez une relation avec Dieu. Avez-vous déjà fait cela?

Si vous êtes déjà Chrétien, Dieu continue à travailler avec vous de la même manière. Ceci n’a rien à voir avec votre salut (qui est sûr et permanent) mais avec votre croissance spirituelle. Au fur et à mesure que vous en connaissez davantage sur Sa Parole; il continuera à amener des situations pour d’attirer votre attention sur des problèmes et ainsi vous appeler à agir d’une manière spécifique, par la foi dans Sa Parole .

SOLITUDE: Hébreux 13:5; Psaume 23 >> SE DÉTOURNER DE L’IMMORALITÉ SEXUELLE/ RELATIONS AMOUREUSES IDOLÂTRES, SORTIR DE SON ISOLATION ET CULTIVER DES RELATIONS AVEC LES AUTRES CENTREES SUR CHRIST.

CULPABILITÉ PAR RAPPORT A DES PÉCHÉS PASSES: Colossiens 2, 13-14, Jérémie 31,34>> ARRÊTER DE SE CULPABILISER,  LES CONFESSER A D’AUTRES CHRÉTIENS; PARDONNER AUX AUTRES, S’APPROCHER DE DIEU QUAND ON SE SENT COUPABLE.

ANXIÉTÉ PAR RAPPORT AUX CHOSES MATÉRIELLES: Matthieu 6:33; Philippiens 4:19 >> DONNER FINANCIÈREMENT, REFUSER UNE PROMOTION OU UN TRAVAIL QUI VOUS EMPÊCHERAI DE GRANDIR SPIRITUELLEMENT OU DE SERVIR.

PEUR DANS LE MINISTÈRE: Actes 1:8; Philippiens 4:13 >> SORTIR MÊME SI ON A « PEUR », POUR TÉMOIGNER, ENCOURAGER, CONFRONTER etc.

Attention: Si vous êtes comme moi, vous allez probablement demander à Dieu qu’il vous donne ‘un signe‘ (fasse un miracle ou vous donne une certaine expérience) avant de faire un pas de foi. Il peut parfois le faire, mais en règle générale, il ne le fait pas. Il va plutôt vous  donner sa parole et rien d’autre (comme l’homme dont nous venons de parler), et vous appeler à agir en conséquent. C’est quelque chose de très personnel entre vous et le Seigneur.  Vous vous sentirez sans doute effrayé et faible, et une partie de vous vous dira que c’est fou de faire confiance à Dieu pour ça. Mais ce type de décisions, c’est ce qui fait toute la différence dans notre croissance spirituelle…

- Expérimenter la confirmation de la Parole de Dieu (v. 51-53)

Mal lire le v. 51,52:dit-il  » . . . je sais—pas besoin de le dire. Mon fils a été guéri à la 7e heure…« ?  Non… lire correctement les versets 51b à 53. On voit clairement que le noble avait beaucoup de doutes en quittant Jésus et rentrant chez lui. C’est avec surprise et même stupeur, qu’il découvre que son fils a été guéri à l’heure exacte où Jésus lui avait donné sa parole. Bien qu’il croyait assez (v.50) pour rentrer chez lui, maintenant il croit (v53) d’une manière plus forte que jamais..

C’est la même chose pour nous. C’est comme cela que Dieu agit avec nous. REVOIR LA PROGRESSION DES ÉVÉNEMENTS. Il est ravi de nous donner des expériences qui nous confirment sa parole—mais ces expériences sont normalement le résultat de notre choix de lui faire confiance et d’agir en conséquent ( revoir les exemples développés) Ces expériences sont supers et nous devrions nous en réjouir.

Comment se fait-il alors, qu’au cours d’une même année, certains chrétiens disent qu’ils expérimentent la confirmation de Dieu dans un ou plusieurs domaines de leurs vies—alors que d’autres se plaignent que « Dieu ne fait rien » dans leurs vies? Pourquoi est-ce  nous nous rappelons que Dieu a confirmé notre foi dans le passé, mais que ce n’est plus le cas ces jours-ci? Souvent (pas tout le temps, mais très souvent) la raison en est très simple: nous n’avons pas voulu répondre par la foi en Sa Parole dans le domaine spécifique et concret sur lequel il nous interpelle…

Si vous vous sentez visés, demandez à Dieu de vous montrer ce que vous avez du mal à lui laisser—acceptant par avance, de lui faire confiance. Et mettez vous en marche—vous expérimenterez sa confirmation!…

Ce qui est encore plus fantastique c’est la confiance grandissante que nous pouvons développer dans la fidélité de Dieu, en marchant avec lui pas a pas, problème après problème.

Quel niveau de confiance voulez-vous avoir d’ici 5-10ans? Vous rendez-vous compte que soit vous construisez dans cette direction, soit dans l’autre. Cela dépend de notre manière de répondre aux  pas de foi que Dieu nous demande de prendre jour apres jour, dès aujourd’hui ?

source: www.xenos.org

traduit avec autorisation par coffeebean24

Jean, tasse 5 (jean 4,1-42)

•novembre 23, 2009 • Laisser un commentaire

Voili voilou, je vous souhaite une bonne semaine en continuant dans notre étude de l’évangile de Jean. Ce week-end j’ai créé une nouvelle « page » dans le blog où vous pourrez trouver un cours d’introduction à la Bible (fort en caféine) que je traduis. J’ai ajouté le cours 2/5 et je compte le mettre cette semaine dans boxnet (colonne de droite) pour que vous puissiez le télécharger « clé en main » avec les notes du prof, les poly à compléter des élèves et les devoirs éventuels.

Enjoy…

De l’eau ‘vive‘

Par Gary DeLashmutt

Introduction

Ré expliquer le but de l’évangile de Jean (coffeebean24: le but de Jean est donné au chapitre  1,20-21cf. ce post).  C’est pour cela qu’il sélectionne des miracles et des rencontres par lesquels Jésus se dévoile comme la réponse à nos besoins spirituels. La semaine dernière nous avons étudié la rencontre de Jésus avec Nicodème lorsque Jésus dévoile qu’il est celui qui donne une nouvelle naissance spirituelle. Cette semaine, nous allons étudier une autre rencontre (lire les versets 1-9).

La première chose que l’on remarque, c’est le contraste entre Nicodème et cette femme. Il est difficile d’imaginer deux personnes plus opposées que celles-ci, surtout pour la société Juive du premier siècle.

Nicodème était Juif. Elle, Samaritaine. Lorsque Jean explique que « les Juifs n’ont pas de relations avec les Samaritains « , il fait référence à la haine mutuelle qui existait entre Juifs et Samaritains. (BOSNIAQUES & SERBES).

Cette hostilité était basée sur des différences de race et de religion. Après  l’Exil Assyrien de722 av.J.-C, les Juifs restés dans leur pays se marièrent avec les colonisateurs païens. Ils formèrent une forme « hybride » du culte de Dieu, il bâtirent un autre temple et  éditèrent l’Ancien Testament. Les Juifs les considéraient comme des HERETIQUES  et un peuple inférieur. Et inversement, les Samaritains détestaient  les Juifs.

Quelques siècles avant le passage, les Juifs avaient détruit le temple des Samaritains. Les Samaritains leur rendirent la pareille en désacralisant leur temple (ils y jetèrent des ossements humains). Au premier siècle de notre ère, la haine était telle, que les rabbins enseignaient  que toucher des objets manipulés par des Samaritains rendait impur  (sugchrontai au v. 9).  Et puisque la Samarie se trouvait entre la Galilée et la Judée, les Juifs  étaient prêts à faire un détour de plus de  30 kilomètres à pied, pour éviter de passer par là.

Nicodème était un homme, et ce nouveau personnage est une  femme. C’était un gros inconvénient dans une culture qui était très machiste.

PRIERE JUIVE: « Je te remercie parce que je ne suis né ni Gentils, ni esclave, ni femme. ». » [1] le TALMUD: « Chaque home qui enseigne la Torah à sa fille, il lui enseigne des obscénités » [2] « Que les paroles de la Torah soient consumées, plutôt que d’être transmises aux femmes. » [3] Les rabbins n’avaient pas le droit de parler aux femmes en public, même à leur propre famille. Les femmes Samaritaines étaient considérées ‘impures de naissance‘.

Nicodème était moralement « droit« , mais la femme menait une vie immorale.

Le verset 18 nous apprend qu’elle avait eu cinq maris et que l’homme avec qui elle vivait était son petit ami actuel.  De toute évidence, ce qu’elle recherchait dans la vie, c’était de plaire aux hommes.

Nicodème était quelqu’un d’influent. Mais la Samaritaine était quelqu’un d‘exclu par la société.

Cette culture était très dure envers toute forme d’immoralité. Dans une petite ville comme Sychar, les femmes mariées devaient la voir comme une menace, et elles devaient l’exclure. Il y avait bien un puits à Sychar, et pourtant elle faisait plus de route pour venir à ce puit-là. De plus, la plupart des femmes venaient puiser le soir ou le matin, quand la température était encore fraîche. C’était aussi l’occasion de se retrouver. Mais au v.6, il est précisé qu’elle vint au puits vers midi;  alors qu’il fait le plus chaud—probablement parce qu’elle avait été rejetée par les autres femmes de la communauté.

Nicodème avait des connaissances bibliques importantes, mais elle était ignorante (ce que nous verrons).

Nicodème avait cherché Jésus pour discuter de choses spirituelles, mais elle fut tout d’abord totalement indifférente.

Nicodème  avait une contenance  sérieuse et digne, alors qu’elle  était désinvolte et cynique (v.9.)

Jean a volontairement choisi de juxtaposer ces deux rencontres. Pourquoi? Pour nous montrer que tous, peu importe les différences, ont besoin de Jésus Christ.  Pour Nicodème, la crème de la crème, le message de Jésus est le suivant: « Ca ne m’intéresse pas de savoir si tu es grand aux yeux des gens–  tu as quand même besoin de la nouvelle naissance » A cette femme, qui se trouve à l’opposé, le message de Jésus est «   Peu importe si les autres te voient comme une « loseuse » (échec)—tu peux quand même avoir de l’eau vive. » Voyons un peu comment Jésus va la persuader…

Le Dialogue (versets 10-26)

IL LUI OFFRE UN CADEAU

Lire le verset 10. Comme nous allons le voir dans un instant, Jésus lui fait une offre spirituelle. Elle,  n’avait sans doute pas pensé à ce genre de choses depuis très longtemps. Comme le mot « vive » (vivant) peut également être traduit par ‘ courant‘, on peut comprendre facilement qu’elle interprète mal sa proposition.

Sa réponse est sarcastique, et même carrément cynique. Elle se moque de ses deux déclarations (lire les versets 11,12): « Comment vas tu prendre cette eauTu n’as même pas un seau! » et « Pour qui tu te prends? – pour quelqu’un de mieux que Jacob? »

Jésus, pas du tout découragé par sa réponse, clarifie la nature de son offre (lire v. 13, 14). L’eau (l’élément) ne peut qu’étancher la soif ‘physique‘ et seulement pour quelques temps. On a besoin  de boire régulièrement (boire est au présent). Mais ce que Jésus lui offre, c’est une source de vie spirituelle, et une seule gorgée (le verbe ‘boire‘ est là à l’aoriste) satisfera sa soif spirituelle pour toujours. Et  elle en aura aussi assez pour en donner aux gens autours d’elle (pege veut dire « source artésienne« : qui jaillit  naturellement) !!!

