Après une grosse pause due à un « overbookage » complet (lol) , nous revoilà pour la suite des études de Jean… j’espère pouvoir être plus régulière.
Bonne lecture et à la semaine prochaine!
Celui qui donne la vie
Introduction
Nous trouvons ici le troisième des septs signes que présente l’évangile de Jean. Souvenez-vous qu’un signe est un miracle que Jésus a accompli et qui nous apprend quelque chose sur Jésus et ce qu’il apporte à toute l’humanité. Souvent, Jésus accompagne les signes d’un enseignement de sorte que personne ne passe à côté de la signification du miracle.C’est également le cas ici, et l’explication de ce signe dont nous allons parler est claire : Jésus est celui qui donne la vie.
Le Signe (v. 1-9a)
Lire v. 1-4. Les versets 3b et 4 n’ont pas été écrits par Jean et ne font donc pas parti du texte biblique. Ils sont ou devraient être mis entre crochets parce qu’ils ne sont pas présents dans les manuscrits les plus anciens. Lorsque des versets supplémentaires apparaissent dans des manuscrits plus tardifs, cela n’est généralement pas considéré comme authentique. Il s’agit dans notre cas d’un ajout explicatif qui fut inséré plus tard dans le texte. Cette note explique ce que les gens de l’époque croyaient à propos de cette piscine, mais le texte biblique ne le confirme pas. Il s’agissait probablement d’une superstition locale, comme celle de Fatima ou de Lourdes que l’on peut trouver de nos jours.
Le Problème:
Lorsque Dieu regarde la race humaine, que voit-il ? Il voit ce que nous voyons au verset 3 ! Des personnes malades, impuissantes et qui mettent leurs espoirs dans des remèdes bidon.
On n’aime pas voir les choses sous cet angle. On se dit : « J’ai quelques problèmes mais quand même ça va, je m’en sors ! Je ne suis pas fort au niveau relationnel, et alors ? Je n’ai pas de but et de direction pour ma vie, et alors ? Nous sommes tellement habitués à notre condition que ça ne nous parait pas si grave
Mais Dieu nous dit qu’ont est « perdus », « sans espoir » (Ephésiens 2,12) ; il dit qu’on est des « pécheurs » et des « ennemis ( Romains 5, 6,8,10). Nous sommes tellement éloignés de lui que jamais on ne le chercherait si lui n’était pas venu nous chercher en premier. Nous sommes des personnes brisées, endommagés dans tous les domaines (physiquement, psychologiquement, émotionnellement, intellectuellement, etc.) parce que nous sommes éloignés de lui. C’est ça la vraie condition humaine!
La Question:
Lire le v.5. Cet homme est particulièrement impuissant. Au verset 6b, Jésus lui pose une question qui semble être une question bête. Mais la réponse de l’homme en révèle toute la sagesse. Ce qui parait bizarre, c’est que l’homme ne répond pas à sa question, mais il se plaint de ses voisins et de l’injustice du système. (lire le v.7 !) Il est tellement abattu qu’il a abandonné tout espoir de s’en sortir et attend juste la mort.
Je crois que pas mal d’entre nous sont dans le même cas. Christ nous dit : « Veux-tu aller bien? » Mais nous, nous sommes focalisés sur nos circonstances difficiles, sur le fait que les autres ne nous traitent pas comme ils le devraient, ou qu’ils sont mieux lotis que nous… Il y a un plaisir un peu pervers et une certaine sécurité à faire la victime. (C’est un peu le raisonnement suivant : « C’est peut être une flaque de boue mais au moins j’ai l’habitude de ça ! ») Certains préfèreraient se plaindre plutôt que de permettre à Jésus Christ d’agir pour que l’on aille mieux.
Par amour Jésus l’interrompt et lui donne un ordre qui contient une promesse implicite (v.8) Comme avec l’officier royal en 4,50a, il demande à cet homme de répondre à sa Parole en faisant un pas de foi.
Le Résultat :
Cette guérison était incontestable, instantanée et complète. La paralysie fut non seulement guérie— mais ses muscles atrophiés furent aussi guéris afin qu’il puisse marcher. C’est une des caractéristiques des miracles effectués par Jésus et tellement différent des soi-disant guérisons de problèmes invisibles dont on peut entendre parler (insomnie, problème de dos) qui sont (au mieux) partiellement guéris ;
C’est également une image du salut. Quand nous acceptons l’idée que nous sommes éloignés de Dieu, impuissants à nous sauver nous-mêmes, et quand nous acceptons de mettre notre confiance dans la promesse que Jésus nous réconcilie avec Dieu, nous sommes instantanément et complètement restaurés. C’est ce que Jésus dira un peu plus loin dans le chapitre, mais tout d’abord il nous faut parler de la controverse…
La Controverse (v. 9b-16)
Lire le v. 9b . . . Oh oh… C’était le jour du Sabbat. Lire le verset 10 ( la police du Sabbat >> Sirène >> Veuillez ralentir et vous mettre sur le bas côté !) Pourquoi est-ce un problème ?