En fait, Jésus parle exactement de la même chose que pour Nicodème. A Nicodème il parlait de ‘nouvelle naissance‘ et ici il appelle ça ‘l’eau vive‘. Dans les deux cas, il parle du cadeau d’une relation personnelle avec Dieu en recevant son Esprit Saint – le don que Jésus a rendu accessible au prix de sa vie. C’est ça la grâce de Dieu—offrir tout cela en cadeau!

Mais la femme est probablement toujours cynique lorsqu’elle lui répond…. (lire v.15) « Peu importe ce que c’est, si ça peut m’éviter de venir ici au puit, je suis preneuse. »

IL LUI MONTRE SON BESOIN

Jésus change brutalement son approche. (lire le verset 16) « Ok va chercher ton mari, et on parlera« . Sa réponse (v.17) amène l’annonce EXPLOSIVE du V18. Pourquoi Jésus lui dit-il cela?

En partie pour lui montrer qui elle est. Mais aussi parce qu’avant d’être intéressé par le don spirituel que Jésus nous offre, il faut d’abord être conscient qu’on en a besoin. Jésus ne lui dit pas ça pour l’humilier ou qu’elle ait honte, mais pour court-circuiter son côté  « dure à cuire ». Il veut qu’elle voie le symptôme principal de son besoin spirituel: son incapacité à avoir une  relation sentimentale durable et satisfaisante, et son grand sentiment de solitude.

Elle avait eut relation après relation mais aucune n’avait marché.  On ne sait pas pourquoi: peut-être qu’elle choisissait des losers, ou alors peut être qu’elle était tellement possessive qu’elle faisait fuir les gars. Peut –être qu’elle finissait par s’ennuyer.

Peu importe la raison… après cinq mariages, elle avait carrément abandonné l’idée de se marier. Peut–être commençait-elle à se voir vieillir, et se demandait sans doute ce qu’elle ferait quand elle perdrait sa beauté.  C’est donc une femme qui souffre beaucoup intérieurement, qui a soif d’être aimée et de ne plus se sentir seule – mais qui a « enterré » tout cela sous une couche de cynisme pour ne plus souffrir.

Jésus regarde son cœur et lui dit qu’il y a là un vide. Que les hommes ne peuvent pas combler ce vide. Il lui dit en quelque sorte  ‘Arrête de raconter des salades, veux-tu? Tu as connu beaucoup d’échecs amoureux n’est-ce pas? Tu te sens seule, non? Combien de temps vas-tu continuer à boire l’eau de ce puits? Quand vas-tu admettre que tu as besoin d’une différente sorte d’eau? »

Tiens, tiens… ce passage est en fait très actuel! C’est une femme du 21ème siècle! Nous sommes élevés dans une culture qui nous ment. Elle nous dit que la clé pour être heureux c’est de rencontrer la bonne personne, c’est d’avoir une liaison etc.

Et pourtant, la vérité, c’est que de telles relations ne vont jamais nous combler totalement. Pourquoi? Parce que nous sommes des êtres spirituels, faits pour avoir une relation avec Dieu. Et c’est seulement quand nous sommes profondément ancrés dans cette relation avec Dieu, et que nous tirons notre identité et notre sécurité de lui, que nous pouvons réussir dans nos relations proches avec les autres.

Lire le verset 19: « Super.  Je sors pour aller chercher de l’eau et voilà que je tombe sur un prophète! J’essaie d’être polie et de dire des banalités, et tu te mêles de ma vie privée! » Cette conversation l’a touchée mais ce n’est pas agréable alors comme un MATADOR, elle fait un pas de côté et change de sujet (lire le v.20: « Au fait, tu es religieux—eh bien parlons de religion!

Qu’est- ce que c’est?  C’est une tentative de ‘ferrer‘ Jésus pour le faire changer de direction, et l’empêcher de faire remonter ses besoins spirituels à la surface. C’est une réaction habituelle que les gens ont lorsqu’ils se retrouvent face à face avec leur besoin spirituel. Ca m’étonne toujours de voir que des gens qui n’ont jamais posé de question spirituelle de leur vie, puissent en venir si rapidement à évoquer des controverses théologiques quand ils se  retrouvent face à leur besoin de Jésus. (Ex: LE PROBLEME DU MAL; LES AUTRES RELIGIONS).  Bien souvent, ce n’est pas la réponse qui les intéresse, c’est juste d’éviter la question de leur besoin spirituel.

IL REPOND A SA QUESTION

Remarquez la manière dont Jésus gère cela (lire v. 21,22).  Tout d’abord, il répond à sa question. En fait, les Juifs avaient raison sur ce point particulier: ils adoraient Dieu à l’endroit et de la manière que Dieu leur avaient indiqué dans l’Ancien Testament.

IL L’APPELLE A SE POSITIONNER

Mais il ne s’arrête pas là (lire v. 23,24).  Il annonce que cette controverse est inutile maintenant qu’Il est venu. Ce qui est important désormais est que nous pouvons être en relation avec Dieu « en esprit et en vérité« .

Dans le contexte « en esprit » veut dire  » de manière personnelle ». Les Juifs et les Samaritains adoraient Dieu dans un temple et principalement à travers des rituels. Mais  Dieu est venu en Personne… Comme nous l’avons vu en Jean 2, Jésus est le Nouveau Temple—et il est possible d’être en relation personnelle avec lui peu importe où nous sommes.

Mais nous devons aussi établir un rapport avec lui, basé sur ce qui Dieu est vraiment (« en vérité »).  On aime souvent l’idée de pouvoir avoir une relation personnelle avec Dieu plutôt que de manière impersonnelle ou de manière institutionnalisée. Mais bien souvent on n’est pas d’accord à l’idée d’un Dieu saint, qui juge le péché et qui insiste pour que nous venions à lui à travers le pardon que Jésus donne, et qui demande qu’on accepte de se soumettre à sa direction.. « Je ne veux pas un Dieu comme ça. Je veux un dieu comme moi je le veux« . Eh bien non… Dieu est tel qu’il est, tel qu’il nous l’a révélé à travers les écritures. Il faut que vous vous ajustiez à lui—et pas l’inverse!

Jésus lui répète son offre: « Je veux et peux te permettre de rencontrer personnellement le vrai Dieu – est-ce que tu veux le connaître? » (lire le verset 25).

Là elle essaie peut-être de terminer poliment la conversation ‘ Oui… je ne sais pas quoi penser— ça, ça concerne le Messie…‘ J’aurai adoré voir son expression à elle lorsque Jésus lui dit … (lire le v.26). Elle a dû faire une de ces têtes! En tout cas elle a fait  tomber sa jarre. (v.28) A cet instant, elle vint à la foi et le reconnu comme son Messie—c’est à ce moment –là qu’elle commença une relation avec Dieu et cela changea sa vie!

EVANGILE: Et c’est la manière dont Jésus Christ va venir vers vous. Il va vous faire réaliser que vous avez besoin de ce don qu’il a pour vous. Il va vous le révéler en vous montrant à quel point votre vie est vide sans ce don. Il va répondre à vos questions, vous interpeller comme cette femme, et ensuite il vous invitera à prendre une décision. Certains d’entre vous, en sont peut-être là depuis que nous avons commencé cette étude de Jean. Jésus vous appelle à lui demander ce don. Qu’allez-vous répondre?

Sa réponse spontanée (v 27-30)

Lorsqu’elle reçu cette ‘eau vive‘, elle fit tomber sa jarre. Elle couru en ville et commença à dire à tout les gens qu’elle connaissait et leur dis d’aller voir l’homme qui savait tout d’elle – et qui l’aimait  quand même suffisamment pour lui donner un cadeau. Ils devaient avoir répondu par curiosité : «  Si quelqu’un a réussi à la convaincre qu’il est le Messie, ce doit être quelqu’un !

Rien de plus naturel que de partager l’amour de Christ que vous avez expérimenté, aux gens que vous connaissez. Ceux d’entre vous qui avez récemment reçu Christ—allez-y ! Parlez à vos amis de ce que vous avez découvert. Invitez les à recevoir Christ. Invitez les à se renseigner: en vous accompagnant à une étude biblique et à rencontrer vos amis chrétiens…

La ‘Nourriture Secrète‘ de Jésus’ (v. 31-38)

Lire les versets 31-34. Comment est-ce possible de dire que faire la volonté de Dieu c’est de la nourriture?   Ceux qui sont impliqués à partager l’amour de Dieu avec les autres savent que Dieu nous réapprovisionne quand nous faisons ces efforts. Le monde nous offre des stimulations à court terme et un vide à long terme, mais ça c’est nourrissant et profondément satisfaisant—bien plus que tout ce que le monde a à nous offrir. Lire les versets 35,36.  Jésus parle des gens qui arrivent de Sychar (habillé de blanc) Il dit aux disciples  » Retroussez vos manches les gars! Il est temps de plonger dans la moisson et d’entrer dans la fête! »

Lire v. 37,38. Beaucoup de gens sont ouverts à Jésus, et il y a beaucoup de manière de s’impliquer. Tout le monde n’est pas évangéliste, tout le monde ne verra pas le résultat final—mais nous pouvons tous participer à cette moisson incroyable de différentes manières: partager Christ, prier pour les autres, aider de nouveaux chrétiens à grandir et à parler à leurs amis, servir l’église de  diverses manières etc. Vous voulez cette nourriture spirituelle? Trouvez un moyen de servir!!!

Notes:

[1] William Barclay, The Letters to Timothy, Titus and Philemon (Philadelphia: Westminster Press, 1975), p. 67.

[2] Mishna, Sota 3:4

[3] Jer Sotah 19a

Copyright Xenos Christian Fellowship. Traduit avec autorisation par coffeebean24.

source: www.xenos.org

Jean, tasse 4 (jean 3, 1-21)

•novembre 16, 2009 • Un commentaire

La Nouvelle Naissance
Par Gary DeLashmutt

Introduction

Lire: 2:23-25.

Jean nous raconte maintenant la rencontre de Jésus et de Nicodème et comment il va l’amener à la vraie foi. Lire le v. 1,2. L’identité de Nicodème va influencer notre compréhension du passage.

C’était un ‘Pharisien‘(v. 1): c’est-à-dire un membre de la branche la plus stricte du Judaïsme. Les Pharisiens formaient une communauté fermée composée de moins de 6000 hommes Juifs qui étaient engagés à un niveau élevé de pratique religieuse. Ils s’attachaient à suivre à la fois les lois de l’Ancien Testament (plus de 600 lois) et leurs milliers d’applications. (ce que l’on retrouve codifié dans le Talmud >> EXEMPLES). Nicodème était un pratiquant rigoureux, bien plus qu’aucun de nous ne pourrait l’être (PARALLELE).

Il était « chef des Juifs » (v. 1): un membre du Sanhédrin. Le Sanhédrin était la cour suprême d’Israël (note de coffeebean24: l’équivalent en France est la cour de cassation au niveau judiciaire ; le conseil d’état pour la politique), qui avait un réel pouvoir politique sous l’occupation romaine. Cette « élite » était composée de 70 hommes affluents et influents.  Nicodème pouvait être considéré comme l’ un des hommes d’action de la société Juive.

Nicodème était également « docteur d’Israël » (v. 10): c’est-à-dire un érudit et un théologien dans une société qui avait une bonne connaissance de la bible. Et ceci est important car Jésus fait souvent des références à l’ancien testament quand il parle à Nicodème.

Nicodème était donc un « grand homme »! De nos jours, personne ne pourrait se dire plus religieux que lui. Et pourtant,  malgré toute sa « discipline » religieuse, son influence sociale et sa connaissance théologique, il sentait clairement qu’il lui manquait quelque chose. Il vient donc voir Jésus de nuit, pour ne pas ternir sa réputation, et demande à pouvoir s’entretenir avec ce jeune rabbin controversé: Jésus avait déclenché le courroux des responsables religieux  en chassant les vendeurs du temple.

On ne sait pas où Nicodème aurait amené la conversation parce que Jésus l’arrête avant qu’il ne puisse commencer. Jésus déclare à cet homme, qui représentait la crème de la crème de l’ancien ordre religieux, qu’il a besoin de beaucoup plus qu’un ajustement théologique—il a besoin d’une nouvelle naissance. Leur conversation répond à trois questions concernant cette nouvelle  naissance…

Qu’est-ce que c’est?

Jésus nous dit trois choses sur cette nouvelle naissance. La première se trouve aux versets 3-6.

Lire le v.3.Comme tous les Juifs pieux, Nicodème attendait  la venue du royaume de Dieu. Il pensait sans aucun doute que son héritage Juif et sa pratique religieuse, le qualifiaient pour entrer dans ce royaume lorsqu’il arriverait. Mais Jésus fait voler en éclats son assurance en déclarant que l’accès est réservé uniquement à ceux qui sont nés de nouveau.

Lire le v.4. Nicodème interprète les paroles de Jésus littéralement. Mais Jésus s’explique ensuite en disant que la nouvelle naissance dont il parle n’est pas une deuxième naissance physique, mais une naissance spirituelle (lire v. 5,6). Naître physiquement (« né d’eau » cf. le liquide amniotique) fait que nous « sommes vivants dans ce monde ».  Mais si on veut être vivant pour Dieu, et expérimenter sa direction pleine d’amour dans notre vie, cela nécessite une naissance spirituelle. Peu importe l’héritage familial ou le degrés de pratique religieuse: tout cela ne permet pas cette naissance. Il faut que l’Esprit de Dieu vienne créer cette vie en nous, pour qu’on ait une relation directe avec lui.

Donc, la première chose que nous apprenons sur cette naissance, c’est que  c’est le moyen par lequel l’Esprit de Dieu nous rend vivant, pour bénéficier de sa direction bienveillante.

A ce moment là de l’histoire, Nicodème doit être un peu perplexe (lire le v. 7): « Ouai c’est ça, une naissance invisible… ». C’est pourquoi Jésus lui dit au verset 8… (lire) Pour les hommes de l’antiquité, le vent était une réalité mystérieuse. Ils ne pouvaient pas le voir, et n’avaient aucune idée de ce qui le cause—mais ils savaient que c’était réel car ils le sentaient sur leur visage et entendaient le bruissement des feuilles.

Certaines choses dépassent notre entendement, mais ça ne veut pas dire que cela soit irrationnel ou irréel. (Ex: UNE PHOTOCOPIEUSE). C’est la même chose pour la nouvelle naissance. La nouvelle naissance est un évènement mystérieux mais qui produit des résultats indéniables. Je ne pourrais pas expliquer parfaitement comment Dieu permet que l’on naisse spirituellement. Mais vous pouvez remarquer les effets qu’elle a dans la vie de ceux qui l’ont reçue—et si vous la recevez vous expérimenterez les mêmes choses.

Au v.9, Nicodème exprime sa surprise qu’un tel changement spirituel  puisse se produire. Jésus quand à lui est surpris que Nicodème puisse être un spécialiste de l’Ancien Testament et qu’il ne connaisse pas cette chose. En effet, la naissance spirituelle était la réalisation d’une prophétie de l’Ancien Testament (v. 10-12; « nous » fait référence à Jésus et les prophètes de l’Ancien Testament). Jésus fait clairement référence à Ezéchiel 36:25-27. C’était une annonce de ce que Dieu rendrait possible quand le Messie viendrait, et elle explique les trois effets de la nouvelle naissance.

Il nous  lavera de la culpabilité créée par nos péchés (v 25).

Il remplacera notre cœur/ esprit qui est mort et insensible à Dieu, avec un Coeur/esprit qui est vivant et sensible à Lui (v 26).

Il mettra Son esprit en nous, nous donnant ainsi un nouveau désir une nouvelle capacité de suivre sa volonté pour notre vie. (v. 37).

La plupart des gens sont d’accord jusqu’à ce point . . . mais la question est . . .

Comment est-ce qu’on l’obtient?

A travers cet entretien avec Nicodème, nous pouvons inférer qu’il y a deux moyens qui ne marchent pas:

Pas par de bonnes actions ou une discipline spirituelle.
Si on peut obtenir la nouvelle naissance de cette manière, Nicodème l’aurait déjà eue! Aussi incroyable que cela puisse paraître, il n’y a pas dans la Bible, de corrélation entre vos bonnes œuvres et le fait de recevoir la nouvelle naissance. Des gens qui avaient commis des péchés très grave la reçurent , mais d’autres personnes très religieuses ne la reçurent pas…

Pas en croyant que Jésus était un bon enseignant envoyé par Dieu.
C’est ce que Nicodème croyait (v. 2: « Rabbi »), mais il n’avait pas la nouvelle naissance. Jésus était bien plus qu’un bon professeur; il était le Fils unique, Dieu incarné (v 13) —et c’est lui qui a fait quelque chose d’unique pour que la nouvelle naissance soit  possible…

Lire les versets 14 et 15.

Jésus dit à Nicodème que la réponse à cette question, a été donnée à travers un évènement bizarre de l’Ancien Testament.  Cet évènement était bien connu de Nicodème (mais ce n’est pas notre cas…) Lire Nombres 21, 4-9. D’abord, il va falloir vérifier qu’on comprenne bien les différents éléments de cet évènement, et après on verra ce que Jésus dit qu’il prédisait.

Éléments présents dans ce passage:

Les serpents venimeux représentaient clairement le jugement de Dieu sur les Israélites à cause de leur rébellion contre lui. Leur péché devait les conduire à la mort.

La solution de Dieu était très bizarre. Moïse, l’homme que Dieu avait établi comme son porte parole, n’avait pas participé à cette rébellion. Et pourtant Dieu lui avait demandé de s’identifier au péché des autres en faisant un serpent de bronze et en le tenant à bout de bras, en vue de tout le peuple.

Le peuple (coupable) était guéri par Dieu, simplement lorsqu’il regardait le serpent en bronze. Ils n’avaient pas besoin de se traîner vers lui (ils n’en étaient de toute façon pas capable) mais ils devaient montrer qu’ils faisaient confiance à la promesse de Dieu de les guérir par ce moyen-là.

En quoi cela explique-t-il comment recevoir la nouvelle naissance?

Les Israélites sont le symbole de la condition humaine. Nous sommes tous soumis au jugement de Dieu à cause de notre rébellion contre lui. C’est ça notre problème central— et  pas que nous sommes déjà des dieux avec Dieu et ne l’avons pas encore découvert (NEW AGE-NOUVEL AGE; PANTHEISME), ni que nous sommes bon dans le fond mais que nous avons été maltraités par les autres – nous avons péché contre un Dieu saint et nous sommes donc jugés par lui.

Moïse levant le serpent: C’était l’image de Jésus élevé sur la croix. Tout comme Moïse s’était identifié avec les péchés des Israélites, Jésus s’est identifié à nos péchés sur la croix et prit le jugement de Dieu sur lui à notre place (« ELOI; » 2 Cor. 5:21).

Nous sommes pardonnés par Dieu et nous recevons la nouvelle naissance quand nous mettons notre confiance personnelle en la mort de Jésus pour nos péchés. Nous ne devons pas d’abord changer—il suffit de ‘regarder‘ vers lui avec foi.

Lire  v. 16. Maintenant ce passage célèbre s’éclaire. Si vous voulez recevoir cette nouvelle naissance, vous devez personnaliser ce verset. Dieu vous a tellement aimé qu’Il a donné son Fils unique,  pour vos péchés. Même s’il n’est pas ravi de ce que vous avez fait, il vous aime et vous a donné un moyen de vous en sortir. Si vous décidez, personnellement, de mettre votre confiance en lui: c’est-à-dire de croire qu’il a fait cela pour vous, il vous épargnera son jugement et vous donnera la nouvelle naissance (« la vie éternelle » c’est plus que le paradis. C’est être habité par la vie spirituelle de Dieu, et ça commence au moment où vous recevez Christ.)

Remarquez comment Jésus nous « coince » au v.18  Maintenant que nous savons ce qu’il a fait pour nous, nous sommes responsable de recevoir ce don ou non par la foi. Il n’y a pas de terrain neutre désormais, soit on croit, soit on ne croit pas. Si on choisit de croire en Jésus, on n’est pas jugé. Mais si on refuse de croire en Lui, nous restons sous le jugement de Dieu parce que nous avons rejeté Son seul moyen de secours. (DETTE /IMPOTS).

Pourquoi est-ce que des gens le refusent?

Lire les v. 19-21. Quelle déclaration incroyable! Jésus prédit que certains rejetteront son offre incroyablement généreuse. J’ai déjà vu cela: J’ai moi-même rejeté cette offre par le passé, et j’ai vu des gens la rejeter. Même quand nous expliquons clairement ce cadeau que Jésus nous donne  et le distinguons des mauvaises conceptions du christianisme (œuvres, foi aveugle) souvent les gens le refuseront quand même.

Pourquoi? Parce qu’ils aiment les ténèbres et détestent la lumière!  Cette explication est bien différente de celle qui est généralement donnée: que les homes recherchent Dieu mais qu’il n’est pas accessible. Jésus déclare que c’est l’inverse. Il est la lumière qui nous cherche, mais certains d’entre nous sont un peu comme des cafards: on se dépêche de courir vers les coins sombres dès que la lumière s’allume.

Selon Jésus, la vrai barrière pour recevoir la nouvelle naissance n’est pas intellectuelle, ou un manque de preuve, mais elle est plutôt  morale. Le vrai problème n’est pas qu’on n’a pas assez de preuve, mais qu’on  n’a pas envie de s’humilier devant Dieu. Les gens refusent l’offre  de nouvelle naissance que Jésus donne, pas parce qu’il soupçonnent que ce n’est pas vrai , mais parce qu’ils soupçonnent que c’est vrai—et ne veulent pas que quelqu’un se mêle de leur vie.

Certains préfèrent les ténèbres de la fierté religieuse. Les gens religieux détestent souvent ce message, parce que cela veut dire qu’ils doivent admettre que leurs bonnes œuvres ne sont pas suffisantes. Ils doivent venir devant Dieu, tout comme quelqu’un qui n’aurait jamais suivis des règles religieuses.