La loi de l’Ancien Testament prescrivait le respect du Sabbat afin de se remémorer de l’oeuvre de Dieu (la création) et de donner un congés aux hommes et aux animaux. Le Sabbat avait également pour fonction de rappeler au peuple de faire confiance à Dieu au niveau des besoins matériels selon les promesses de l’alliance (temps des moissons)
Mais à cette époque, le Sabbat était devenu un quelque sorte la marque de fabrique de la piété juive. Les Juifs religieux avaient fait une véritable obsession de savoir ce que « travailler » voulait dire exactement. Dans le Talmud, il y a 39 sortes de travaux interdits le jour du Sabbat. Cette discussion se déroule sur 24 chapitres et va dans de tels détails qu’ Alfred Edeisheim a déclaré ; «qu’on ne pourrait imaginer qu’un intellect sain puisse les avoir » [2]
Pour donner un exemple: ils n’avaient le droit de prendre une chaise et la déplacer où ils voulaient, mais ils n’avaient pas le droit de la tirer parce que cela pourrait faire une trace dans le sol, et ainsi « labourer le sol ». Vous pouviez cracher sur des cailloux, mais cracher sur la terre faisait débat: cela pourrait être considéré comme labourer. Les femmes n’avaient pas le droit de se regarder dans le miroir le jour du Sabbat parce qu’elles pourraient remarquer un cheveu blanc et l’arracher… car il est interdit de « récolter » en ce jour. Réparer une sandale cassée un jour de Sabbat était une des autres questions qui faisait débat. Vous n’aviez pas le droit de faire ou de défaire un nœud. Vous pouviez « tremper » un radis dans du sel, mais pas trop longtemps. Les gens ne pouvaient pas monter aux arbres, monter à cheval, nager, frapper des mains ou danser le jour du Sabbat.
Vous n’aviez pas le droit de porter quoi que ce soit de plus lourd qu’une figue séchée. Si un homme jetait un objet de sa main droite et l’attrapait avec sa main gauche, c’était porter quelque chose. Mais s’il rattrapait l’objet dans sa bouche et le mangeait, ce n’était pas considéré comme le porter car l’objet n’existait plus, il venait d’être mangé. Et bien entendu, les lois du Sabbat empêchaient quiconque d’aider les gens malades à moins que leur maladie les mette en danger de mort. [3]
En résumé: Jésus et cet homme étaient donc complètement coupables d’avoir brisé le jour du Sabbat ! Lire le v. 11. Est-ce que les hommes disaient “ Quoi? Il t’a guéri après toutes ces années: Loué sois Dieu! Et qui est cet homme ? Il se peut qu’il soit le Messie, parce que les prophètes ont prédit qu’il permettrait aux boiteux de sautiller comme des biches (Esaïe 35, 6) Noooooon ! Pas du tout. Lire le v.12. Comme nous allons bientôt le voir, la seule et unique raison pour laquelle ils voulaient connaître qui Jésus était, c’était pour l’accuser d’avoir brisé le Sabbat!
Lire les vs. 13-15. Jésus veut probablement dire que sa condition spirituelle est plus importante que son ancienne maladie, et l’appelle à croire en lui pour qu’il n’aille pas en enfer. La réponse de l’homme est un témoignage sur Jésus plutôt qu’une denonciation….
Lire le v. 16. C’est une mauvaise utilisation religieuse de la moralité. Et ce n’est pas seulement un problème « juif ». C’est ça la religion telle qu’on la trouve sous différentes forme sur terre encore de nos jours!
Le christianisme met en avant la loi de Dieu : qui a un contenu moral réel (Haine, avidité, manque d’amour…) Quand on se focalise sur cette loi, elle nous rend conscient de notre vrai culpabilité morale et nous réalisons ainsi notre besoin de pardon par Jésus Christ. La religion, elle, se focalise sur des règles extérieures, commandées par des hommes (ex : respecter les limitations de vitesse, ne pas dire des gros mots, ne pas regarder des films X…) En agissant ainsi, nous nous trompons nous –même car nous pensons que nous sommes des gens biens (justes). Agir ainsi nous empêche d’admettre notre vrai échec moral et de venir à Dieu avec honnêteté et humilité.
Par conséquent la religion est l’ennemie de la foi biblique. La religion appelle Dieu « diable » ( Matthieu 12). La religion a cloué Jésus sur la croix. La religion a tué le Dieu qu’elle prétendait aimer.