D’autres préfèrent les ténèbres de leur autonomie. C’était mon cas. La première fois que j’ai entendu ce message: que c’était vrai et que j’avais besoin de recevoir Christ, je l’ai rejeté parce qu’il y avait d’autres choses que j’avais envie de faire et je sentais que recevoir Christ changerait le cour de ma vie. Parce que je voulais tout faire comme je l’entendais, j’ai cherché à justifier ça en devenant athée. Et  deux ans plus tard, quand je fus prêt à admettre  que j’étais perdu, il me rappela encore son offre. J’ai dit à Jésus que s’il venait dans ma vie et rendait sa présence évidente, j’étais prêt à suivre la volonté de Dieu pour ma vie. C’est là que je reçu la nouvelle naissance…

Et vous? Êtes-vous prêt à admettre que vous n’êtes pas assez bons pour parvenir jusqu’à Dieu? Êtes-vous prêt à admettre qu’être votre propre chef, ça ne marche pas? Pourquoi ne pas demander à Jésus Christ de vous pardonner et de venir en vous pour commencer à diriger votre vie?

Epilogue

Qu’advint-il de Nicodème? La Bible est claire à ce sujet, il cru en Jésus et devient graduellement un témoin. (Jean. 7:50-52; 19:38,39)

Copyright, Xenos Christian Fellowship, source www.xenos.org. Traduit avec autorisation par coffeebean24

A lundi prochain pour l’étude de Jean… et à bientôt pour d’autres ajouts dans les documents »myshared » à télécharger ou autre… :) !… coffeebean.

 

coffeebean

Ajout téléchargements

•novembre 15, 2009 • Laisser un commentaire

Bonjour bonjour

J’ai ajouté deux documents à télécharger dans « Myshared » situé dans la colonne de droite.

-  Tout d’abord un petit document pour aider à étudier la bible en profondeur.

-  Ensuite j’ai mis la première étude « clé en main » (1/5) issu d’un cours intitulé « La Bible: cours d’Introduction »: dans ce document Word, vous trouverez à la fois les notes du prof et les poly pour les « étudiants ». C’est du fort en caféine. Cette première étude donne un survol à la fois global et précis de toute la bible (beaucoup plus précis que mes deux premiers posts). Il faut encore que je peaufine la traduction, ce qui est prévu pour bientôt. J’ajouterai les études suivantes au fur et à mesure du temps dont je dispose….

      A bientôt pour la suite de l’étude de Jean…

      coffeebean

      coffeebean24

      Jean, tasse 3 (jean 2, 1-22)

      •novembre 12, 2009 • Laisser un commentaire

      Bonjour. On continue avec une étude très intéressante qui montre que Dieu est contre la religiosité (ouf!). La suite la semaine prochaine. Je vais essayer d’ajouter de nouveaux documents à télécharger ce week-end. (notamment comment préparer une étude…)

      coffeebeanressources


      Le nouveau programme de Dieu par Gary DeLashmutt


      Introduction

      Jean organise la première moitié de son évangile autours de sept ‘signes‘ que Jésus accomplit (semeia). Ces « signes » étaient des miracles qui aidèrent de vraies personnes, mais ils n’étaient pas que cela. Le mot « signe » suggère qu’il s’agit de miracles qui témoignent de quelque chose; c’est-à-dire que  leur vraie signification n’est pas dans le miracle-lui même, mais dans ce qu’il révèle sur Jésus en tant que provision divine pour notre condition spirituelle.

      Le chapitre 2 raconte le premier des sept ‘signes »‘ de Jésus (le changement de l’eau en vin) et le relie à une autre action de Jésus (la purification du temple). La clé pour comprendre ces deux actions se trouve en Jean 1,17 (lire). Dieu donna la Loi ou « l’Ancienne Alliance » par Moïse. A travers celle-ci, Dieu enseignait à son peuple certaines vérités importantes qui devaient le préparer pour le Messie. Au fur et à mesure du temps, les Juifs perdirent cela de vue, et ils changèrent progressivement le sens de la loi.—ce que nous verrons. Jésus, vint, non seulement pour  reformer la religion Juive, mais aussi pour l’accomplir et la remplacer par le nouveau programme de Dieu, programme de ‘grâce et de vérité » (la nouvelle alliance). Voyons voir ce qu’il fait dans ce chapitre…

      De l’eau en vin (v. 1-11)

      Lire v. 1-4. Cela semble très sévère!  Après tout, Marie demandait seulement qu’il vienne donner un coup de main à leurs hôtes.

      « Femme » (gunai) était en grec une marque de respect pour une femme.

      Qu’il y a-t-il entre toi et moi!? » est très  mal traduit, si bien que l’on a l’impression que Jésus la rejette personnellement. (Pour une étude du grec par coffeebean24 voir la note [1] en bas de la page). Avec cette expression, Jésus ne rejette pas Marie en tant que personne, il rejette plutôt sa façon de gérer la situation. Il lui dit  » Je vais régler ça à ma façon, pas à ta façon« .

      Marie voulait sans doute que Jésus utilise cette opportunité pour révéler publiquement qu’il est le messie, mais lui insiste que ce n’est pas le bon moment pour ça (v.4b). ‘Son heure‘ ne viendrait pas avant sa mort et sa résurrection. Jésus choisit toutefois d’intervenir mais il choisit d’agir en coulisse… si discrètement que peu de gens s’en rendirent compte.

      Marie réagit de la bonne manière (lire v. 5).  Elle s’en remet à Jésus et lui fait confiance pour gérer la situation au mieux. Elle nous montre la façon dont nous devrions nous approcher de Christ avec nos demandes: se sentir libre de demander, croire qu’il peut aider, lui remettre la situation et ensuite croire qu’il répondra de la meilleure façon possible.

      Il est dommage que Marie ait été élevée bien au dessus de son rôle dans les Écritures.  L’église catholique romaine, par exemple, enseigne qu’elle est « l’immaculée conception » , une vierge éternelle, co-rédemptrice qui participa à l’obtention notre pardon, et une médiatrice pleine de compassion que l’on peut prier dans l’espoir qu’elle influence Jésus à répondre aux prières. [1]

      Rien de cela n’est enseigné dans le Nouveau Testament.  Marie était une femme  pieuse, et Dieu semble avoir anticipé cette sorte de vénération malsaine, en incluant plusieurs déclarations pour tenter d’y remédier.(Jean. 2:1-5; Luc 11:27,28; Marc 3:32-35).  Une telle manière de penser est de la pure superstition, pas une spiritualité chrétienne. Prier Marier n’est ni biblique, ni nécessaire. Nous pouvons avoir notre propre relation avec Jésus-Christ. C’est ce que ce passage explique…

      Lire v. 6-11.  Voici le premier »signe »—Jésus sauve la mise et évite la disgrâce qu’encourrait le jeune couple en changeant miraculeusement l’eau en un millésime .
      (note de coffeebean24:  l’auteur explique ici que ce problème était sérieux pour les jeunes mariés. Dans les villages du proche orient ancien, les réceptions étaient de grandes occasions avec un impact social important- et elles duraient jusqu’à une semaine. Être à court de nourriture ou de vin, était une violation majeure du devoir d’hospitalité ce qui soumettait le couple à une disgrâce sociale qui les suivrait tout au long de leur vie. Et ce n’était pas non plus évident de remédier à la situation; il ne suffisait pas d’envoyer quelqu’un au supermarché local avec notre carte de crédit)…

      Quelle était la signification spirituelle de ce « signe »?

      La clé se trouve au v. 6,  Jean veut que nous sachions que l’eau utilisée n’était pas de l’eau destinée à être bue. Il s’agissait plutôt d’eau utilisée pour les « purifications des Juifs‘. Ils avaient sans doute d’autres  récipients, et Jésus aurait pu créer le vin à partir de rien (de même que les récipients d’ailleurs). Mais il choisit d’accomplir le miracle d’une manière qui affecte directement la pratique de cette coutume. Ce n’était d’ailleurs pas une mesure d’hygiène. C’était une coutume religieuse initialement instituée par Dieu dans l’Ancien Testament, mais qui fut altérée et déformée ensuite par des responsables religieux.

      Dans la loi de Moïse, Dieu ordonne aux prêtres de se soumettre à une purification par l’eau avant d’entrer dans sa présence (dans le temple). C’était là juste une manière symbolique d’enseigner aux gens qu’il faut être purifié de ses péchés pour pouvoir s’approcher de Dieu. Lorsque les prêtres se purifiaient et s’approchaient de Dieu pour sacrifier des animaux pour les péchés du peuple, ils annonçaient à l’avance l’œuvre de Christ, qui aurait une vie sans péché :ce qui le qualifierait pour offrir sa propre vie comme rançon de nos péchés. (voir Jean. 1:29)

      Mais au cours des siècles, les chefs religieux avaient transformé ce beau symbole du plan de Dieu, si bien que sa signification était complètement différente. Ils enseignaient que le problème spirituel essentiel était hors de nous: il venait de la nourriture, d’objets ou de personnes (et même de l’air contaminé par les « Gentils »); que par conséquent il fallait se purifier extérieurement par des rituels de purification..  EXPLIQUER LES RITUELS DE PURIFICATION PENDANT UN REPAS: pas étonnant qu’ils aient besoin de 450 à 680 litres d’eau!

      Voilà le cœur de la mentalité religieuse—une insistance sur l’extérieur: essayer de garder l’extérieur « propre ». A la fois la « religion » chrétienne (sacramentalisme) et les religions non-chrétiennes (macrobiotique; acupuncture; yoga; etc.) se concentrent sur l’extérieur comme « clé » de la spiritualité.  Jésus rejette clairement cette approche. Il déclare que le vrai problème spirituel est interne (Marc 7:18-23), ce qui fait que nous sommes impuissants à nous purifier nous-mêmes. Ce qui est nécessaire, c’est un changement intérieur qui produit ensuite une transformation de l’intérieur vers l’extérieur (Mathieu  23:27,28).

      C’est exactement ce que Jésus est venu offrir, et ce que ce « signe » enseigne…

      Jésus leur demande de remplir les vases à ras bord —puis il change l’eau en vin. Par ce miracle Jésus fait deux choses:

      • D’abord il rend cette pratique religieuse « hors service ». Les invités ne peuvent plus respecter ce rituel superstitieux créé par les hommes. Par conséquent, ce miracle est la condamnation et le rejet de cette forme de spiritualité.
      • Ensuite, il remplace  cette façon d’approcher Dieu par le symbole de la nouvelle approche. L’eau était le symbole de purification extérieure, mais le vin est le symbole du don de Dieu pour une transformation intérieure.
      • Dans l’Ancien Testament, le vin est associé à la vie et la joie. (Juges 9:13; Psaumes 4:7; 104:15 >> les Juifs trinquent en disant « A la vie! »). On consomme le vin, et il a des effets extérieurs.  En créant une abondance de bon vin, Jésus nous communique qu’il est celui qui donne une vie abondante.

      Dieu ne veut pas que vous ayez une relation avec lui en essayant de vous purifier vous-même par ce qui est extérieur: il veut vous donner une vie spirituelle (intérieure) qui vous changera complètement (de l’intérieur vers l’extérieur) voir 2 Corinthiens 3:18. Ceci est disponible à tout ceux qui ont personnellement reçu Christ…

      La purification du Temple (v. 12-22)

      Lire v. 12-17 Quand j’étais enfant, on me disait que cela voulait dire qu’on n’avait pas le droit de vendre des trucs ou faire du bruit à l’église. Faux!! Le problème n’était pas que les gens faisaient du commerce dans le Temple. D’ailleurs, ils n’étaient pas dans le « cœur » du Temple, ils étaient dans la cour. Le vrai problème c’était que ce commerce était corrompu.

      La Loi demandait aux Juifs d’offrir des animaux parfaits en sacrifice pendant la Pâques. (voir Deutéronome 16:6).  C’était encore un autre symbole qui annonçait que Jésus offrirait un jour à Jérusalem un sacrifice parfait (lui) pour nos péchés. (Jean. 1:29; 1 Corinthiens 5:9).  Mais les chefs religieux avaient tiré profit de cette loi pour exploiter le peuple. Les prêtres trouvaient toujours quelque chose à redire avec les animaux que les gens amenaient, et ils leur proposaient d’acheter leurs animaux à des prix exorbitants. Arrivait ensuite le problème de la monnaie: les prêtres disaient que seuls les demi-shékels de Tyre étaient acceptables. Les gens devaient donc échanger leur argent au temple – à un prix là encore exorbitant. Bien entendu, les prêtres recevaient une marge des profits réalisés [2]

      Cela ne vous rappelle pas quelque chose? Des gens qui veulent connaître Dieu, exploités par ceux qui devraient les amener à Dieu!  Les chefs religieux avaient pervertis un beau symbole de la manière dont Dieu pardonnerait à son peuple, pour en faire un moyen de leur soutirer de l’argent! Certaines choses ne changent jamais. Pas étonnant que Jésus ait été furieux!  En agissant ainsi, Jésus accomplissait aussi la prophétie messianique de Malachie 3:1-3.

      Quelle était la signification spirituelle de cette action?

      L’échange un peu confus qui suit, nous éclaire sur le sujet (lire v.18-22).

      Le Temple était la maison de Dieu.  C’était là que Dieu demeurait, de manière symbolique, et c’était là où le peuple pouvait apprendre des vérités importantes sur lui.

      Mais Jésus est la véritable demeure de Dieu (Jean. 1:14 – « la Parole devint chair et habita parmi nous… ») « Le vrai Temple se pointe au temple  symbolique ».  C’est aussi pourquoi Jésus répond de cette manière au v.19. Il ne leur disait pas seulement que sa résurrection serait la preuve qu’il est le Messie. Il était aussi en train de leur dire qu’il est venu remplacer le vieux temple avec son corps. Tuer ce nouveau temple ne l’empêcherait pas de remplacer le vieux.

      Tout le reste du Nouveau Testament développe cela. Ceux qui croient en Christ sont désormais  habités par son Esprit et deviennent le « Corps du Christ »—le vrai temple (voir Ephésiens 2, 19-22, 1 Pierre 2, 4-5) Jésus est venu remplacer le Temple, tous les prêtres, les sacrifices, les rituels, par lui-même (en demeurant personnellement dans le cœur de ceux qui croient en lui font confiance).

      Où Dieu habite-t-il désormais?  Pas dans des bâtiments! C’est pourquoi nous n’appelons jamais les lieux où nous nous réunissons ‘la maison de Dieu« . Nous sommes la maison de Dieu! L’église n’est pas un bâtiment—c’est tous les gens en qui Jésus habite. Tout le concept des lieux sacrés est maintenant totalement dépassés par le nouveau programme de Dieu. Il veut venir vivre dans votre cœur! Vous n’avez pas besoin d’aller dans  un lieu de pèlerinage ou un bâtiment pour le rencontrer! Il veut venir et habiter personnellement en vous. Allez-vous le lui permettre en recevant Christ?

      Conclusion

      Donc Jean nous présente le NOUVEAU PROGRAMME de Dieu: son NOUVEAU VIN et son NOUVEAU TEMPLE. La semaine prochaine nous verrons Jésus expliquer à quelqu’un d’intéressé qu’on accède à ce NOUVEAU PROGRAMME par une NOUVELLE NAISSANCE…

      Notes de bas de page

      [1] Ajout de coffeebean24:  tiemoikaisoi pourrait être rendu par la traduction suivante « En quoi m’importe ce qui t’importe? »

      [2]Voir des citations de l’église catholique romaine dans S. Lewis Johnson, Mary, the Saints, and Sacerdotalism, in  Roman Catholicism, Chicago,  Moody Press, 1994, pp. 120-127.

      Le Pape Leon XIII  déclara(1891): « Rien ne nous est donné sauf par Marie . . . Par conséquent, comme personne ne peut s’approcher du Père Suprême sinon par le Fils, ainsi on ne peut vraiment s’approcher du Fils que par sa mère.« 

      [3]Voir Earl Palmer, The Intimate Gospel, Waco, Word Books, 1978, pp. 37,38.

      Traduit avec autorisation par coffeebean24. Auteur: Gary DeLashmutt. Source: www.xenos.or

      Jean, tasse 2 (jean 1, 19-51)

      •novembre 9, 2009 • Laisser un commentaire

      Les 6 premiers témoins par Gary DeLashmutt

      Je vous souhaite un bon début de semaine avec une nouvelle étude de l’évangile de Jean!

      coffeebean24

      coffeebean


      Introduction

      Rappeler le but et plan de l’évangile de Jean (cf. dernière étude).  Après avoir débuté son évangile par ses conclusions sur Jésus, Jean commence à énoncer ses preuves. Il appelle à la barre six témoins, et commence par le témoignage de Jean le Baptiste.

      Le Témoignage de Jean le Baptiste

      Lire v. 19-28.  Jean (le) Baptiste était un personnage très populaire pour les Juifs du 1er siècle ap. J.-C. Il eut beaucoup d’influence non seulement en Palestine lors de son vivant, mais aussi beaucoup plus loin des dizaines d’années plus tard (voir Actes 18:25; 19:1-4).  Beaucoup de gens pensaient qu’il était le Messie, ce qu’il  réfutait clairement (v.20) En fait, par son enseignement et le baptême, il déclarait être l’un de ceux qui préparaient le chemin du Messie (v. 22-28).

      Pendant la période inter testamentaire (plusieurs siècles séparent la fin de l’écriture de l’ancien testament et l’écriture du nouveau testament) les Juifs avaient commencé à baptiser les « Gentils » (non juifs) qui souhaitaient se convertir au Judaïsme. C’était un moyen symbolique de leur enseigner leur besoin d’être purifié de leurs péchés avant d’être qualifiés pour faire partie de la famille de Dieu. Ils avaient raison. Le problème c’était que beaucoup de Juifs pensaient qu’ils étaient automatiquement inclus dans la famille de Dieu parce qu’ ils étaient les descendants d’Abraham. Ils croyaient, par exemple, qu’Abraham était présent devant les portes de l’enfer pour être sûr qu’aucun Juif n’y entre par erreur, et les ramener au ciel le cas échéant. [1]

      Jean le Baptiste rejetait cette croyance. Et c’est ce qui fait que son ministère fût si important. Selon Jean le baptiste, la bonne nouvelle était que le Messie était sur le point d’arriver. La mauvaise nouvelle était que le peuple Juif n’était pas qualifié pour recevoir quoi que ce soit de lui à cause de ses péchés. C’est pour cela qu’il insistait pour que les Juifs eux-mêmes soient baptisés, en reconnaissant qu’ils n’étaient pas plus qualifiés que les Gentils pour appartenir à la famille de Dieu et qu’ils avaient besoin du pardon de Dieu comme n’importe qui.  En adoptant cette attitude d’humilité et en se faisant baptiser (ce qui montre publiquement leur attitude) ils étaient désormais près pour le Messie.

      Lire les versets 29-34.

      V. 19-34: ces versets racontent ce qui s’est passé après le baptême et la tentation de Jésus dans le désert. En tant que dernier prophète de l’Ancien Testament, Jean reçut deux grands privilèges de la part de Dieu:

      Il eut le privilège « d’oindre » le Messie. Dans l’Ancien Testament, Dieu choisissait les rois en envoyant un prophète pour les oindre avec de l’huile (ex: Samuel avec Saul et David). D’ailleurs en hébreu, le mot « Messie » veut dire « celui qui est oint »  — Le roi choisi par Dieu.  En tant que dernier prophète de l’Ancien Testament, Jean Baptiste oint le roi « ultime » en le baptisant. Dieu ne lui avait pas dit qui serait le Messie, juste qu’il serait l’un des gens qu’il baptiserait et sur qui il verrait descendre l’Esprit de Dieu (donc un évènement surnaturel)

      Il déclara que Jésus « accomplirait » le système sacrificiel de l’Ancien Testament. Le but de ce système avait été d’enseigner que nous sommes pécheurs, que la sanction (salaire) du péché est la mort. Mais aussi que Dieu, par grâce, donnerait un jour un substitut parfait pour mourir à notre place. Le but des sacrifices d’animaux, c’était de préfigurer ce que Jésus viendrait accomplir. C’est pour cela que Jean le baptiste appelle Jésus « l’agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde » (v.29). Et c’est pour cela que Jésus avait insisté pour qu’il soit baptisé par Jean, même s’il était sans péché. De cette manière, il se présentait lui-même comme Celui qui était venu pour s’identifier et porter les péchés du peuple de Dieu.

      Donc, le ministère de Jean le Baptiste démontre la continuité parfaite qui existe entre l’Ancien et le Nouveau Testament. Il fait en quelque sorte le pont entre la période de promesses (A.T) et la période d’accomplissement de celles-ci (N.T). Ayant désormais accompli sa mission, Jean le baptiste passe maintenant le relais à Jésus et  presse ses « supporters » à suivre Jésus.

      Dans les derniers versets du chapitre 1, nous voyons que l’influence du ministère de Jésus commence à s’étendre. Jean (l’auteur) nous raconte comment 5 hommes ( dont lui-même)  finirent par croire que Jésus est le Messie. Un an après les faits relatés, Jésus les choisit pour être ses disciples/ apôtres. Bien que ce passage nous parle d’événements uniques, il nous aide aussi à comprendre comment Jésus influence les gens. Chacun de ces principes permet également de corriger des mauvaises conceptions sur le Christianisme.

      Jésus nous invite à une « enquête » personnelle

      Lire les versets 35-40.  Ces deux hommes (André et Jean, l’auteur) suivaient Jean le Baptiste. Jean le Baptiste était persuadé que Jésus était le Messie (v.  29,34 « titres messianiques »).  Mais les deux hommes n’étaient pas si sûrs. Ils essayèrent de suivre Jésus « à distance ». Quand Jésus leur demande ce qu’ils veulent de lui, ils l’appellent ‘Rabbi‘ (au lieu d’utiliser un des titres Messianiques que Jean avait mentionné) et ils lui demandent en gros s’il peuvent parler avec lui.

      Jésus ne répond pas: »Quoi? Vous m’appelez comment?  Vous n’avez pas entendu comment Jean Baptiste m’a appelé?  Je pensais que vous étiez des gens spirituels. Je ne vous en dirai pas plus tant que vous ne m’appellerez pas le Messie! » Pas du tout! Au contraire, il les invite à  enquêter sur lui. Il les invite pour la soirée et répond à leurs nombreuses questions (quelles qu’elles soient). Grâce à leur enquête, ils devinrent personnellement convaincus que Jésus était  le Messie. (lire le verset 41)

      Beaucoup de gens croient que le christianisme exige une foi-aveugle, un engagement instantané à Christ sans aucune preuve

      Mais Jésus veut des gens qui le suivent parce qu’ils sont convaincus qu’il est la vérité.Il sait qu’une foi solide a besoin de preuves et qu’il faut du temps pour les rassembler—donc il encourage une recherche personnelle. Jean n’oublia jamais cette particularité de sa rencontre initiale avec Jésus. La manière avec laquelle Jésus répondit à sa demande de preuve, influença Jean à écrire son évangile pour les autres qui ont à leur tour besoin d’enquêter (Jean 20, 31). L’église primitive avait à coeur ce principe. (lire et expliquer Actes 17:2-4).