Ce n’est donc pas étonnant que Jésus haïssait la religion. Ce n’est pas étonnant qu’il réservait ses mots les plus durs pour ces gars-là ( Matthieu 23 : malédictions) ! Jésus confrontait les « pécheurs » mais pas de la même manière (agressivité) parce qu’ils savaient qu’ils avaient un problème avec Dieu. Mais ces hommes religieux se trompaient eux-mêmes, ils croyaient qu’ils étaient justes >> Expliquer les PHARISIENS & PUBLICAINS.
Les déclarations (v. 17-29)
Jésus savait que c’était le Sabbat et il guérit cet homme exprès ce jour-là pour provoquer cette controverse ! La controverse entre Jésus et les hommes concernait la question de l’autorité. Si Jésus rejetait leur autorité à interpréter la loi du Sabbat, à quelle autorité supérieure se référrait-il ? Sa réponse (lire) affirme qu’il a une autorité divine—parce qu’il est Dieu !
V. 17,18: Les rabbins acceptaient l’idée que Dieu puisse “travailler” le jour du Sabbat. Jésus déclare qu’il a une relation unique avec le Père, et partage sa nature—et il ne reprends pas leurs conclusions ! « Vous parlez à Dieu en ce moment, donc changez d’attitude ! »
V. 19,20: Jésus declare avoir un degrés unique d’intimité personnelle et qu’il est en harmonie avec le Père. Ainsi, la guérison qu’il vient d’effectuer a l’approbation du Père, malgré leur censure.
V. 21: Il declare être celui qui donne la vie tout comme le Père (1 Samuel 2, 6; Jean. 1,4). Il n’est pas sous leur autorité ; il a l’autorité de donner la vie à qui il veut.
V. 22: Il dit avoir l’autorité de juger –qui appartient exclusivement à Dieu (Deutéronome 1, 17).
V. 23: Ainsi, il declare qu’il mérite le même honneur que le Père.
Quand nous réalisons que Jésus a fait ces déclarations à des personnes profondément monothéistes, il parait indéniable qu’il déclare être le seul vrai Dieu.
On ne peut donc pas dire que Jésus était un autre bon enseignant qui parlait de Dieu—parce qu’il prétendait être Dieu. On ne peut pas dire non plus qu’il était un maître spirituel parmi d’autre qui déclarait que nous sommes tous Dieu—ce n’était pas du tout ce qu’il disait. Soit il faut le rejeter parce que c’est un menteur ou un fou—ou alors le reconnaître comme votre Seigneur et votre Dieu. Quelle sera votre conclusion ???
Ce que ces déclarations mettent en avant, c’est que Jésus donne la vie – à la fois maintenant et dans l’avenir. Lire les versets 24-29.
L’homme allongé au bord de la piscine était mourant—mais Jésus lui donna la vie. Tout comme cet homme, nous sommes mourant. C’est juste une question de temps. Jésus nous offre la vie, de nous rendre vivant pour Dieu dès maintenant, et de nous épargner le jugement et nous offrir la vie éternelle plus tard.
Billy Graham déclara ceci aux funérailles du Président Nixon: “Cette mort devrait vous faire penser à votre proper mort… à ce qui sera important: pas ce que les autres pensent de vous—mais ce que Dieu pense de vous—son jugement, son verdict. » Peut-être que vous pensez: “Je ne crois pas au jugement final » Eh bien, Jésus dit qu’il y aura un jugement final… que vous le croyiez ou non ! Ce qu’on croit, ce n’est pas ce qui créé la réalité… ces croyances doivent s’alligner avec la réalité qui est révélée par la Parole de Dieu !
Qu’est-ce qui détermine si vous serez jugé ou non ? Que vous respectiez le Sabbat ? Que vous respectiez des règles religieuses ? Non… croire en Jésus (v. 24) Le “bon” du v.29 fait reference à croire en Jésus comme Messie de Dieu et Sauveur. Le ‘mal » se réfère au refus de croire en lui.
Jésus ne fait pas simplement ces déclarations sans nous donner aucune preuve de leur véracité. La fois prochaine, nous verrons les différentes sortes de preuvres qu’il nous donne—des preuves suffisantes pour que nous puissions prendre la décision de lui faire confiance. Etes-vous prêts à écouter ces preuves ?
Notes de bas de page.
[1] Philip W. Comfort and Wendell C. Hawley, Opening the Gospel of John (Wheaton: Tyndale House, 1994), pp. 90,91.
[2] Alfred Edersheim, The Life and Tines of Jesus the Messiah (Grand Rapids: Eerdmans Publishing Co., 1977), Book II, p. 778.
[3] Alfred Edersheim, The Life and Tines of Jesus the Messiah, Book II, pp. 778-787
Traduit avec autorisation par coffeebean24
Source: www.xenos.org