      Nous comprenons que décider de recevoir Christ, comme toute autre décision importante est un processus. C’est pourquoi nous vous encourageons à aller à une étude biblique comme celle-ci, où vous pourrez commencer à comprendre les déclarations de Christ et les preuves qui les accompagnent, ou encore à lire des livres sur le sujet. C’est pourquoi nous vous invitons à poser des questions après l’étude (publiquement ou à part).  C’est aussi pourquoi nous vous encourageons à questionner vos amis chrétiens sur la différence que Christ a amené dans leur vie.

      Il faut enquêter avec une bonne attitude. En Jean. 7:17, Jésus donne à des gens en recherche une promesse conditionnelle: « Si quelqu’un veut faire la volonté de Dieu , il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon chef « . On s’attendrait plutôt à ce qu’il dise l’inverse  » Si quelqu’un  découvre que mon enseignement vient de Dieu, il voudra faire la volonté de dieu » Donne moi assez de preuve, et  ça me donnera envie de suivre Christ« .

      Mais Jésus dit que ça ne marche pas comme ça. La bonne attitude est d’être d’accord à l’avance pour faire la volonté de Dieu. Cela veut dire pouvoir dire  » Si je vois assez de preuves qu’il y a une réelle possibilité pour que cela soit vrai, je serai prêt à demander à Christ de venir dans ma vie« . Pourquoi ne pas commencer votre recherche maintenant en priant dans ce sens? Vous pouvez faire cela en toute intégrité intellectuelle même si vous êtes agnostique ou athée.

      Pour beaucoup de personnes qui sont en recherche, le problème ce n’est pas un manque de preuve. Pour eux, le problème n’est pas de croire en Jésus, mais de croire que Jésus croit en eux. L’incident suivant avec Simon, nous permet de parler de cela:

      Jésus nous accepte TEL que nous sommes et  focalise son attention sur ce que nous pouvons devenir

      Lire les versets 41,42.

      Au v. 42, Jésus n’est pas en train de donner un surnom à Simon (« pierre » ou « le pierreux »)  parce qu’il est comme une pierre! Il y a deux choses dans ce verset qui montrent que quelque chose de plus profond est en jeu.

      Le terme traduit par « ayant regardé » est en fait en grec une forme intensive du verbe regarder (emblepo). Il veut dire « regarder dans » « regarder fixement » ou   »examiner ». En fait , Jésus est en train d’observer et de jauger le cœur et le caractère de Simon.

      Et qu’a-t-il vu?  Que Simon portait bien son nom. Ses parents l’avaient probablement appelé ainsi pour rappeler  » Siméon », l’un des 12 fils de Jacob. Celui-ci était connu pour son tempérament impétueux et colérique. (Genèse 49:5-7). Le comportement de Simon plus loin dans les évangiles confirme que c’est aussi le cas de Pierre ( EXEMPLES)!

      Donc, Jésus regarde le coeur de Simon et lui dit « Tu portes bien ton nom! » Imaginez un peu ce que Simon a pu ressentir à ce moment-là. Il avait faim spirituellement, il voulait connaître Dieu—mais il était aussi un  pitre  instable… Or, Jésus ne lui a pas dit ‘ Reviens quand tu seras un peu plus stable—ça va pas tel que tu es maintenant!  Au lieu de ça il lui dit ‘ Oui tu es Simon, mais tu seras appelé le rocher, le roc ». Il voit ses péchés et ses faiblesses, et lui fait savoir ce qu’il voit. Mais ce n’est pas tout. Il voit aussi ce que Simon peut devenir par la puissance de Dieu, s’il suit Christ. Simon fut profondément touché à ce moment là, et Jésus tint sa promesse. Bien que Pierre ai toujours gardé son côté charnel (voir Galates 2), lorsqu’il se soumettait au contrôle de l’Esprit de Dieu, il était pour l’église primitive un responsable solide et stable.

      De nos jours Jésus gagne les gens de cette manière. Il vous connaît complètement vous qui êtes assis ici aujourd’hui. Il connaît tous vos péchés, les faiblesses de votre personnalité, même celles dont vous n’êtes pas encore conscient! Si vous le suivez, il vous les montrera   selon ce que vous pouvez supporter… et parfois ce sera embarrassant ou douloureux!  Mais il vous acceptera toujours tel que vous êtes, et il aura toujours cette vision de ce que vous pouvez devenir par la puissance de Dieu.. Le problème avec lui ne sera jamais que vous êtes trop perturbé ou instable… La question sera plutôt si oui ou non vous êtes prêts à coopérer avec sa puissance transformatrice…  Le message du Christianisme n’est pas  » Reprends toi en main avant de venir à Christ » mais plutôt ‘ Viens à Christ tel que tu es et il changera ta vie‘.

      Nous allons maintenant voir une troisième idée fausse – non pas sur Jésus, mais en ce qui concerne amener les autres à Christ

      Partagez ce que vous savez avec ceux que vous connaissez

      La plupart des chrétiens croient que deux ingrédients sont nécessaires pour être efficace et amener des autres à Christ.

      – Premièrement, on croit que il faut être assez agressif socialement pour pouvoir être à l’aise pour parler avec des gens qu’on ne connaît pas.

      - Deuxièmement, qu’on doit en savoir beaucoup sur la bible de tel sorte qu’on puisse répondre à n’importe quelle question qu’on nous poserait.

      Ces deux choses sont des grandes qualités, mais puisque la plupart d’entre nous (moi inclus) ne les possédons pas, on en conclut que Dieu ne peut pas nous utiliser pour toucher d’autres pour Christ…

      Mais regardez un peu comme les gens viennent à Christ dans ce passage: cela contredit ces deux « règles » qu’on s’imagine.

      André amène son frère Pierre (v. 41).  Lire v. 43 et 44.  Jésus appelle Philippe, mais il semble clair qu’André et Pierre l’ont présenté auparavant à Jésus (v.44, v41 « celui-ci rencontra d’abord son frère« )Lire  v. 45,46.  Philippe amène Nathanaël. Quelqu’un rencontre Jésus, est changé par lui, ensuite il fait la chose la plus naturelle au monde—il invite ses amis, les membres de sa famille à le rencontrer aussi. Si vous aviez accusé André de « prosélytisme » il vous aurait regardé en pensant que vous êtes fous!  Que pourrait-il y avoir de plus naturel que d’inviter  les gens qu’on aime à connaître la Personne qui a changé notre vie? (EX: On partage bien un bon dvd avec des amis)

      Philippe n’était pas un érudit en ce qui concerne la bible. Nathanaël, le reprend en lui disant que le Messie ne peut pas venir de Nazareth (voir Michée 5,2). Philippe lui répond simplement ‘ Je ne sais pas grand chose à ce sujet—mais viens et voit par toi-même ! Il ne se sentait pas obligé de convaincre Nathanaël de croire. Il l’invitait juste à rencontrer Jésus, et il était sûr que Jésus saurait prendre le relais. C’est exactement ce qui se produisit…

      Ils furent efficaces parce qu’il avaient partagé ce qu’ils savaient avec ceux qu’ils connaissaient..

      Ce n’est pas la seule façon de toucher les autres et de les amener à Christ. Il y a des gens qui sont touchés parce qu’ils vont quelque part et entendent le message d’amour de Dieu ( livre, radio, internet…). Certains chrétiens ont le don de parler à des inconnus, et de les amener à Christ. Néanmoins ce dont nous avons parlé est la façon la plus courante: La majorité des chrétiens sont venus à Christ grâce à un ami proche ou un membre de leur famille.

      Certains d’entre nous ont besoin de partager Christ avec des amis non chrétiens.

      Ceux d’entre vous qui sont de nouveaux chrétiens sont dans la position idéale pour amener leurs amis, et les membres de leur famille à Christ.  Peut-être vous sentez-vous incompétents pour faire cela parce que vous ne connaissez pas bien la Bible. Oui, il faut  que vous appreniez à mieux connaître la Bible, mais en attendant prenez exemple sur Philippe. Dites à vos amis  » Je sais pas grand-chose à ce sujet—mais venez et voyez par vous –même ». Dites leur combien Christ a changé votre vie, ce que vous êtes en train d’apprendre. Invitez-les à une étude biblique où ils pourront entendre la Parole et rencontrer vos nouveaux amis chrétiens.

      Pour certains d’entre-nous c’est différent.

      Nous n’avons plus d’amis proches qui ne sont pas chrétiens (ou qui sont ouverts) donc il faut créer de nouvelles amitiés. Il n’y a rien de plus naturel que d’apprendre à connaître les gens qui habitent dans votre quartier, qui sont à votre l’école ou à votre travail et de  nouer avec eux des relations marquées par un intérêt et un amour authentique. Vous pourrez partager avec eux votre implication avec Christ et leur donnerez l’occasion de le connaître.

      Note de bas de page

      [1] BARCLAY, William, The Gospel of Matthew, vol. 1. Philadelphie, Westminster Press, 1958, p. 39.

      Traduit avec autorisation par coffeebean24. Auteur: Gary DeLashmutt. Source: http://www.xenos.org

      Jean, tasse 1 (prologue: 1,1-18)

      •novembre 6, 2009 • Laisser un commentaire

      Voili voilou, première étude d’une série sur l’évangile de Jean…  Cette première est un peu « intense » et forte en caféine :) A la semaine prochaine pour la suite du chapitre 1. Dans les prochaines études, on étudiera un chapitre par post…

      Un grand merci à Gary DeLashmutt pour la qualité et la profondeur de ses études de Jean qui m’ont beaucoup apprises et que je traduis pour vous.

      ps: j’ai « uploadé » dans myshared des documents qui pourraient resservir (voir « l’index des documents téléchargeables »). J’essayerai d’en ajouter d’autres au fur et à mesure.

      coffeebean


      Introduction

      Aujourd’hui, nous commençons notre étude sur  l’évangile de Jean. Avant d’aller plus loin, il est nécessaire que nous connaissions un peu l’arrière plan de ce livre.

      Auteur et date:

      Ce livre a été écrit par Jean, le fils de Zébédée, un des disciples de Jésus, probablement entre 80 et 100 ap. J.-C. Bien qu’il ne se nomme pas lui-même, des indices internes (par élimination des autres disciples proches de Jésu) et externes (Polycarpe; Irénée, Papias) confirment l’identité de l’auteur.

      Destinataires d’origines:

      Jean écrit à des non juifs. Ceci est clair parce qu’il explique les coutumes ou les termes juifs. Après la chute de Jérusalem en 70 ap. J.-C,  Jean  alla a Ephèse et travailla principalement parmi les « Gentils » (non Juifs). Les Gentils de l’époque de Jean étaient  intéressés par les choses spirituelles mais étaient « relativistes » (ça ne vous semble pas familier?)

      But:

      Lire Jean 20:31. Il s’agit d’un récit évangélique de la vie de Jésus. Jean a sélectionné son matériel pour donner des preuves que Jésus est l’unique Messie et le fils de Dieu; afin que l’on croit en lui et ait une vie spirituelle par lui. C’est pour cela qu’il est recommandé aux gens « en recherche » de lire Jean, plutôt que de commencer par la Genèse ou Matthieu etc.

      Simplicité et profondeur:

      L’évangile de Jean est le livre du nouveau testament qui a le vocabulaire grec le plus simple et réduit. Il utilise environ 400 mots grecs. (C’est pourquoi ceux qui étudient le Grec, commencent généralement par étudier Jean). Néanmoins, malgré cette simplicité, ce livre cache une grande profondeur. On dit souvent que ce livre est « assez  peu profond pour que les bébés y barbotent, mais assez profond pour que des éléphants s’y noient. »

      Relation aux autres évangiles:

      Écrit plus tardivement que les autres évangiles, Jean a choisi volontairement un matériel que ceux-ci n’incluaient pas (pour combler des « trous » et poursuivre son but ‘évangélique‘). Alors que les  évangiles synoptiques commencent par un récit historique de la vie de Jésus et élaborent peu à peu une conclusion sur celui-ci, Jean commence son évangile par un résumé de ses conclusions sur Jésus. Et c’est ensuite qu’il donne  des exemples historiques issus de la vie de Jésus pour appuyer ses conclusions. Ce résumé qui ouvre l’évangile de Jean est appelé « le prologue ».


      Le Logos est la Réalité Ultime (verset 1-3)

      Lire les versets 1-3. Jean nous présente quelque chose qu’il appelle « ‘la Parole‘. En grec, il s’agit du terme ‘logos‘. Jean écrit à des Grecs, il utilise donc leur propre terme philosophique comme point de départ pour son message.

      En étudiant l’ordre dans l’univers et la capacité humaine à raisonner, les Grec  avaient déduit qu’il devait y avoir une sorte de ‘raison‘ universelle (appelée « logos ») qui sous tend la réalité et qui donne un sens à l’univers. Ils appelaient parfois le logos ‘la rationalité cosmique » (ou réalité ultime).

      Le problème était qu’ils n’étaient pas plus avancés. « Ce logos était-il personnel ou impersonnel? Eternel ou temporel? Quelle est sa relation avec le monde matériel? Est-il intéressé ou pas par les humains?… Les avis divergeaient quand à la nature de ce logos.

      Jean répond  aux questions des Grecs par une série d’affirmations explosives, en utilisant leur  terme pour désigner la ‘réalité ultime ».

      Le logos est éternel (v. 1a). « Au commencement était le  logos. » Le logos est La cause qui n’a pas de cause, la réalité  au delà de laquelle il est impossible d’aller.

      Le logos est le créateur de l’univers (v. 3). L’univers n’est pas éternel (position des NATURALISTES) ni « divin‘ (ANIMISME & PANTHÉISME). Il « vint à existence‘par la parole du logos (Genèse 1 > CONFIRMATION DU BIG-BANG).

      Le logos est une personne. Le logos est appelé « il » (v.2) ou « lui » (v.3).

      Le logos est divin, ou Dieu (v. 1c). Le texte grec insiste sur ce point.

      Le logos est personnellement distinct de Dieu (v. 1b,2). Il est à la fois Dieu, et également ‘face à face avec Dieu« . C’est l’un des nombreux passages ( de l’ancien et du nouveau testament) qui révèlent que Dieu, bien qu’il ait une essence unique, existe en plus d’une personne. Les chrétiens appellent cela la « trinité.

      Dans ce texte nous rencontrons deux de ces trois personnes: Dieu, le Père  et aussi le « Fils » (appelé le « logos »). Ceci a l’air très abstrait, mais cela résout le problème suivant: Comment Dieu peut-il être à la fois personnel et totalement autonome? Comment Dieu peut-il être personnel sans avoir besoin de créer d’autres personnes avec qui entrer en relation? Mais si Dieu avait eu besoin de créer d’autres personnes Dieu n’est donc pas vraiment indépendant de sa création?

      La réponse biblique à cette question est la trinité: Dieu a toujours existé en tant que « communauté de personnes qui se sont toujours aimées. Un trillion d’année avant que quoi que ce soit ou quiconque n’existe, Dieu était déjà là depuis toujours. Mais il  n’a jamais été seul parce qu’il était en relation avec les autres personnes de la trinité (lire Jean 17:24).

      Le logos, est bien sûr, Jésus (v. 14a). La personne historique qu’était Jésus de Nazareth, née à Jérusalem autours de l’an 4 av. J.C et morte autours de 33 ap. J.-C, est en fait Dieu: le Dieu infini,  éternel,  personnel, créateur de tout l’univers! Il avait lui-même créé les matériaux desquels son berceau/ auge a été faite. Il a créé les anges qui ont annoncé sa naissance, les moutons dont les bergers s’occupaient, et l’étoile qui avait guidé les mages.


      Jésus est le sauveur de l’humanité (v. 4,5,14-18)

      Mais Jean ne s’arrête pas là. Jésus n’est pas seulement la réponse à une question philosophique abstraite concernant « la réalité ultime ». Il est également le sauveur de l’humanité (lire v4 et 5)

      Lorsque Jean déclare, « en lui est la vie » il utilise un terme grec précis qui désigne un type de vie particulier.  Il n’utilise pas le terme bios (vie physique) ou psuche (la conscience humaine). Il utilise zoe, qui veut dire la vie spirituelle qui vient de Dieu.  C’est le même mot que Jésus utilise en Jean10:10b (lire). Il s’agit d’une certaine qualité de vie: une union personnelle et une relation avec Dieu (lire Jean 17:3).

      v.4  » En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. » Cette vie spirituelle est ce qui donne un sens  et une direction à la vie humaine. Contrairement aux animaux, nous avons été créés pour connaître Dieu personnellement, pour être en relation avec lui et expérimenter sa direction pour notre vie.

      v.5″ La lumière luit dans les ténèbres. » Le ‘hic‘ c’est que nous ne possédons pas cette lumière/vie. Nous avons la vie physique et la lumière, nous avons une grande intelligence et des ressources mais nous vivons dans les ténèbres et sommes morts spirituellement. Si l’histoire humaine (et le J.T de 20h)  nous apprend quelque chose, c’est bien que les hommes sont perdus. Ils passent à côté du but de leur existence, ils titubent dans le noir en se blessant eux-mêmes et les autres par la même occasion. Mais Jésus est venu dans ces ténèbres pour permettre que la lumière et la vie de Dieu soient accessibles…

      Qu’est-ce que cela donnerait d’avoir cette lumière/vie? Jean en parle aux versets 14 et 18

      (lire). Dieu est devenu un être humain (v.14) afin que les gens puissent avoir cela. Jean résume son expérience personnelle avec Jésus en disant qu’il était plein de  » grâce et de vérité ».

      Jésus était rempli de vérité

      Le mot ‘vérité‘ veut dire « réalité », ce que les choses sont vraiment. En apprenant à connaître Jésus, les disciples apprirent qui Dieu était vraiment, car Dieu le leur révélait directement (v. 18, lire aussi Jean 14,9). C’est ce que nous découvrirons à notre tour, au fur et à mesure de cette étude de l’évangile de Jean. Mais aussi: en même temps qu’ils apprenaient à connaître Jésus, celui-ci révélait inévitablement les gens pour ce qu’ils étaient vraiment. Quand Jésus dénonçait les simulacres et l’hypocrisie des responsables religieux Juifs, ses disciples étaient contents. Mais il avait aussi une façon assez énervante de regarder dans les plus profonds recoins de leur cœur et de révéler leur faiblesse, leur péché et leur folie…


      Mais il était aussi rempli de grâce.

      La « grâce » dans le sens du texte, veut dire une faveur ou un don qu’on ne mérite pas et qui vient de Dieu. C’est-à-dire que Dieu est venu en Christ pour régler lui-même le problème de notre péché afin que nous puissions avoir le don gratuit de son amour, sa compassion et le pouvoir de transformer notre vie. Le même Jésus qui connaissait et révélait leur immoralité était également une source inépuisable de grâce. (v.16). Qu’ils se plantaient royalement, qu’ils réalisaient à quel point ils étaient pécheurs ou bêtes, Jésus mettait toujours autant de grâce à leur disposition. Ce n’est pas étonnant qu’ils ne furent plus jamais les mêmes.

      Comme cela devait sembler bien différent de la religion de l’Ancien Testament dans laquelle les disciples avaient grandis (v.17) ! La ‘loi », aussi grande soit-elle, n’était qu’un faible reflet de Jésus. Prenons la LUNE en exemple, elle doit sa lumière au SOLEIL, une fois que le soleil se lève, la lune s’efface.

      La loi de Dieu (Torah) avait donné aux juifs un aperçu de son caractère moral et une préfiguration de sa compassion. Mais Jésus leur en révéla bien plus plus (tout ce qu’ils étaien capable de comprendre du caractère de Dieu)  et leur permis d’avoir acces à la compassion de Dieu et son pouvoir transformateur.

      Où peut-on avoir cette vie ou lumière spirituelle?

      Pas auprès de Bouddha, Mohammed ou quelconque autre avatar, seulement par Jésus.

      A une culture relativiste comme la nôtre, Jean ne cesse de rappeler que Jésus est la seule source:   » En elle (seule) était la vie. . . » (vs 4)   » Cette lumière était la véritable lumière, qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme.  » (vs 9). C’est seulement en Jésus que le  » le logos a été fait chair » (v. 14). Seulement Jésus est  » le Fils unique,  » (v. 18).

      Jésus le déclare lui-même en Jean 14:6 « Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi« .  Il n’y a pas de place pour la vision pourtant populaire, que Jésus était un maître spirituel parmi d’autres, une voie vers Dieu parmi d’autres. Il est soit Dieu incarné et le seul ‘fournisseur‘ de vie spirituelle: ou alors il est un menteur, un imposteur, un arnaqueur.


      Quelle est votre réponse? (v. 9-13)

      Jésus est qui il est, peu importe la manière dont nous répondons à ses déclarations. Mais cela ne rend pas votre réponse futile. En fait votre réponse est LA décision la plus importante que vous puissiez prendre – parce que Dieu a décidé d’en faire la base: selon notre décision nous recevrons de lui ou pas.

      Lisez les versets 9-11. Quelle ironie tragique! Dieu est venu rendre visite à des créatures qui ont été créées pour le connaître, et la plupart ne l’ont même pas reconnu! Il rendit visite au peuple qu’il avait choisi, et accompli des centaines de prophéties, mais ils ne l’ont pas reçu lui! Pourquoi? Ce n’était pas par manque de preuve (comme nous le verrons)  mais à cause d’un refus de s’humilier et d’admettre leur besoin de sa lumière dans leur vie…

      Mais tout le monde n’a pas réagi de cette manière. Voir v. 12,13. Certains réagirent différemment, et Jésus leur donna le droit de faire partie de la famille de Dieu (un autre synonyme pour ‘lumière‘, ‘vie‘, ‘grâce » et « vérité »). Et nous pouvons aussi en faire partie (rappel de Jean 20,31) Mais il n’y a qu’un seul moyen d’avoir cela—en recevant personnellement Jésus. Pour être sûr que l’on comprenne bien ça, Jean nous décrit les choses qui ne sont pas suffisantes:

      le « sang »—c’est-à-dire l’arrière plan familial ou ethnique. Le fait d’être juif (le people choisi de Dieu) n’a pas empêché la plupart de rejeter Jésus, et le fait d’être non juifs n’a pas empêché de nombreux « Gentils » de le recevoir. C’est la même chose pour vous: peu importe combien de personnes de votre famille sont chrétiennes—il faut que vous receviez Christ. Et peu importe si personne n’est chrétien dans votre famille: vous pouvez quand même recevoir Christ.

      « la volonté de la chair »—ou plutôt vos réussites morales. Être mieux moralement que la plupart des gens ne vous qualifie pas pour être membre de la famille de Dieu—vous devez recevoir Christ. Et être pire que la plupart des gens ne vous disqualifie pas pour devenir enfant de Dieu—vous pouvez quand même le devenir en recevant Christ.

      « la volonté de l’homme »—c’est-à-dire les conclusions d’autres personnes sur Jésus. Vous devez prendre votre propre décision. Par exemple: le fait que votre époux croit en Jésus ne fait pas de vous un Chrétien—vous devez toujours recevoir Christ. Si votre époux ne croit pas, cela ne veux pas dire que vous ne puissiez pas devenir chrétien.—vous pouvez quand même recevoir Christ.

      Certains d’entre nous n’ont jamais reçu Christ. Je voudrais vous inviter à revenir pour en apprendre plus sur ce Jésus et décider si oui ou non vous voulez le recevoir. Certains d’entre vous sont peut être déjà prêts…

      Traduit par coffeebean24, avec autorisation. Auteur: Gary DeLashmutt. Source: www.xenos.org

      Expresso 2: concentré de Nouveau Testament

      •novembre 4, 2009 • Un commentaire

      Deuxième partie d’une étude intitulée à l’époque « le Nouveau Testament pour les nuls ». Dans les prochains posts je voudrai proposer « une série » pour étudier un évangile (c’est-à dire un livre ou décret parlant d’une bonne nouvelle) du Nouveau Testament…


      Introduction

      Dans notre dernier post nous avions étudié l’Ancien Testament, on avait vu qu’il racontait l’histoire d’un peuple, le peuple Juif. Que c’était un peuple qui avait été choisi non pas parce qu’il était « beau » et « gentil » mais pour révéler Dieu et par lui réaliser la promesse de la venue d’un sauveur pour restaurer une relation entre lui et les hommes. Et l’ancien testament est le déroulement progressif de ce plan au travers de l’histoire de ce peuple.

      Nous faisons un bond dans le temps et nous nous retrouvons quelques années avant J.C qui sert de cadre à ce qui va suivre


      Contexte et Contenu du Nouveau Testament


      La situation à l’époque de Jésus Christ.

      Les Juifs attendaient bien un sauveur, d’autant que leur situation à l’époque n’était pas top:

      - Ils étaient un territoire occupé par les romains

      - Leur temple avait été profané deux fois ce qui avait amené plusieurs rebellions contre le pouvoir établi

      Ils pensaient que la fin du monde était proche et attendaient le messie pour venir les délivrer des romains,  le  Cambridge History of Judaism parle d’une augmentation de ces « attentes messianiques  » face à l’occupation à partir de -4 et surtout 6 ap. J.C ( HORBURY et al.  The Cambridge History of Judaism, Cambridge University Press, 1984, Tome 3, p152)

      Structure du Nouveau Testament

       » En gros », le Nouveau Testament est divisé en deux. D’un côté quatre « évangiles » (on reviendra sur ce terme) qui racontent la vie et la mort de Jésus Christ, puis il y a le livre des Actes qui fait un peu la transition avec le reste puisqu’il raconte le début de l’expansion du message. Enfin  le reste est composé de diverses lettres écrites à des églises (ou individus) pour traiter de divers problèmes, répondre à des questions etc.

      Les premiers écrits du Nouveau testament furent vraisemblablement rédigés à partir de la moitié du premier siècle, soit seulement quelques années après la mort du Christ.


      Ce que le Nouveau Testament nous apprend

      Si vous étiez « là » pour l’étude précédente, vous verrez que le Nouveau Testament ne fait que confirmer le message amorcé dans l’ancien testament: il y a un problème fondamental entre l’homme et Dieu, l’homme suite à la chute suspecte Dieu et nait en rebellion contre lui, mais Dieu souhaite faire le premier pas et a amorcé un plan pour restaurer  une relation. Ce plan en fait, c’est une personne.

      Voilà le message central, qui unit la Bible. L’ancien testament et le nouveau testament parlent en fait de la même chose: Jésus Christ. L’ancien testament l’annonce progressivement, et le nouveau testament raconte la venue de cette personne et des conséquences. En fait, ce qui démarque la Bible d’un autre livre, est qu’elle a « prédit » ce qui allait arriver.  C’est ce dont les théologiens parlent quand ils utilisent le terme « d’auto-authentification ». Pour eux, Dieu a anticipé nos besoins de vérifier que la Bible est bien la « Parole de Dieu » en donnant un certain nombre de preuves et surtout par la « révélation progressive »: terme barbare pour dire que l’ancien testament révèle de manière de plus en plus précise qui sera le « sauveur » (cf. post précédent). Ce sont les apôtres qui ont les premiers compris cela : que Jésus était l’accomplissement des « écritures ». Voyons un passage pour nous éclairer

      (Luc 24,44-48)Puis il leur dit: C’est là ce que je vous disais lorsque j’étais encore avec vous, qu’il fallait que s’accomplît tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les psaumes. Alors il leur ouvrit l’esprit, afin qu’ils comprissent les Ecritures. Et il leur dit: Ainsi il est écrit que le Christ souffrirait, et qu’il ressusciterait des morts le troisième jour, et que la repentance et le pardon des péchés seraient prêchés en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. Vous êtes témoins de ces choses. »

      Ce passage fait bien la transition entre notre étude sur l’ancien testament et celle d’aujourd’hui. Nous avions vu que Dieu a donné à l’avance des informations sur l’identité, la géographie, la mission du futur Messie… nous allons voir que ces informations sont réalisées par la personne de Jésus Christ.


      Concentré du message du Nouveau Testament:

      Jésus est l’accomplissement des promesses de l’ancien testament, par exemple par

    • Son « hérédité » (Genèse 12, 1-3; Genèse 49, 8-10; 1 Chroniques 17, 11-14 par exemple. cela est « répété en Matthieu 1).
    • Sa méthode d’exécution ( Psaume 22, 1-18)
    • Le rejet dont il a été victime: La réponse des Juifs était prévue ( Esaïe 53)
    • Sa géographie ( Michée 5,2)
    • La mission principale de Jésus … était … de mourir (Esaie 53, 3-6)  A  la croix Jésus a d’ailleurs déclaré: » tout est accompli »


      Tout est accompli?

      Mourir? Mais pourquoi?

      Avant d’être une bonne nouvelle, le message de la Bible est une mauvaise nouvelle. Elle nous annonce qu’on nait et est séparé de Dieu, qu’on  a une nature profondément égoïste et qu’on ne peut atteindre le degrès d’exigeance que Dieu a. La conséquence de cela, c’est qu’on est « condamné à mort » (Romains 6, 23). Ca c’est une sacré mauvaise nouvelle.

      Mais le message de la Bible, et ce qui en fait la bonne nouvelle, est qu’il y a une solution à ce problème.  Le chemin à suivre pour être accepté par Dieu n’est pas de promettre d’être serviable ou d’accomplir des rites… c’est d’accepter le don qu’il offre. C’est là que Jésus Christ entre en scène. Il fallait qu’il meurre pour prendre notre place, pour être notre substitut. Sa mort nous donne droit à une relation avec Dieu si nous lui demandons, ce n’est pas basé sur nous, nos actes; mais sur ce qu’il a déjà fait pour nous. Nous avons droit à un accès direct à Dieu. (voir Hébreu 10 pour l’explication de Paul sur le sacrifice de Jésus)


      Implications

      La Bible dit que notre problème majeur est qu’on est des êtres « brisés ». On vit notre vie pour nous, c’est « moi » moi » « moi » « j’y ai bien droit » . Dieu nous a donné un mirroir pour nous regarder et nous rendre compte de notre état et nous amener à Christ (c’est le « job » de la loi cf. Galates 3, 23-29). La bible nous apprend que si on croit qu’on va pouvoir réussir d’une manière ou d’une autre à se rendre acceptable, on est à côté de la plaque. voir schéma

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      Pourtant la Bible montre que Dieu nous aime, malgré tout et a décidé d’intervenir personnellement pour régler le problème. L’ancien testament nous apprend qu’un substitut est nécessaire. Dans le nouveau testament Dieu nous le donne, c’est lui-même qui s’est sacrifié… Il n’y a donc plus rien qui nous empêche de démarrer une relation avec lui

      cross

      Où en êtes-vous par rapport à cette déclaration de la Bible? Selon la Bible notre plus gros problème ce n’est pas notre « pécher » (pour utiliser un terme barbare) parce que ce problème est réglé mais qu’on vit en déni. Déni que nous sommes des êtres qui ont besoin du « remède » qu’Il a prévu. La loi de l’ancien testament ( 10 commandements etc.) nous révèle cela.

      Si vous êtes chrétiens,  où en êtes-vous aussi? Avez-vous compris que vous serez toujours acceptés par Dieu, non pas si vous êtes « gentils », mais parce que Jésus est mort? Quelle est l’image que vous donnez à vos amis: quelqu’un qui essaie d’être religieux ou quelqu’un qui a accepté le don de Jésus sachant qu’il ne le méritera jamais? Et enfin pourquoi vivez vous maintenant? Nous avons une mission clairement définie par Jésus

    • Par sa vie, il a montré l’importance d’être là pour les autres et les aider (« servir » cf. Jean 13, 12-14)
    • En Matthieu 28, 19-20. Il explique clairement que notre but est d’être là pour toucher notre entourage en partageant cette bonne nouvelle, pour que d’autres à leur tour en profitent.
    • A bientôt pour une prochaine étude…

      Le Sablier: pour expliquer l’unité de la Bible

      •novembre 3, 2009 • Laisser un commentaire

      hourglass

      Un moyen sympa de comprendre et d’expliquer l’unité de la Bible est d’utiliser l’image du sablier. Cela permet de comprendre la notion de révélation progressive.

      Voir les posts  » concentré d’ancien testament » (ici) et « concentré de nouveau testament » (ici) pour comprendre le fil conducteur de toute la Bible et voir les différents passages qui décrivent de plus en plus précisément l’identité du Messie (ou « l’oint » en hébreu).

      Il est possible ensuite d’utiliser ce schéma (voir les explications en dessous) et le remplir au fur et à mesure des passages suivants (1- Genèse 3:15, 2- Gen. 12:1-3, 3-Gen. 49:8-10, 4- 1 Chroniques 17:11-14)

      hourglassshc

      REPONSE:

      hourglassshc

      Pourquoi avoir utilisé l’image du sablier: cela s’agrandit après, non?

      Ce qui me parait intéressant c’est qu’elle explique bien le plan de Dieu: par une personne toucher l’humanité entière. D’ailleurs Jésus lui-même nous demande de propager la bonne nouvelle (Matthieu 28, 19-20)

      Donc on pourrait rajouter ceci dans notre illustration

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      Pour en savoir plus sur l’unité de la bible voir mes deux posts « expresso 1 et 2: concentré d’ancien et de nouveau testament ». Si vous voulez quelque chose d’encore plus approfondi, j’ai traduit pour vous un très bon cours sur la question, vous pouvez le trouver en format word dans la boite « my shared » de la colonne de droite ( « coursintro1.doc »)

      Merci à mes amis de xenos.org pour cette illustration que je leur ai chipée :)